‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 60 sur 178 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

 Paris, le gouvernement recevait, dans la soirée du l""' septembre et la journée du 2, des avis sinistres, avantcoureurs *. Le 3 au matiu, une dépêche venue de Belgique lui apprend la catastrophe de Sedan, et à quatre heures de l'après-midi la nouvelle officielle lui en arrive, par un télégramme de TEmpereur lui-même à Tlmpératrice '. Au début de la séance du Corps législatif, le 3 septembre, le général de Palikao annonçait que les armées du Rhin et de Chàlons avaient simultanément éprouvé de graves échecs ; ses explications embarrassées laissaient entrevoir le désastre. D'ailleurs la vérité avait déjà transpiré parmi les députés et était, en particulier, connue de ceux de la gauche^. Le public au dehors, était demeuré plein d'espoir; si bien que la nouvelle de la captivité de l'Empereur et de l'armée de Chàlons vint éclater sur Paris, le 3, sans aucune préparation.

A la rencontre des gens qui sortent du Corps législatif et répandent d'abord la nouvelle, les passants tressaillent, frappés de saisissement : dans leur trouble, ils se cherchent et s'assemblent en petits groupes le long des rues; aucuns

1. Chevreau, Enquête parlementaire, t. I, p. 266. — Kolb- Bernard, Une page de Vhistoire du i Septembre, p. 6.

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