Général Ducrot, Enquête parlementaire^ t. III, p
les ordres, n'eut lieu pour celles de gauche et du centre qu'à sept heures et demie*. Même la colonne du général Ducrot, en retard, ne put s'engager simultanément avec les autres.
La colonne de gauche, d'un premier élan, pénétra dans Saint-Cloud, enleva les crêtes au-dessus et occupa la redoute de Hontretout, inachevée lors de l'investissement et abandonnée. La colonne du centre s'avança momentanément jusqu'à Garches. Elle prit le château de Buzenval, après avoir franchi le mur du parc qui regarde sur la campagne, vers le Mont-Yalérien, mais se heurta ensuite à un second mur intérieur, du côté de Longboyau et de l'étang de Saint-Cucufa. C'était celte clôture, hors d'atteinte du Mont-Valérien, que les Prussiens avaient choisie comme défense, en la crénelant et l'appuyant d'une banquette en terre*. L'infanterie du centre français fut arrêtée net devant cet obstacle, d'où partait un feu plongeant.
On voulut soutenir l'infanterie par du canon. Les pièces étaient en arrière sur les routes encombrées; lorsqu'elles arrivèren t, on ne put les mettre en position à travers champs. Le dégel, survenu avec une pluie fine et pénétrante, transformait le sol en un véritable bourbier. Pour conlre-battre les grosses pièces de l'ennemi derrière les retranchements, on avait précisément laissé les légers canons de 4, on n'avait emmené que des pièces plus lourdes, de 12 et de ce calibre de 7^, se chargeant par la culasse, fondues pendant le siège, en partie à l'aide de souscriptions publiques, dont les Parisiens attendaient des merveilles. Quoiqu'on doublât les attelages, les chevaux affaiblis par la disette de nourriture ne purent rouler les affûts embourbés.
La garde nationale, depuis qu'on l'employait activement, avait éprouvé de ces faiblesses inévitables au sein des