LIVRE II. GHAPlTfiB II
même instant il le frappe aa bas- ventre d*un coup de cou* Monde
..,.,,,. , , Henri III.
teau. Le roi retire 1 arme de la plaie , et en blesse au front A^oûtim. Tassassin, qui est aussitôt massacré par les gardes.
Instruit de l'événement , Henri de Navarre accourt de son quartier de Meudon. On ne désespérait point encore des jours du roi , et Bourbon le quitte après une entrevue amicale. Cependant les médecins déclarent bientôt la blessure mortelle , et Henri III se prépare à la mort; il reçoit l'absolution , fait ouvrir toutes les portes et introduire la noblesse. Il exhorte ses officiers à reconnaître pour son successeur le roi de Navarre , légitime héritier du trône , sans s'arrêter à la di^érence de religion ; puis 11 expire , dans sa trente-huitième année , après quinze ans de règne. Henri de Bourbon revenait en toute hâte pour recevoir les adieux du roi mourant ; mais il était déjà trop tard. Comme il entrait dans Saiut-Cloud avec vingtcinq gentilshommes , parmi lesquels étaient Rosny , d'Aubigné et la Force , ils entendirent dans la rue ce cri : « Nous sommes perdus ; le roi est morti » Ils avancent et rencontrent la garde écossaise , qui tombe aux pieds de Henri de Navarre en disant : « Ah ! sire , vous êtes à pré- <c sent notre maître. » Biron , Bellegarde , Dampierre et plusieurs autres viennent aussitôt saluer H^ri IV ; mais ensuite à dix pas de lui il leur échappa de dire : « Plutôt se « rendre à toutes sortes d'ennemis que souffrir un roi hu- « guenot M » Ce mot seul explique toutes les difficultés du nouveau règne.
. Ainsi s'éteignit en Henri III la branche des Valois, qui avait régné deux cent soixante et un ans et donné treize cois à la France.
' Sully, Écommies rayâtes. — D'Aubigné, liv. II.
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