‹ Histoire de France (volume 2)Chapitre 50 sur 90 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Règne de lieari III»

Le dœ d* Anjou socoéda à soa frêne sous le nom de A¥ëoe-

mcDt de

Henri lîl. Il éUAt en Pologûe lorsque Charles IX mourut^ Heurt m. etCatiwrioe de Médieis saisit encore une fois la régeoee» L'uadet lanemlers actes de son autorité fut d'ordonner le supplice et la mort de Montgommery y fait prisonnier à DvMBfiront , meurtrier par accident de Henri 11 , et Tun des plus illustres parmi les chefs réformés. Son supplice pro* vogua de nouvelles vengeances de la part des protestants, instruit de la mort de son frère, Henri quitte son royaume de Pologne en déserteur, puis se laisse endormir, pendant quatre mois, au milieu des fêtes que lui donnent les souverains dont il traverse les Étata, et sème l'or e^ les diamants sur la route. En arrivant à Turin il n'a plus rien à donn^; mais il eède au^duo de Savoie la possession des villes de Pignerol^ Saviglione et PérouBe,seul fruit que la France eût retiré de tout le sang versé en Italie. Henri arrive enfin, et se montre pour la première fois en public à Avignon , dans la proces^on dite des Battus^ avec proces- Catherine de Médicis et le cardinal de Lorraine, tous troi» Bauu!! vêtus d'un sac de pénitent. Le roi et ses courtisans mar^ diaient pied&nus, le crucifix à la main, et en se flagellant eox^-mémes. Le cardinal de Lorraine fut saisi de la fièvre au sortir de eette céréaM>nie ridicule , et mourut presque aussitôt Nul n'avait soufflé plu» que lui le feu des guerres civiles et ne s'était montré plus crueL Médieis

4t6 TBOISlàME BPOQUS.

parut respirer en apprenant sa mort; mais la nuit suivante on l'entendit pousser des cris de terreur : ses femmes accoururent, et la trouvèrent dans le délire. « Délivrez- « moi de cette vue, dit-elle ; voilà le cardinal qui me pour- « suit, il m'entraîne en enfer. »

cin- Une nouvelle guerre s'annonçait : les protestants voyaient gperrc avcc horrcur sur le trône 1 un des principaux auteurs de

civile. ^ '^

**"*' la Saint-Barthélemi , celui qui s'était le plus signalé dans ces exécrables journées. Condé rassemblait ses forces , et négociait avec l'électeur palatin Jean Casimir, pour en obtenir un secours considérable. Plusieurs seigneurs du parti des politiques s'étaient unis aux protestants , et parmi eux au premier rang les deux Montmorency, Damville et Tboré, fils du connétable. Tout à coup le duc d'Alençon, suspect à la reine depuis l'entreprise des jours gras, et irrité contre le roi son frère , s'écbappe de la cour, où il était gardé à vue, rejoint les confédérés, et reparait en armes aux portes de Paris. Bientôt après , le roi de Navarre, trompant comme lui la surveillance de Médicis, et s'arrachant aux pièges voluptueux dont elle l'entourait, réussit à cacber sa fuite, se réunit aux deux princes, et abjure le catholjcisme dans leur camp, où il trouve le prince Casimir à la tête d'un corps nombreux. Henri III avait déjà signé une trêve avec les confédérés : il s'était engagé à leur livrer six villes , et à en solder la garnison, maintenue sous les ordres du duc d'Alençon et du prince de Condé.

Henri Hi Au milieu de tant d'agitations et de périls, il est difficile cour, d'expliquer l'indigne vie que menait alors à Paris le monarque efféminé. Il partageait son temps entre les débauches effrénées et les pratiques minutieuses d'une dévotion puérile : entouré de jeunes favoris , qu'il nommait ses mû

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