‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 31 sur 178 · Général Frossard, ibid,, p · texte numérisé non relu

Général Frossard, ibid,, p

5. Procès Bazaine. Rapport du général de Rivière, p. 12. — Général Frossard, Rapport, p. 58. — De Meissas, Journal éCun aumônier, p. 52.

Les nouvelles des défaites de Frœschwiller et de Spîckeren reçues, en même temps, le 6 août au soir, au quartier général de l'Empereur à Metz, y portèrent la consternation ^ Les illusions s'évanouissent immédiatement et sans retour. On se sent incapable de défendre la Lorraine. Le lendemain, on se propose de replier l'armée du Rhin sur Châlons, où, grossis par les renforts envoyés de l'intérieur, on cherchera à barrer le chemin de Paris. Mais l'Impératrice régente et le Conseil des ministres à Paris, informés de ce projet, préviennent l'Empereur que l'abandon de Metz et de la Lorraine produirait sur l'esprit public un effet tellement désastreux, qu'ils l'adjurent d'y renoncer^. C'est qu'en même temps que son prestige militaire s'évanouissait, l'Empire croulait. Le parti bonapartiste ne s'inquiète donc plus seulement des nécessités stratégiques, il faut encore qu'il voie ce que le public pensera des résolutions prises. Le 8, l'Empereur et son état-major, ayant ajourné la retraite sur Châlons, cherchent un champ de bataille. Les divers corps repliés vers Metz ont donc pris des positions qui leur permettraient de combattre, d'abord le 8 août sur la Nied allemande, puis le 9 août sur la JNied française. Cependant on se sent encore trop exposé sur la Nied, et, le 14, l'armée, de nouveau repliée, s'appuie au camp retranché de Metz, sur la rive droite de la Moselle. Le 12, elle y reçoit comme renfort le 6* corps amené de Châlons.

L'incapacité de l'Empereur et de son major général, le maréchal Lebœuf, éclatait avec une telle évidence que de toutes parts l'opinion exigeait leur remplacement. Le gouvernement de l'Impératrice-régente et l'Impératrice elle-même intervenaient donc auprès de l'Empereur, d'abord pour obtenir le sacrifice de son major général, puis enfin sa propre retraite. Le 12 août, l'Empereur se

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