‹ Histoire de France (volume 2)Chapitre 53 sur 90 · TBOISliMB iPOQUI · texte numérisé non relu

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des membres du parlement ennemis de ces désordres , et un nouveau parlement fut institué : dès lors tout espoir de conciliation avec les partisans des Guises s'évanouit pour Henri III.

Le pape Sixte-Quint redoublait l'audace des ennemis du

monarque en refusant de l'absoudre pour le meurtre du

cardinal , et Texcommuniait par la fameuse bulle In Cœna

Domtttt. Sur le point d'être investi par Mayenne dans la

Henri ni ville de Tours , une seule ressource restait à Henri , et il la

' t'unit à ■

Henri de galsit cu s'uuissaut au roi de Navarre, qu'il venait de dé- IMS. shériter. « (Contre les foudres de Rome, lui disait le Navar- « rais , il n'y a d'autre remède que de vaincre. » L'entrevue des deux monarques eut lieu au cb&teau du Plessis-lez- Tours : la franchise et la loyauté du roi de Navarre gagnèrent bientôt la confiance de Henri III, et touchèrent son coeur. Après un glorieux succès de la Noue à Senlis, les rois marchèrent réunis sur Paris. Bourbon établit son camp à Meudon , et Henri dressa le sien sur les hauteurs de Saint- Gloud, d'où , contemplant sa capitale, il exhala sa colère dans ces paroles : « Paris , teste du royaume, mais teste « trop grosse et trop capricieuse , tu as besoin d'une saignée « pour te guérir, ainsi que toute la France, de la frénésie « que tu lui communiques. » Le temps et les forces lui manquèrent pour exécuter sa menace. Les moines, les jésuites, les curés, prêchaient hautement le régicide dans Paris. Un misérable enthousiaste, nommé Jacques Gément , fanatisé par eux , et aussi par la duchesse de Montpensier, qui , dans sa haine délirante, arracha de lui une promesse de meurtre, fit le vœu d'assASslaer le roi. Ce malheureux se rend le 1^^ août au camp de Henri III, et demande à lui parler : introduit dans sa tente, il tombe à genoux en remettant un placet au monarque, et au

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