Marchai, Le drame de MetZy p
3. Général de Ladmirault, Enquête parlementaire , t. IV, p. 290.
-i. H. Chanloup, Le blocus de Met%, p. 23 — La vérité sur Metit p. 58.
à M. de Bismarck que l'armée dans Metz demandait à sortir librement avec les honneurs de la guerre. M. de Bismarck répondit que la question militaire lui était étrangère; qu'il pouvait cependant déclarer qu'au seul point de vue militaire, l'armée du Rhin devait s'attendre à subir le traitement de l'armée de Châlons à Sedan. Mais, dans son domaine, il y a les considérations politiques, et il les aborda tout de suite. Il prétendit qu'il ne voulait pas traiter avec le gouvernement de la Défense nationale, tandis qu'il s'entendrait volontiers avec l'Impératrice, si l'armée lui témoignait son attachement. 11 reprenait donc la combinaison imaginée une première fois avec Régnier. Au Conseil de guerre du 10 octobre, le maréchal Bazaine avait promis de demander à l'ennemi l'élection d'une Assemblée qui représentât la France; dans les instructions qu'il a personnellement rédigées, il omet ce point et le général Boyer ne fait, à Versailles, aucune ouverture dans ce sens. Il approuve au contraire d'emblée le projet de H. de Bismarck ^ Celui-ci devait, avant de conclure, obtenir l'agrément du roi Guillaume, il mit donc fin à l'entretien sans prendre de décision. Le lendemain, il dit au général Boyer que le roi et son Conseil adhéraient à ses vues, et, se résumant : c Ainsi donc, obtenez de l'Impératrice de signer les préliminaires d'un traité de paix, obtenez de l'armée qu'elle manifeste sa ferme intention de suivre l'Impératrice et, dans ces conditions, elle pourra se retirer avec les honneurs de la guerre, emmenant ses drapeaux et ses canons. La place de Metz restera en dehors de toute convention^. i» Le général Boyer revint à Metz le 17 octobre. Le projet qu'il rapportait, analogue à celui que Régnier avait déjà introduit, fut immédiatement approuvé par le maréchal Bazaine. Le Conseil de guerre, composé des mêmes membres que celui du 10 octobre, plus du vieux général Changarnier qui suivait l'armée comme volontaire, reçut