‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 154 sur 178 · Ricard, Enquête parlementaire, t. V, p · texte numérisé non relu

Ricard, Enquête parlementaire, t. V, p

ses troupes vers Nevers et Montargis, pour attaquer les Prussiens du côté de Cosne^ Le général Ghanzy, au même moment, recommandait de diriger la 1'" armée de la Loire sur Chàtillon-sur-Seine et de l'établir entre la Seine et la Marne ^. Mais M. de Freycinel, «iprès avoir repoussé ces deux projets ayant le voisinage de Paris pour commun objectif, proposait une tout autre opération, qui. était de s'avancer d'abord sur Dijon, puis sur Belfort. On essayerait de faire lever le siège de Belfort et, en cas de succès, de couper les communications des armées enneniies avec l'Allemagne. M. Gambetta se rallia à ce plan, sur les explications que M. de Freycinet lui fit tenir^. Le générai Bourbaki y adhéra de son côté avec empressement, dès qu'il lui fut soumis, car il était bien aise de discontinuer le mouvement sur Montargis, qui lui semblait des plus périlleux et auquel il ne s'était prêté qu'à contre-cœur*.

On décida que, des trois corps qui composaient la 1'^*' armée, deux seulement, les 18* et 20% seraient envoyés dans l'Est. Le 15%, maintenu à Vierzon, déroberait à l'ennemi le départ des deux autres. Les iS^ et 20^ corps durent être transportés vers Dijon par chemin de fer, et l'on attendait de grands résultats de la célérité du trajet. Sur ce point, on fut complètement déçu. Le transport et le débarquement d'une armée sont de^ opérations multiples, qui non seulement exigent un accord préalable entre les généraux, l'intendance et les directeurs de chemins de fer, mais, de leur part à tous, une connaissance acquise des conditions à observer pour la réussite. Or à cette époque on n'avait point étudié en France le transport des armées par chemins de fer. L'état-major se borna donc à faire connaître à la Compagnie de Lyon-Méditerranée le nombre d'hommes et la quantité approximative de matériel à envoyer, sans songer aux mesures nombreuses qu'il eût

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