Guerre franco-allemande j p
2. Procès Baiaine. Rapport du général de Rivière, p. 30. — Général Frossard, Rapport, p. 49.
sions entières, une fraction d'une troisième et, pour les diriger, les chefs des trois corps auxquelles elles appartiennent, et enfin le commandant en chef de la T' armée, général de Steinmetz, venu lui-même avec de nouvelles réserves.
L'attaque de front sur Spickeren n'a point eu de résultat décisif, quoique l'ennemi ait gagné du terrain; lorsque la nuit met fin au combat, le 2" corps tient encore le sommet des crêtes. C'est ailleurs que la bataille se décide. Le général Frossard, au lieu de maintenir son aile gauche sur les hauteurs, l'a prolongée dans le vallon, jusqu'à Styring et Forbach. L'intendance a réuni à la gare de Forbach de grands approvisionnements et il n'a pu se résoudre à disposer sa ligne dételle sorte qu'ils tombassent sans coup férir aux mains de l'ennemi. Styring a le désavantage d'être de très près dominé par des bois, dont l'attaque s'est {)révalue. On s'est disputé ce village toute la journée, à la nuit les Prussiens en sont maîtres définitivement. En même temps, Tavant-garde d'une division entière, la XIIP, qui a passé la Sarre à Wehrden à 42 kilomètres au-dessous de Sarrebruck, débordait Forbach. Le général Frossard, ainsi forcé et tourné sur sa gauche, battait en retraite au milieu de la nuit, sans être poursuivi. Il avait 4058 hommes hors de combat, les Prussiens 4871.
Le jour de Spickeren, le 4* corps et la garde impériale, placés trop loin, ne pouvaient secourir le général Frossard : mais le 3" corps avait ses quatre divisions à Saint-Avold, Marienthal, Puttelange et Sarreguemines, dans un rayon de 12 à 20 kilomètres. Toutes eussent pu prendre part au combat, cependant aucune ne vint. Le maréchal Bazaine, leur chef, qui à Saint-Avold dispose d'une division et communique par chemin de fer avec Forbach, ne se rend point sur le terrain ^ Il a reçu le matin l'avis d'attaques possibles* sur plusieurs points*; mais, lorsque la journée
1. Episodes de la guerre^ etc. y par Tex-maréchal Bazaine, p. 30.