Générai d'Aurelle, La l" armée de la Loire, p
Loire, le 15* corps sous les ordres directs du général en chef; à gauche, lé 16* corps sous ceux du général Chanzy. Les Bavarois se tinrent sur la défensive, retranchés à Coulmiers et dans les villages et les fermes des alentours; ils étaient partout refoulés et laissaient sur le champ de bataille 800 hommes et deux canons. Ils se replièrent sur Toury, où on leur adjoignit des troupes prussiennes, commandées par le grand-duc de Mecklembourg, qni succéda au général von der Thann. L'armée de la Loire avait environ 1500 hommes hors de combat.
Les Bavarois devaient s'estimer heureux d'avoir pu s'échapper. Ils n'avaient eu que 22000 hommes* à opposer à 70000^ et les généraux français avaient combiné deux mouvements qui, s'ils eussent réussi, eussent pu amener leur complète destruction. Pendant que les ib'' et 16" corps s'avançaient de Blois, une division de 20000 hommes, sous les ordres du général Martin des Pallières, quittait Gien à l'opposé, pour atteindre Orléans au moment même où l'on avait calculé que les corps venus de Blois y arriveraient ; mais les Bavarois sortis d'Orléans et placés à Coulmiers, à la rencontre du gros de l'armée de la Loire, avaient fait manquer la concordance et évité l'attaque simultanée^. A Coulmiers même, pendant la bataille, le général d'Aurelle avait disposé sa cavalerie sur sa gauche, pour tourner l'ennemi et lui couper la retraite sur Paris; mal conduite par le général Reyau*, elle avait manqué son mouvement.
La victoire de Coulmiers, la première remportée par les Français depuis la déclaration de guerre, eut un très grand retentissement. L'armée de laLoire,jugée jusqu'alors sans consistance, parut désormais une force des plus sérieuses. Les courages, par toute la France, s'affermirent; la con-
1. Guerre franco-allemande y ^* partie, supplément, p. 133, 134.