‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 3 sur 178 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

raient insuffisantes, elles n'accordaient qu'une part illusoire au contrôle du pays et de ses représentants, le pouvoir personnel de l'Empereur subsistait; aussi, aux élections générales de 1869, tous les partis hostiles s'étaient-ils coalisés contre les candidats officiels. Le gouvernement ne leur avait maintenu la majorité qu'en forçant la pression administrative; mais les minorités recueillies par l'opposition s'étaient accrues, dans le parti de l'Empire la confiance s'était affaiblie et même des modifications avaient été promises.

Le Corps législatif sorti de ces élections montra, à ses débuts, des tendances inconnues aux législatures antérieures. Un projet d'interpellation qui réunit cent seize signatures, dans les centres gauche et droit, demandait que < le pays fût associé d'une manière plus efficace à la direction de ses affaires, qu'un ministère responsable fût constitué, et que le Corps législatif eût le droit de régler les conditions organiques de ses travaux et de ses communications avec le gouvernement >.

L'empereur Napoléon III cède à l'opinion. Le 8 septembre 1869' il fait voler par le Sénat un sénatusconsulte conforme aux demandes des Cent seize. Son application par un nouveau ministère commence avec l'année 1870, et celle-ci s'ouvre ainsi sur une tentative destinée, selon ses auteurs, à transformer l'Empire issu du coup d'Étal en gouvernement libre et parlementaire.

Page 1