‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 122 sur 178 · Guerre franco -aile mande, 2* partie, p · texte numérisé non relu

Guerre franco -aile mande, 2* partie, p

») BISTOIRE M nU5CE DE 1«70 A 1873.

le maréchal Bazaine a pn être acmsé de ne tenir qu'à ses bagafes, poar se conserrer son ai^enterie et sa solde pendant le blocos de lletz*.

Le 29 octobre, les soldats de Tarmée dn Rhin se mirent en marche désarmés. Les officiers araient tooIu les accompa^er jusqu'aux arant-postes, on des sons-officiers prussiens deraient les receroir prisonniers. Les adieux furent déchirants. Tous ces hommes pleuraient leur gloire passée et la chute et le déshonneur de leur pays qu'ils croyaient laisser, d'après ce qn'on leur arait dit, absolnment perdu, se livrant Ini-méme à l'étranger.

La prise de Strasboni^ et de Metz, en rendant aux Allemands la disponibilité de grandes forces, leur permettait de grossir leurs troupes en campagne et de réduire les forteresses françaises de second rang. Son système de défense était vieux, aussi la France conservait-eiie, sur sa frontière, les villes entourées d'une simple enceinte bastionnée. A leur faiblesse naturelle s'ajoutaient un armement défectueux et des garnisons de recrues. L'ennemi, pour les réduire, n'avait donc qu'à les bombarder, sans recourir à la méthode lente des sièges en règle. Exposées aux coups d'une artillerie à longue portée que les canons de leurs remparts ne pouvaient contre-battre, elles se rendaient forcément pour éviter la destruction. C'est ainsi que Toul, Soissons, Schélestadt, Verdun, Neufbrisach, Rocroi, Phalsbourg, Montmédy, la Fera, Thionville, Mézières, Longwy capitulaient successivement. Quelquesunes de ces villes, dans les conditions où elles étaient appelées à se défendre, avaient cependant déployé une réelle valeur. Toul, avec une faible garnison de gardes mobiles, après avoir repoussé une première attaque par surprise, le 16 août, s'était ensuite maintenue jusqu'au 23 septembre. Verdun et Hontmédy, ayant résisté à un

1. Lettre du colonel d'Andlau à V Indépendance belge. Plaidoirie complèle de M* Lachaud^ p. 29. — MeU, campagne» et négociations, p. 391. — Procès Bazaine. Uéquisitoire du général Pourcet, p. 309.

premier bombardement, ne se rendaient qu'à un second. Mézières, lorsqu'elle capitula, était en partie réduite en cendres. Phalsbourg subit un blocus de quatre mois, des bombardements répétés ruinèrent le tiers de la ville, sans que la garnison consentît à sortir librement. Les vivres épuisés, le commandant Taillant brisa ses fusils, détruisit son artillerie, puis ouvrit les portes et prévint l'ennemi qu'il se rendait à discrétion. Les Allemands surent reconnaître la belle conduite de la garnison, ils laissèrent aux officiers leurs épées et leurs bagages, aux soldats leurs sacs et les autorisèrent tous à choisir les villes d'Allemagne où ils voudraient séjourner comme prisonniers^

De toutes les places investies, BitcheetBelfort résistèrent seules avec succès et se trouvèrent encore fermées à la fin des hostilités. La petite forteresse de Bitche, sur une hauteur, dans les Vosges, avait été attaquée dès le 7 août. Des bombardements répétés étant demeurés sans résultat, l'ennemi se contentait de maintenir en vue un corps d'observation*. Bitche, bien fournie de vivres que le 5' corps y avait laissés, ne fut évacuée, par sa garnison qui sortit avec armes et bagages, que le 27 mars 1871, sur Tordre du gouvernement français.

Belfort avec son château et ses forts de la Miotte et de la Justice se dresse sur un rocher, dans la plaine de la Savoureuse. A l'époque où Vauban l'érigeail, cet ensemble était des plus importants, mais depuis le tir allongé de l'artillerie le rendait insuffisant et on devait l'accroître de forts détachés. Lorsque la guerre éclata, un seul des ouvrages additionnels, celui des Barres, était construit. On éleva des fortifications de campagne sur les points choisis pour l'assiette des autres forts: à Bellevue et sur les hauteurs des Hautes et Basses-Perches. Les travaux prirent la plus grande activité sous l'impulsion

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