Crémieux, Le gouvernement de la Défenw nationale, p
des litres secondaires, de véritables attributions ministérielles.
Le général Lefort, secrétaire général du ministère de la guerre, avait créé un noyau d'armée. En puisant dans les dépote et parmi les meilleurs bataillons de la garde mobile, il avait réuni à Nevers, Bourges et Vierzon les trois divisions d'un 15* corps, puis commencé la formation d'un 16' corps. La Délégation rendait en même temps divers décrète pour accroître les forces militaires. Elle prenait les zouaves pontificaux, renvoyés de Rome par le gouvernement ilalien, et autorisait le général Cathelineau à lever un corps franc parmi les royalistes de l'Ouest. Dans le parti opposé, elle donnait un commandement au général Garibaldi, qui, avec un certain nombre de volontaires étrangers, surtout italiens, offrait ses services à la France républicaine.
Mais ni Tamiral Fourichon ni les bureaux de la guerre n'avaient foi dans la résistance à poursuivre*; d'ailleurs attachés aux traditions, incapables d'innover, ils ne pouvaient réunir que d'assez faibles effectifs. Les généraux, l'esprit troublé par l'immensité des désastres, ne commandant plus que des conscrite, montraient la plus grande faiblesse. Le général Boyer évacuait Chartres à la bâte* à la première reconnaissance faite dans cette direction par les Allemands. A Orléans, sous le coup de fausses alertes, le général Peytavin, puis son remplaçant, le général de Polhès, saisis de panique, avaient l'un après l'autre abandonné la ville^. Des dissentiraente s'élevaient à Lyon entre les autorités civiles et militaires. Le préfet, M. Challemel-Lacour, demandait que le général commandant lui fût subordonné; de là un conflit au sein de la Délégation. MM. Crémieux et Glais-Bizoin donnaient satisfaction au