Générai Uhrich ^ Documents relatifs au siège, p
tn HISTOIRE DE FRANCE DE 1870 A 1873.
blessures^; plus de six cents maisons étaient détruites ou inhabitables; 25000 nécessiteux allaient se partager rauiuùne des comités formés, dans le monde entier, pour secourir les Strasbourgeois. Les ruines de la ville devinrent un but d'excursions et la joie des touristes allemands tut uu surcroît d'injure à la population vaincue^.
Le prince Frédéric-Charles commandant l'armée allemande laissée autour de Metz, s'abstenait de toute attaque, se bornant au blocus, pour obtenir la reddition de l'armée du Rhin. Le 4 septembre, le maréchal Bazaine était informé, à Metz, par des blessés échangés, de la bataille et de la capitulation de Sedan. Le 10 et le 11, il apprenait, par un officier aussi échangé et les rapports des avant-postes, la révolution du 4 septembre et l'avènement du gouvernement de la Défense nationale.
Le 12 septembre, il communique aux chefs de corps d'armée et aux généraux de division les nouvelles reçues ; le 16, par un ordre du jour, il instruit l'armée de la catastrophe de Sedan, de la révolution de Paris, donne les noms des membres du nouveau gouvernement et termine en disant :
« Généraux, officiers et soldats de l'armée du Rhin,
€ Nos obligations militaires envers la patrie en danger restent les mêmes. Continuons donc à la servir avec dévouement et la même énergie, en défendant son territoire et l'ordre social contre les mauvaises passions. Je suis convaincu que votre moral, ainsi que vous eu avez déjà donné tant de preuves, restera à la hauteur de toutes les circonstances et que vojas ajouterez de nouveaux titres à la reconnaissance et à l'admiration de la France. >
Quoique d'abord le maréchal Bazaine eût paru reconnaître le gouvernement républicain, après réflexion