‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 155 sur 178 · Géoéral Bourbaki, ifrtd., t. III, p · texte numérisé non relu

Géoéral Bourbaki, ifrtd., t. III, p

fallu prendre par avance et aux difficultés d'exécution à prévoir*. Le passage de Bourges à Chalon et à Chagny des 18'' et 20® corps dura huit jours, du 21 décembre au 29. Les Prussiens s'aperçurent alors de l'attaque pendante. Ils évacuèrent Dijon et se replièrent sur Vesoul^. Puisque les retards survenus ne permettaient pas d'agir par surprise, on jugea prudent de soutenir les 18" et 20'' corps par les 15*^ et 24". La Délégation avait demandé à la Compagnie de Lyon-Méditerranée de faire arriver le ib"" corps en trente-six heures, en réalité il fallut douze jours ^.

L'ennemi s'étant retiré en arrière de Dijon, la concentration des corps pour marcher à lui devait s'effectuer maintenant plus au loin, à Dôle, Dampierre et Besançon. Au lieu d'acheminer les troupes déjà débarquées par les voies de terre, on les remit en chemin de fer. Dès lors, l'encombrement des lignes et des gares devint complet. Les convois d'hommes, de vivres et de munitions se confondent et s'enchevêtrent. Des trains stationnent plusieurs jours, en rase campagne. Il faisait 16 degrés de froid, les hommes souffrirent horriblement, des chevaux gelèrent. On avait désigné Clerval, entre Besançon et Montbéliard, comme point avancé, pour débarquer le 15' corps. La station, dans une étroite vallée, se trouva dépourvue de quais, sans voie d'évitement, tout à fait impropre à recevoir de grandes masses d'hommes. Les corps d'armée ne purent donc entamer les opérations que le 5 janvier, quinze jours après le départ de Bourges. L'armée du général Bourbaki, désormais connue sous le nom d'armée de l'Est, se trouva définitivement composée des 18® corps, général Billot; 20°, général Clinchant; 15®, général Martineau; 24% général BressoUes, plus une division séparée sous les ordres du général Cremer, environ 130000 hommes.

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