‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 23 sur 178 · Klaczko, Deux chanceliers, p · texte numérisé non relu

Klaczko, Deux chanceliers, p

HA:>rinKF. Dii FEANCi: DE 1870 A 1873.

'( .Auisalu)u tucthodique et locale, permettant de rassem- 'jt\ Nia -le- champ toutes les troupes en corps d'armée : U.I.' i'j;ale \aloin\ «m voit en France des hommes qui s'enîiC ivû>oul pour rejoindre au loin leurs dépôts et les régilioa.Ls mû, sans attendre leurs réserves, partent isolément [>our h frontière. On n'obtient en première ligne, par ces |uocodè& vicieux, qu'un nombre restreint de corps d'armée y\\xi ub^orbent les cadres et les soldats d'élite; par derrioi'o on en forme d'autres avec des troupes déjà moins bouues; enlitt, quand les revers seront venus, on en improvisera de nouveaux, de toutes pièces, avec les réservistes restés à la traîne. Devant l'ennemi les généraux n'ont pas de plan ^ Ils sont partis dans la persuasion qu'ils devaient vaincre et cela leur suffit.

En somme, l'Allemagne venait de réaliser cette unité politique, objet de ses rêves depuis un siècle, elle se levait pleine de fureur pour la défendre, elle possédait un gouvernement obéi de tous, servi par de grandes intelligences, son armée rapidement mobilisable se maintenait à un haut degré de perfection. La France, sous des apparences brillantes, était tombée dans une grande faiblesse ; les instincts les plus vieux et les passions les moins nobles ont pris l'ascendant depuis vingt ans et fait naître un gouvernement désassocié de la conscience et de l'intelligence nationales; l'armée dont elle dispose a perdu ses aptitudes pour la grande guerre et n'est pas prête.

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