‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 30 sur 178 · Maréchal Bazaine, L'armée du Rhin, p. 23 et suivantes · texte numérisé non relu

Maréchal Bazaine, L'armée du Rhin, p. 23 et suivantes

s*avance sans qu'aucune se soit produite, bien que depuis dix heures et demie il reçoive des dépêches du général Frossard, qui Tinforment d'une bataille engagée et deviennent inquiétantes, il persévère à rester à Saint- Avold et abandonne à lui-même le 2' corps, qui depuis la veille lui est cependant subordonné. Il donne tard, sans précision, des ordres de marche à ses divisionnaires. Au général Montaudon à Sarreguemines, à 12 kilomètres de Spickeren, qui, outre sa division, a auprès de lui la brigade Lapasset du 5"" corps et dont le secours pourrait être décisif, il n'envoie d'ordres qu'à trois heures du soir^ Le général Montaudon part ainsi trop tard pour arriver à temps'. Aucun des divisionnaires n'a marché de lui-même au canon ou n'a seulement envoyé voir sur le lieu du combat^. Le général Castagny laisse Puttelange à une heure de l'après-midi, sur l'ordre du maréchal Bazaine. Descendu dans un vallon boisé où il n'entend plus le canon, il revient en arrière*. Le bruit du canon reprenant, il se dirige de nouveau vers Spickeren, où il n'arrivera que la nuit. Le général Metman, parti de Marienthal, stationne en route à Benning et n'atteint Spickeren qu'entre neuf et dix heures du soir, la bataille terminée^. Le général Frossard en retraite s'est d'abord dirigé sur Sarreguemines, il apprend chemin faisant la défaite de Frœschwiller et se rejette alors sur Puttelange. De leur côté les divisions Metman, Castagny, Montaudon, qui n'ont plus trouvé le général Frossard à Spickeren et ont erré toute la nuit sans chefde corps, pour coordonner leurs mouvements, se replient successivement sur Puttelange où, privées de vivres, elles s'entassent avec les troupes du 2* corps.

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