‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 157 sur 178 · Colonel Leperche, Enquête parlementaire y t. III, p · texte numérisé non relu

Colonel Leperche, Enquête parlementaire y t. III, p

tentative faite pour se maintenir à Besançon n'eût point eu de conséquences, si le général de Werder eût été seul, car on eût toujours pu lui échapper vers le sud. Mais, en continuant à tenir les yeux sur son adversaire d'Héricourt, le général Bourbaki en avait négligé un nouveau, autrement dangereux pour lui, le général de Mauteuffel, qui surgissait à Touest.

Lorsque Télat-major prussien avait vu se dessiner le premier mouvement du général Bourbaki sur Montargis, il avait envoyé de ce côté le IP corps, détaché deTinvestissement de Paris. Après qu'il eut reconnu que la 1*^* armée de la Loire, devenue armée de TEst, s'avançait vers Belfort, il dirigea le IP corps sur Chàtillon-sur-Seîne et Nuits-sur-Ravière, en lui adjoignant le VIP. Ces deux corps, concentrés le 12 janvier, sous le nom d'armée du Sud, aux mains du général de ManteufTel, forment un effectif de 45000 fantassins et 9000 cavaliers, avec 168 canons S Le général de Manteuffel quitte Ghâtillon-sur- Seine le 13 janvier et marche sur Vesoul, pour soutenir le général de Werder et tomber sur la gauche du général Bourbaki.

Il doit passer entre Langres et Dijon. Langres, devenue une forteresse de premier ordre, par l'addition de forts détachés autour de son ancienne citadelle, renfermait une garnison de 15 000 hommes dont 5 à 6000 de bonnes troupes ; son commandant se contenta d'une faible attaque, contre le flanc gauche de l'armée défilant devant lui'. Dijon était un nœud de routes, et le général Garibaldi, qui s'y était rendu d'Autun, après que le général de Werder eut reculé devant l'armée de l'Est, avait l'ordre de s'v fortifier contre un retour de l'ennemi. Lorsque le général de Manteuffel arriva en face de Dijon, la question se posa pour le général Garibaldi, non plus seulement de rester sur la défensive, mais de sortir pour chercher à lui

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