‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 138 sur 178 · Général Vinoy, Opérations du 13" corps, p · texte numérisé non relu

Général Vinoy, Opérations du 13" corps, p

troupes improvisées *, elle en subit encore le 19 janvier*; néanmoins elle fit en majorité bonne contenance et plusieurs bataillons, commandés par des hommes énergiques, montrèrent une réelle fermeté. Les régiments parisiens de la colonne du centre se maintinrent de longues heures dans le parc de Buzenval sans lâcher prise. Là fut tué le peintre Henri Regnault. Vers une heure de l'après-midi, la colonne du général Ducrot s'engagea à son tour; mais, prise d'écharpe par des batteries placées à Croissy, qu'on ne put éteindre, de face elle se heurta au mur crénelé de Longboyau, qui demeura infranchissable.

Les Prussiens, surpris par l'attaque, n'avaient d*abord eu sur le terrain que de l'infanterie; à partir de dix heures^, ils garnirent d'artillerie les embrasures de leurs ouvrages. Leur tir soigneusement repéré était d'une justesse parfaite. Du côté de Saint-Cloud, les troupes sorties de Paris ne purent mettre leur artillerie en batterie et surtout armer la redoute de Montretout; aussitôt vus, les canons étaient atteints et les attelages tués *. A la tombée de la nuit elles conservaient les crêtes au-dessus de Saint- Cloud et avaient repoussé les retours offensifs de l'ennemi ; mais elles manifestaient des signes de fatigue et d'épuisement, qui donnaient à craindre qu'une nouvelle attaque ne les fît définitivement fléchir ^ Le général Trochu avait suivi l'action du Mont-Valérien; sa droite et son centre n'ayant pu entamer la ligne ennemie, et sa gauche, qui seule avait conquis du terrain, se trouvant définitivement arrêtée, il dut ordonner une retraite générale. Les Prussiens avaient 700 hommes hors de combat; les défenseurs

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