‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 87 sur 178 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

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La proviQce s'était assoupie après le plébiscite, pleine de foi dans la force de l'Empire et de la France. Klli' avait à peine eu le temps après Sedan de reconnaiinl'abîme ouvert, que Paris se trouvait investi, et la rupture qui s'ensuivait dans les fonctions de la vie nationale était un désastre de plus. Les regards se dirigeaient alors vers Tours, où il fallait rétablir l'aclion |i;ouvernemenlale. j

M. Crémieux y arrivait le 13 septembre*; le 18, j

M. Glais-Bizoin et l'amiral Fourichon venaient le rejoindii'. I

Dès le lendemain, les communications avec Paris étaient coupées et les hommes délégués par le gouvernement lin la Défense nationale restaient livrés à eux-mêmes. Au ministère de la justice et des cultes, qu'il avait reçu le 4 septembre, M. Crémieux ajoutait maintenant à Tours, par délégation, ceux de l'intérieur, des affaires étrangères, des lînances, du commerce, des travaux publics et de l'instrtiction publique. L'amiral Fourichon joignait au ministère de la marine celui de la guerre, par délégation. Des employés supérieurs avec une partie du personnel reconstituaient les bureaux. M. Laurier, à l'intérieuj', M. de Chaudordy, aux affaires étrangères, exerçaient, sous

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