Jacquemont, La campagne des iouaves pontificaux, p
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des redoutes, on en a laissé la garde aux derniers renforts survenus, les mobilisés bretons du camp de Conlie. Ils n'ont qu'une instruction rudimentaire et ne se servent que de fusils à percussion*. A peine Tennemi les a-t-il attaqués que, pris de panique, ils fuient en tous sens^. Les généraux ordonnent aux troupes de réserve à Pontlieue de reprendre la Tuilerie; la vue des mobilisés en déroute, la nouvelle que l'ennemi est maître d'une position connue comme très forte, s'ajoutant à la fatigue, au froid et à la faim, produisent un découragement complet; les officiers ne peuvent faire avancer les hommes, qui se couchent dans la neige. Le lendemain matin, tous les efforts pour reprendre l'offensive restaient infructueux, la démoralisation s'étendait au contraire. Les Prussiens, maîtres de la Tuilerie, avaient tourné la 2* armée de la Loire, qui devait battre immédiatement en retraite, sous peine d'être prévenue et coupée au Mans par l'ennemi.
Le 12 janvier, les 16* et IT** corps traversaient la Sarthe au Mans, pour se retirer sur Laval et la ligne de la Mayenne. L'ennemi se montra peu entreprenant, ils n'eurent à soutenir que quelques engagements d'arrièregarde. Le 21" corps, au nord de l'Huisne, se vit plus sérieusement engagé. Attaqué par des forces considérables, autour de Souligné, il tenait tête, sans se laisser entamer. Le 13 janvier, il passait à son tour la Sarthe à Beaumont, au nord du Mans, et rejoignait les autres corps en retraite. L'armée, pour gagner Laval, suivait deux routes parallèles. L'effectif dés 16* et 17** corps était très réduit par la perte des hommes tombés aux mains de l'ennemi et la débandade. Des fuyards s'en allaient jusqu'à Rennes^. On s'arrêta, pour éviter qu'une retraite trop précipitée ne vînt accroître la désorganisation. Le 14 jan-