‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 27 sur 178 · Colonel Fay, Journal, p · texte numérisé non relu

Colonel Fay, Journal, p

2. Général de FaiUy, Opérations et marches du 5' corps, p. 17«

repart pour Belfort, en désordre, semant la route de traînards ^

Dans la journée du 7, les troupes qui reviennent de Frœschwiller ont atteint Saverne. Les hommes restés en ordre ou reformés autour du drapeau marchent au milieu de soldats débandés de toutes armes, qui ont perdu sacs, fusils, gibernes et sont sujets à de continuelles paniques-. Quoiqu'une des brigades du 5** corps couvre la retraite, à peine les éclaireurs ennemis sont-ils apparus à Steinbourg que, précipitamment, on franchit les Vosges. On n'essaye même pas de détruire les grands tunnels par lesquels le chemin de fer traverse les Vosges, et qui, restés intacts, laisseront pénétrer les trains envoyés d'Allemagne. Tout le pays s'abandonne à la terreur et au désespoir. Au passage de l'armée débandée les populations éclatent en sanglots. Les habitants de villes entières comme Saverne^, se saisissant de quelques vivres, ceux des villages poussant leurs bestiaux, à l'approche de l'ennemi, s'enfuient dans les bois, sur les montagnes. Parvenues à Neufchâteau, les troupes du 1®' corps, mises en chemin de fer, vont se reformer au camp de Châlons, où elles seront rejointes par celles des 5" et 7*. Ainsi les trois corps d'armée commandés par le maréchal de Mac-Mahon ont cessé de tenir la campagne, ils ont perdu l'Alsace, perdu les Vosges et laissent découvert le flanc droit des corps placés en avant de Metz.

La 1" et la IP armée allemande s'étaient de leur côté avancées vers la frontière de France, qu'elles atteindront près de Sarrebruck. Le 2' corps français, sous les ordres du général Frossard, occupe Spickeren, près de Forbach, en face de Sarrebruck. Le général de Kamecke avec la XIV* division, formant l'avant-garde de la P'' armée,

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