‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 89 sur 178 · Glais-Bizoin, Enquête parlementaire^ 1. 1, p · texte numérisé non relu

Glais-Bizoin, Enquête parlementaire^ 1. 1, p

3. Baguenault de Puchesse, V armée de la Loire, p. 3. — Boucher, Journal d'un bourgeois d'Orléans, p. 9. •— Armand Rivière, Le goMrvemement de la Défense nationaley p. 82.

préfet. L'amiral Fourichon, après s'y être opposé autant que possible, se démettait du ministère de la guerre aux mains de M. Crémieux^

Les embarras politiques s'ajoutaient aux périls militaires. Â Lyon et à Marseille, les fractions extrêmes du parti républicain dominaient. M. Challemel-Lacour, en venant occuper la préfecture du Rhône, s'était trouvé à la merci des révolutionnaires qui, le 4 septembre, avaient créé un Comité de salut public. Il réussissait cependant à faire des élections et à remplacer le Comité par un Conseil municipal. Le 28 septembre, les gardes nationaux révolutionnaires essayaient bien un retour offensif, sous la direction de Cluseret et de Bakounine, mais ils étaient repoussés par les bataillon dévoués au préfet. H. Challemel-Lacour, quoiqu'il pût dès lors exercer ses fonctions, ne disposait d'aucune force organisée 'et il lui fallait se prêter à toutes sortes d'exigences. C'est ainsi que, comme mesure d'apaisement, il demandait à la Délégation de rappeler de Lyon le général Mazure, commandant la place, contre lequel le peuple s'insurgeait. Le général refusant de se dessaisir de son poste avant d'en être relevé par ses chefs hiérarchiques, M. Challemel-Lacour avait pris sur lui de le destituer et même de l'emprisonner, pour lui sauver la vie. Il se formait à Toulouse et à Marseille, sous le nom de Ligues du Sud-Ouest et du Midi, des confédérations inquiétantes, qui aspiraient à organiser à part et sans contrôle la défense d'un certain nombre de départements. Le pays, en réalité, ne se sentait pas gouverné^. La délégation du gouvernement de la Défense nationale installée à Tours était trop faible pour suffire à la grandeur de la tâche; ses membres manquaient de ce prestige et de cet ascendant qui en imposent^.

La Délégation avait conscience de sa faiblesse, aussi

1. Grémieux, Le gouvernement de la Déf. nat^ i'* partie, p. 133.

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