Des causes qui ont amené la capitulation de Sedan^ p
timent national ^ M. de Bismarck répondit que le roi était à Yendresse, trois lieues plus loin. Il refusa personnellement d'examiner la capitulation, cela regardait les généraux, mais pourquoi ne s'occuperaient-ils pas de la paix à conclure? L'Empereur déclara qu'il ne possédait plus de pouvoirs, il les avait remis à l'Impératrice-régente à laquelle il fallait s'adresser. Le général de Moltke était survenu et l'Empereur s'efforça d'en obtenir des concessions; il lui suggéra un arrangement qui permettrait à l'armée française de se retirer en Belgique, pour y rester désarmée. Le général de Moltke, quittant alors l'Empereur et M. de Bismarck, se mita la recherche du roi, qu'il rencontra sur la route, entre Donchery et Vendresse. Il lui transmit les propositions de l'Empereur. Après un rapide conseil, ils décidèrent de ne point accorder à l'armée française d'autres conditions que celles qui la rendraient simplement prisonnière. Le roi, puisqu'il était résolu d'avance à repousser les demandes de son prisonnier, retourna à Vendresse et renvoya le général de Moltke informer M. de Bismarck qu'il n'aurait d'entrevue avec l'Empereur que lorsque la capitulation serait signée. Pendant ce temps, l'Empereur attendait toujours dans le petit jardin du tisserand. Vers dix heures, M. de Bismarck, qui était allé à la recherche d'un lieu plus convenable, revint lui proposer, comme demeure, le château de Bellevue, dans le voisinage, entre Donchery et Frénois. Il s'y rendit et y trouva les généraux de Moltke et de Wimpffen, qui avaient rédigé les clauses de la capitulation. Il apprit au général de Wimpffen l'insuccès de ses efforts pour voir le roi. C'est alors que celui-ci, sans espérance, se résigna à conclure et à sigaer.
L'Empereur fut ensuite laissé seul au château de Bellevue. A deux heures, le roi Guillaume vint lui rendre visite. Ils s'entretinrent environ vingt minutes. Le roi témoigna à son prisonnier les égards voulus, mais évita de traiter