‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 158 sur 178 · Langres, Pendant la guerre de 1870-71, p · texte numérisé non relu

Langres, Pendant la guerre de 1870-71, p

fermer le chemin vers TEst. L'armée des Vosges, placée à Dijon, forte de 12000 hommes environ, n'était qu'un assemblage de corps francs, armés de la façon la plus diverse ^ Les hommes se battaient avec courage, mais la cohésion et la discipline pour agir en ligne, à découvert, leur manquaient. A côté d'eux se trouvaient 17 000 gardes nationaux mobilisés* sous les ordres du général Pélissier, sans instruction et dépourvus d'artillerie. Le général Garibaldi ne croit pas pouvoir tenir tête en rase campagne, avec de telles troupes, aux soldats aguerris de l'ennemi^, il reste donc derrière ses retranchements. Le général de Manteuffel prend alors l'offensive et détache sur Dijon une brigade aux ordres du général Kettler. Pendant trois jours, les 21, 22 et 23 janvier, celui-ci attaqua les positions occupées par l'armée des Vosges et les mobilisés. Il fut définitivement repoussé, laissant même un drapeau sur le champ de bataille, le seul perdu par les Allemands au cours de la guerre. Malgré tout, il était parvenu à neutraliser les forces placées à Dijon, et derrière lui son général en chef poursuivait sa marche.

Cependant le général de Manteuffel a connu la bataille d'Héricourt. Il sait que le général de Werder victorieux peut se passer de renforts. Il change alors d'objectif, renonce au mouvement sur Vesoul, se propose, non plus de tomber sur le flanc de l'armée de l'Est, mais de se porter plus au sud et, en interceptant toutes les routes, de la rejeter en Suisse. Il ne trouva pas plus de résistance entre Dijon et Besançon qu'entre Dijon et Langres. Si le général Garibaldi s'était renfermé dans Dijon, le général Bourbaki avait négligé d'assurer ses derrières, en défendant Gray et Dôle. Il s'est borné à occuper la ligne de la

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