Ibid., p
3, Voy. Garibaldi, Lettre à Fabriz%i, — Bordone, Vannée des Vosges et la Commission d^ enquête, p. 196.
Loue, dans le voisinage immédiat de Besançon au sud^ Le général de Manteuiïel s'avance rapidement, il a dépassé Dôle, son avant-garde touche à la route de Besançon à Lons-le-Saunier. Tous les yeux voient enfin le péril, et. le 24 janvier, le général Bourbaki réunit un Conseil de guerre à Château-Farine, près de Besançon. Deux partis s'offraient : se retirer sur Lyon par Auxonne et les vallées de la Saône et du Doubs, comme M. de Freycinet le recommandait d'une manière pressante, ou bien par Pontarlier et Gex, le long de la frontière suisse. La retraite par Auxonne parut inexécutable au général Bourbaki et à la majorité des chefs de corps. Les vallées de la Saône et du Doubs se trouvaient déjà interceptées ; tenter le passage, c'était se jeter entre les généraux de Werder et de Manteuffel et courir à la destruction^. On décida donc de prendre par Pontarlier. Le général Bourbaki demeurait très affecté par les attaques qui le poursuivaient depuis sa sortie de Metz et sa mission auprès de l'Impératrice; à cette première cause de trouble se joignaient l'insuccès d'Héricourt et la crainte de voir son armée entièrement perdue, il recevait enfin de M. de Freycinet les dépêches les plus acerbes. Le 26 janvier, hors de lui, il se tire un coup de pistolet à la tête, et se trouve dans l'impossibililé de commander. Le général Clinchant, appelé à le remplacer, continue la retraite commencée et atteint Pontarlier le 28 janvier, avec la plus grande partie des troupes. Le lendemain, un télégramme de la Délégation de Bordeaux lui, apprenait qu'un armistice venait d'être signé à Versailles, entre M. Jules Favre et M. de Bismarck.