‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 141 sur 178 · Glamageran, Cinq mois à l'Hôtel de Ville, p · texte numérisé non relu

Glamageran, Cinq mois à l'Hôtel de Ville, p

3â8 HISTOIRE DE FRANGE DE 1870 A 1873.

La Commission des subsistances, le 23 janvier, après une supputation minutieuse des ressources, ne découvrait de vivres que pour douze jours au plus ^ Les alentours de Paris étaient épuisés et il faudrait se ravitailler au loin; les chemins de fer étaient rompus près de Paris, puis encore sur les points du territoire, où les armées se combattaient. Il était présumable, dans ces conditions, que l'arrivée des premiers vivres demanderait au moins une semaine. On avait donc atteint la limite de la résistance à opposer, sans courir le risque de faire périr la population de Paris.

Le gouvernement s'était demandé s'il n'y aurait pas lieu, avant de se rendre, de tenter encore un effort. Mais les généraux, qui déjà avaient livré la bataille de Buzenval presque en sacrifice, comme suprême tentative réclamée par l'honneur, se refusaient maintenant à de nouvelles sorties qui, après l'impuissance constatée, n'eussent fait verser qu'un sang inutile. La population, dans sa défiance des vieux généraux, voulait que l'on cherchât de préférence, parmi les officiers subalternes et inconnus, des hommes capables de répéter les exploits des jeunes chefs de la première République. On se décida donc à appeler un certain nombre de généraux de brigade et de colonels à un Conseil de guerre, chez M. Jules Simon, en présence des maires de Paris. Les officiers convoqués furent unanimes à déclarer qu'aucune tentative ne saurait plus réussir^. Après ce verdict, les membres du gouvernement et les maires se résignèrent à reconnaître que les opérations militaires étaient closes.

Il fallait traiter avec l'ennemi. Hais de quelle nature seraient les négociations: militaires? engagées par les chefs de l'armée, ou municipales? restreintes à la ville de Paris et poursuivies par les maires, ou bien politiques? embrassant le pays tout entier et dirigées alors par le gou-

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