‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 109 sur 178 · Ibid,, p · texte numérisé non relu

Ibid,, p

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298 BlSTOiRE DE FRANCE DE 1870 A 1873.

l'époqae, le 18 octobre *, où il manquera de firres, et se déclare prêt à neutraliser l'armée du Rhin ; elle se tiendrait sur on point du territoire à désigner, aux ordres de l'Impératrice convoquant les anciennes Chambres pour rétablir l'Empire ; la forteresse de Metz, exceptée du traité, resterait maîtresse d'elle-même. Régnier montre ensuite une des photographies, sur laquelle le prince impérial a signé son nom, et prie le maréchal d'écrire le sien audessous, ce qu'il fait volontiers. Régnier retourne, le soir^ coucher au quartier général du prince Frédéric-Charles. Des télégrammes de H. de Bismarck sont arrivés, autorisant la sortie de Metz, qu'il a demandée, d'un général français. Il revient le lendemain au Ban-Saint-Hartin et, dans cette seconde entrevue, pour permettre à l'Impératrice de négocier, en s'assurant l'adhésion de l'armée, il propose au maréchal Bazaine d'envoyer à Hastings un de ses généraux, le maréchal Canrobert ou le général Bourbaki. Le maréchal Canrobert décline la mission, le général Bourbaki l'accepte, sur Tordre écrit du maréchal Bazaine. On profile du rapatriement de médecins luxembourgeois renfermés dans Metz, pour faire partir le général Bourbaki incognito, habillé en bourgeois. Il se rend à Hastings par la Belgique, tandis que Régnier retourne auprès de M. de Bismarck, à Ferrières.

L'Impératrice fut très surprise de la visite du général Bourbaki; elle lui dit n'avoir jamais chargé le sieur Régnier d'une mission, l'avoir au contraire éconduit. Le général exposa la situation précaire de l'armée du Rhin. L'Impératrice prit la part la plus vive à son sort, mais elle refusa de s'entremettre, dans la peur de nuire à la défense nationale*. Le général Bourbaki, n'ayant obtenu aucun fruit de sa démarche, voulut rentrer à Metz; l'ennemi Ten empêcha. Il vint alors à Tours et mit son épée au service de la Délégation.

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