Johnslon, Enquête parlementairct t. II, p
ne purent s*accorder sur la formule de protestation, chargèrent une Commission de quatre membres de rédiger un projet et s'ajournèrent encore au lendemain. Ce jour-là un détachement de francs-tireurs, envoyé par le nouveau préfet de police, interdit la réunion, qui ne fut suivie d'aucune autre. Un petit groupe, et parmi MM. Buffet et Daru, fit seul insérer une protestation dans le Français. Ce fut le dernier acte collectif dû à des membres du Corps l^islatif.
Le 4 septembre, le Sénat, lui, avait été oublié. Ses membres, assemblés au palais du Luxembourg, avaient continué à crier : Vive l'Empereur! sans que personne eût la pensée d'entrer les envahir*. Il fui aboli par décret du nouveau gouvernement.
Le général Trochu, après avoir informé son ancien ministre, le général de Palikao, de son adhésion au pouvoir naissant, était revenu à l'Hôtel de Ville. En promettant d'abord son concours aux députés de Paris, il avait simplement parlé de leur assurer l'appui de l'armée et eux-mêmes n'avaient pensé à lui que comme ministre de la guerre. Il leur déclara, à son retour, que pour diriger la défense, à laquelle tout devait se plier, 11 lui fallait une autorité prépondérante. M. Jules Favre occupait déjà la présidence du gouvernement; aussitôt que le général Trochu se fut expliqué, il se démit en sa faveur. La République avait été dès la première heure proclamée par acclamation, à l'Hôtel de Ville. Le nouveau gouvernement républicain, définitivement constitué dans la soirée du 4 septembre, prit le nom de gouvernement de la Défense nationale.
En faisaient partie :
Général Trochu, président.
Jules Favre, vice-président.
Pelletan.
Garnier-Pagès.