Général Borel, Enquête parlementaire, t. III, p
Gamo, portèrent leurs efforts de ce côté. En même temps qu'ils attaquaient le centre à Origny, ils lançaient sur Tavers de fortes colonnes; ils échouèrent; les Français se maintinrent à Tavers et réoccupèrent Origny, qu'ils avaient un instant perdu. Le 10 décembre, les tentatives furent principalement dirigées sur le centre et la gauche français. On se battit toute la journée sur un front de 12 kilomètres. Le soir venu, les Allemands étaient une fois de plus repoussés.
Après quatre jours de combat, la 2' armée de la Loire conservait donc ses positions; l'ennemi, pour l'en chasser, cherchait à la tourner. Maître du passage de la Loire à Orléans, il avait fait descendre des troupes sur la rive gauche qui, entrées par surprise dans le parc de Chambord, étaient ensuite apparues en face de Blois. Le pont de Blois avait été rompu et après un commencement de bombardement l'ennemi s'était retiré sans pouvoir passer; mais il se maintenait sur la rive gauche et il réussirait peut-être à traverser le fleuve. La 2" armée de la Loire se trouvait donc fort exposée. Le prince Frédéric-Charles envoyait au duc de Mecklembourg des renforts, avec lesquels il pouvait enfm se promettre de la rompre; si les troupes descendues vers Blois parvenaient en même temps à franchir le fleuve et à la prendre à revers, elle subirait un immense désastre. Le général Chanzy demandait au général Bourbaki de parer au péril sur la rive gauche, en repoussant l'ennemi de Blois. Le général Bourbaki répoffdait qu'il allait se mettre en marche, mais que son armée était désorganisée, et qu'il n'arriverait point devant Blois avant six jours ^ Le général Chanzy, ne pouvant attendre aussi longtemps, se retire sur le Loir, à Vendôme.
La gauche de l'armée, pendant cette retraite, continuerait à être protégée par la forêt de Marchenoir; le danger serait sur la droite, alors qu'on abandonnerait la Loire