Procès Ba*aine, Rapport du général de Rivière/ p
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l'armée du Rhin n'avait donc été en contact qu'avec de la cavalerie, mais l'arrêt sur la Nied et les trois jours perdus en avant de Metz ont permis aux armées allemandes d'arriver. Lorsque l'état-major prussien a vu l'armée du Rhin pelotonnée sous Metz, sur la rive droite de la Moselle, son plan a été : d'abord de lui opposer de front des forces suffisantes pour la contenir, au cas où elle prendrait l'offensive sur la rive droite; puis de diriger rapidement au sud de Metz des masses capables de la tourner, pour lui couper la retraite sur Verdun et Châlons. C'est la I"^ armée maintenue depuis l'entrée en France à la droite prussienne qui stationnera sur la rive droite de la Moselle, pendant que la II' armée, traversant la rivière au sud de Melz, cherchera à devancer l'armée du Rhin sur la rive gauche.
Tous les chefs savaient maintenant, dans les armées allemandes, qu'il était avantageux que l'armée du Rhin perdît le plus de temps possible sur la rive droite de la Moselle; aussi le général de Goltz, commandant une des brigades du VIP corps placée en avant-garde, aussitôt qu'il a bien reconnu que les Français lèvent leur camp et passent la rivière, pour contrarier ce mouvement, prend-il sur lui de provoquer une bataille ^ Il engage sans attendre sa brigade et demande aux corps les plus voisins de le soutenir. Lorsque l'armée du Rhin est ainsi attaquée, à trois heures et demie de l'après-midi, elle n'avait plus sur la rive droite que le 3" corps, la division Grenier du 4® et la garde. L'attaque des Prussiens se produit d'abord sur Colombey, puis elle s'étend, en avant de Borny, depuis le fort de Queuleu jusqu'à celui de Saint-Julien. "Au combat prennent part le 3^ corps, la division Grenier du 4% puis les deux autres divisions de Cissey et de Lorencey, du même corps, qui passaient en ce moment la Moselle et que le général Ladmirault ramène au soutien des troupes engagées. L'armée du Rhin, qui, au début de l'action, était