‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 135 sur 178 · Guerre franco-allemande^ 2* partie, p · texte numérisé non relu

Guerre franco-allemande^ 2* partie, p

2. D' Louis Fleury, Occupation et bataille de VilUers^ p. 167.

routes des équipages du train, des charrettes réquisitionnées en France et de celles des convoyeurs venus d'Allemagne. De la sorte rien ne leur manquait. Dans le rayon même du siège, des boutiques étaient installées par des marchands allemands. En arrière, ils se procuraient, par réquisitions, achats % marchés tenus dans les villes et les bourgs', les denrées que le pays fournit d'ordinaire à l'alimentation de Paris.

Ainsi établis, ils avaient tout disposé pour repousser les sorties des Parisiens. Ils avaient^ transformé les bourgs et les villages en véritables forteresses, crénelé, puis soutenu par des levées de terre, les murailles donnant sur la campagne, surtout celles des parcs et jardins, qui assurent un grand développement de feux. Ils avaient relié leurs positions par des tranchées, fermé les bois par des abatis, placé dans des redoutes les pièces de gros calibre, avec lesquelles ils canonnaient les forts et qui, au cas d'une sortie des assiégés, devaient à de longues distances atteindre leurs rangs et démonter leur artillerie.

Contre un adversaire ainsi préparé, l'armée de Paris devait effectuer les opérations multiples qu'exige l'attaque, combiner la marche des corps et dQ3 colonnes, manœuvrer, se déployer. Elle avait été improvisée avec des hommes sans instruction, les officiers d'élite étaient rares et dans certains corps faisaient totalement défaut. Les vices du mécanisme se révélaient donc, par toutes sortes de manquements et d'à-coups. Les troupes sorties de Paris étaient exposées, à découvert, au feu sûr et précis d'un adversaire retranché. Elles possédaient d'abord la supériorité du nombre; mais l'ennemi l'emportait sur tout le reste, ses soldats aguerris résistaient si bien, qu'ils se maintenaient

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