‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 52 sur 178 · Général de Wimpften, Sedan, p · texte numérisé non relu

Général de Wimpften, Sedan, p

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il a opéré une concentration d'artillerie qui a rendu ses progrès irrésistibles. Au nord du plateau de Givonne, le XIP corps et la garde prussienne ont également contourné les positions françaises et sont arrivés sur Illy donner la main au XP corps, venu par l'autre côté. Le double mouvement d'étreinte des armées allemandes a réussi. L'armée de Châlons, vers une heure et demie, est enveloppée et son sort est décidé. Elle est sous le feu d'une formidable artillerie qui, tirant sur elle de hauteurs dominantes, la prend partout d'écharpe et de revers. Sa propre artillerie, inférieure en nombre de pièces, en calibre, en matériel *, est démontée ou impuissante et, vers trois heures, ce qui sub- >siste de troupes organisées a perdu toutes les positions défendables. Dès le matin, à l'occasion de la retraite entreprise par le général Ducrot, des hommes isolés s'étaient réfugiés à Sedan; une fois commencée, la débandade n'avait plus cessé ; à onze heures, des milliers d'hommes étaient déjà agglomérés dans le bas-fond de Sedan et successivement tous les corps en déroute prennent le même chemin. Les Allemands victorieux rétrécissent le cercle; leurs obus, qui atteignent des masses accumulées, font de grands ravages.

L'Empereur jusqu'alors s'était tenu à l'écart, laissant agir le maréchal de Mac-Mahon et les généraux venus après lui. Il était tombé dans un complet abattement, ses traits avaient perdu leur impassibilité habituelle et révélaient tout son désespoir *. A Sedan, le 30 au soir, on lui a suggéré de gagner Mézières; il s'y est refusé, résolu à partager le sort de l'armée '*. Il s'est rendu le matin, audessus de Bazeilles, sur le champ de bataille. Là il est resté au danger, avec cette sorte de courage inerte qui lui était propre*; plusieurs de ses officiers ont été tués ou

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