Rapport du général dd Rivière» p
de restaurer TEmpire et de conclure la paix par rentremise de rimpératrice. Il lui avait adressé à Hastings plusieurs mémoires et s'était ensuite présenté chez elle; malgré ses instances, il n'avait point été reçu. Ainsi éconduit, il déclarait qu'il irait voir l'Empereur à Wilhelmshœhe et il obtenait enfin que le prince impérial signât son nom au dos de deux vues photographiques, qu'il lui avait fait remettre ; au bas d'une troisième, le prince écrivait pour son père : « Mon cher papa, je vous envoie ces vues d'Hastings ; j'espère qu'elles vous plairout. Louis Napoléon*. » Muni de ces photographies, Régnier allait demander en France à M. de Bismarck l'autorisation de se rendre à Wilhelmshœhe. Il arrivait à Ferrières le jour même où M. Jules Favre s'y trouvait. Régnier était absolument inconnu. Il ne montrait comme lettres de créance que les photographies avec le nom du prince impérial et ne se recommandait que par son ton d'importance ; mais M. de Bismarck dut supposer que, pour des ouvertures particulièrenient'délicates,ori n'avait pas voulu se compromettre à Hastings par la remise de pouvoirs en règle. 11 l'accueille donc comme un envoyé de l'Impératrice ou de ses conseillers et cause avec lui des moyens de restaurer l'Empire. Après échange de vues, ils reconnaissent ensemble que le maréchal Bazaine et son armée constituent la seule force sur laquelle l'Impératrice puisse s'appuyer, pour rétablir la régence et conclure la paix. Régnier offre d'aller immédiatement à Metz^. Le 23 septembre, il arrivait avec un parlementaire, aux avant-postes, devant Metz, et obtenait tout de suite audience du maréchal Bazaine, au quartier général du Ban-Saint-Martin.
Régnier présente au maréchal ces mêmes photographies qui lui ont déjà servi à Ferrières; se dit envoyé de l'Impératrice, autorisé par M. de Bismarck, et aussitôt le maréchal lie conversation, parle de son état précaire, fixe