Général Lebrun, Bazeilles -Sedan, p
Lebrun *. Le général de Wimpffen, en prenant le commandement, n'avait aucune connaissance exacte, soit de la position respective des armées, soit même de la composition et de l'effectif de celle dont il devenait le chef. Arrivé directement d'Algérie, le 30 dans l'après-midi, il n'a pu échanger aucune communication avec le maréchal deMac-Mahon ou les chefs de corps ^. Il n'a même point arrêté de plan de bataille^, mais le combat que le i^*' corps soutient à Bazeilles avec avantage, paraît l'avoir tellement illusionné qu'il fonde sur cet incident l'espoir d'un succès, et, comme les Bavarois se sont avancés vers Bazeilles avec la Meuse à dos, il promet à l'Empereur de les jeter dans la rivière K La résolution du général de Wimpffen étant tout l'opposé de celle du général Ducrot, les troupes qui déjà battaient en retraite firent volte-face vers Bazeilles, et l'armée perdit ainsi sa chance dernière de se réfugier en Belgique.
La bataille s'étend à tout le périmètre occupé par l'armée de Chàlons. Nulle vue d'ensemble, aucun grand effort combiné. Certains corps, l'infanterie de marine, les chasseurs d'Afrique sauvegarderont par leur courage l'honneur français, d'autres s'effondreront écrasés, presque sans pouvoir combattre. Les Allemands ne cessent de gagner du terrain. Vers onze heures et demie ils se sont définitivement emparés de Bazeilles, que l'infanterie de marine a disputé pied à pied; en face du plateau de Givonne,ils ont repoussé lel*"^ corps de la position avancée de Dugny. En même temps le V" et le XP corps ont débouché du défilé de Saint-Menges sur Uly et pris Floing au 7' corps. Les chasseurs d'Afrique, conduits par les généraux Margueritte et de Galliffet, ont fait des charges répétées qui ont un instant maintenu l'ennemi; ensuite