‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 41 sur 178 · Chevreau, Enquête parlementaire , t. I, p · texte numérisé non relu

Chevreau, Enquête parlementaire , t. I, p

4. Général Trochu, loc, cit. Procès du Figaro. Déposition du général Schmitz^ p. 144^

ministère, s'était empressé de remplacer le maréchal Baraguey d'Hilliers, alors commandant de l'armée de Paris, par an simple divisionnaire, le général Soumain^, et il voyait avec mécontentement élever à côté de lui un nouveau chef militaire important. Les explications que le général Trochu et le ministre échangèrent sur le plan de campagne établirent tout de suite la divergence de leurs vues. Lorsque le général Trochu eut exposé son projet de concentrer toutes les forces nationales sous les murs de Paris, le général de Palikao s'y montra absolument opposé : les troupes disponibles seraient au contraire envoyées à Châlons, pour y former une armée, qui put rejoindre le maréchal Bazaine. Les deux généraux étaient donc en désaccord complet.

L'Empereur, demeuré à Châlons, envoyait le prince Napoléon en Italie. Il devait chercher à obtenir les secours de son beau-père, le roi Victor-Emmanuel '. Le départ du prince achevait de priver l'Empereur des conseillers qu'il avait eus à la conférence du 17, et le laissait seul en présence du maréchal de Hac-Hahon et du gouvernement de l'Impératrice.

Cependant l'armée ne pouvait séjourner à Châlons,près de l'armée du prince de Prusse, dont l'avant-garde avait atteint Yitry-ie-François. Le maréchal de Mac-Hahon, à l'issue de la conférence du 17, avait envoyé une dépêche au maréchal Bazaine, pour lui dire qu'il était mis sous ses ordres et lui demander ses instructions. Il recevait la réponse le 19; le maréchal Bazaine l'informait qu'incapable de le diriger à distance, il le laissait libre d'agir selon son propre jugement^. Le maréchaj de Mac-Mahon mettait donc à exécution la marche projetée de Ghâlons sur Reims et il se place à Reims le 21. Lorsqu'il avait conçu ce mouvement, il s'en était promis un double

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