‹ Histoire de France (volume 2)Chapitre 55 sur 90 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

De la mort de Henri MI à la pttx d& V«rtlm er à k pronv^prt^ derédttdeNairtat.

Cette histoire a trop souveat attiisté le lectear, en lui moBtraDt le sort du peuple abandonné à des mains faibles^ inhabile» ou sanguinaires* Ces émotions pénibles vont enfin être suspendues , et faire place à l'admiration et à Tamour pour le roi le plus vraiment français qui ail ja^ mais occupé le trône. Henri lY se dispose à régnar ; il est digne de sa haute mission : c'est à lui que la Providenoe a r^ervé la double tâche de pacifier sa patrie et de guérir ses profondes blessures.

Ce prince avait été nourri par m pteuse et uoiAe mère, Jeanne d'Albret, dans la crainte de Dieu et dans des principes de vertu* Àrradié bien jeune encore par elle à la corruption de la cour de Charles IX , il passa ses tendres années dans les campagnes du Béam, entouré de compagnons de son âge. Il connut les hommes en vivant dès son enfance avec eux : c'est ainsi qu'il apprit à les aimer et à compatir à leurs maux. Éprouvé de bonne heure par l'adversité, il sut la supporter avec courage et la vaincre. Jamais prince ne se trouva dans une situation plus difficile que le fut la sienne après la mort de Henri de Valc^

Il avait contre lui la Ligue, les anathèmes du pape, l'or de Philippe II , et la moitié de sa propre armée. A peine

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son prédécesseur eut rêflda le dernier soapir, qu'il ftit somnjs à tme rude éprenTe. Le» diefs catiiolîqaes tinrent cmtseil ; et déclarèrent au roi , par la bouche de d*0, surin- Déclara.

tion des

tendant des finances , que le nooment était venu de choisir chefs ca-

' ^ thoUques

entre la misèr^^ d'un roi de Navarre et la haute condi* ^avïire!

tion d*un roi de France; mais que s'il voulait régner sur

ce royaume*, il fallait qu'il se fit catholique. Le roi pâlit à

ce» mots; puis, ayant recueilli ses esprits, il prononça

ces belles paroles : « Parmi les étonnenoents auxquels Dieu Beue ré-

« sous a exercés depuis vingt-quatre heures, j'en reçois ScSd iv!'

« un de vous, messieurs, que je n'eusse pas attendu. Vos

<c larmes sont^elles déjà essuyées? la mémoire de votre

<f perte et les prières de votre roi depuis trois heures soi^-

« elles évanouies avec le respect qu'on doit aux paroles

« d'un ami mourant? Il u^est pas possible que vous tous

« qui êtes Ici consentiez à tous les points^ que je viens d'en-

<c tendre. Et de qui pouvez-vous attendre un tel change»

« ment en sa croyance que de celui qui n'en aurait point?

« Auriez- vous plus agréable un roi sans Dieu? vous assu^

« rcrez-vous en la foi d'un athée , et aux jours de ba-

« taille suivrez-vous d'assurance les vœux et les auspices

« d'un parjure et d'un apostat? Oui, le roi de Navarre,

<r comme vousdites^, a souffert de grandes misères, et ne

a s'en est pas étonné : peut-il dépouiller l'âme et le cœur

« à l'entrée de la royauté? Ceux qui ne pourront prendre

• une plus mûre délibération, ceux que leur crainte et la

« brève prospérité des ennemis de l'État éloignent de

« nous, je leur bailte congé librement, pour aller cherdicr

« salaire sous <k» maîtres insolents. J'aurai parmi les ca^

<t tholiquesceQx qui aiment la France et l'honneur; » MaK

gré cette nd)le réponse, huit cents gei^ilshommes et neuf

régiments quittèrent ses drapeaux. Un petit nombre d'a-

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mis dévoués faisaient avec les Suisses et quelques eom* pagnies de cavalerie le fond permaneat de ses forces : ses serviteurs venaient tour à tour se ranger sous sa bannière, et faute de paye ils s'en retournaient chez eux au bout de quelques mms de séjour : il fallait courir de ville en ville, combattre et négocier sans relftcbe.

Le fanatisme et le délire furent portés au comble dans Paris, lorsqu'on apprit que Henri III était mort assassiné. La duchesse de Montpensier sauta au cou du premier homme qu'elle rencontra porteur de cette nouvelle ; puis elle monta en carrosse avec Anne d'Est sa mère , et se promena dans les rues, criant : Bonnes nouvelles ! et excitant le peuple à se réjouir. On alluma des feux de joie : les prédicateurs firent i'éloge de Jacques Clément, qu'ils appelaient martyr. On courait en foule voir sa mère, pauvre villageoise , accueillie chez la duchesse de Montpensier. Le portrait du régicide fut placé sur les autels. Le peuple, à genoux devant lui, criait : Saint Jacques Clément, priez pour nous. Heureux, disaient, dans le langage de l'Écriture, les harangueurs des Seize , heureux le sein qui fa porté/ heureuses les mamelles qui font nourri! Puis ils insultaient à la mémoire de Valois , et se répandaient en invectives furieuses contre Henri de Bourbon, rappelant Tédit d'union, la bulle du pape et le décret de la Sorbonne, qui. le déclaraient déchu du trône. Ils cherchèrent un chef, et leurs regards se tournèrent vers Mayenne, frère de Henri de Guise, et seul dans sa famille capable de diriger les affaires. Mayenne prit le titre de lieutenant général du royaume, et fit proclamer roi , sèus le nom de Charles X , le vieux cardinal de Bourbon , que Henri lY retenait à Tours prisonnier; il sortit ensuite de Paris à la tête de vingt-cinq mille hommes, publiant qu'tï

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€dlait prendre le Béarnais, Il rencontra près de Dieppe , avec toutes ses forces, la faible armée du roi, composée tout au plus de sept mille soldats. Henri soutint plusieurs attaques dans son camp, et remporta un avantage signalé dans un combat sanglant livré près du village d*Arques. ^^f^^ Trois drapeaux cependant étaient tombés entre les mains *^»* de Mayenne, qui s'empressa de les envoyer à Paris comme des gages d'une victoire, annonçant qu'il allait mener Henri dans la capitale , lié et garrotté. L'ivresse des Parisiens durait encore lorsque Henri IV, fortifié par cinq mille Anglais et par une nombreuse noblesse, parut devant Paris, attaqua les faubourgs, s'en empara, refoulant les Parisiens dans l'intérieur de la ville. Il permit le pillage des faubourgs , afin que le l^utin servît de solde à ses soldats; mais il empêcha le meurtre, l'incendie , Textrême licence, et fit préserver les églises et les monastères. Il offrit en vain la bataille au duc de Mayenne , et quitta Paris pour soumettre la basse Normandie, dont il se rendit maître. L'ambassadeur de Venise, à cette époque, lui présenta ses lettres de créance : cette république fut la première puissance catholique qui le reconnut pour roi de France.

La discorde régnait dans Paris : les uns voulaient cou- Prétenronner Mayenne, d'autres se déclaraient pour le vieux trône!** cardinal de Bourbon , prisonnier de Henri IV, son neveu ; l'or de Philippe II corrompait les Seize et la population. Ce roi réclamait le trône pour sa fille Isabelle-Claire-£ugénie, nièce de Henri III par sa mère Elisabeth. Le pape Sixte-Quint , frappé du délire des ligueurs et du grand caractère de Henri de Navarre , avait envoyé en France un légat nommé Gaétan , avec ordre de ne se prononcer pour l'un des deux partis qu'avec entière connaissance de T. I. 20

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cause. Gaétan , négligeant ses instructions , se hâta d'embrasser le parti de la Ligue : poursuivi par Henri IV, il gagna Paris en fugitif, et fut reçu en martyr. La Sorbonne fulmina contre le Béarnais , déclarant en état de péché mortel et excommimiés ceux qui songeraient à Tadopter pour roi, lors même qu'il se ferait catholique. Le tecardi- parlement de Paris, présidé par Brisson, ordonna de rc- BoSrbon Connaître Charles X : le parlennent séant à Tours, et préroi dans sidé par Achllle de Harlay, récemment échappé de la BascharîSx^ tille, annulait les arrêts de celui de Paris, et proclamait Henri IV. La faction des Seize ajoutait à tant de causes de désordre, et porta le trouble à un tel excès, que Mayenne cassa et renouvela ce conseil, dont les membres remplacés continuèrent à former une cabale redoutable. Bataille Henri IV se rapprochait de la capitale, et Mayenne lui ViSo!' en fermait le chemin. Les deux armées se rencontrèrent près de Dreux, dans la plaine d'Ivry. Dès le lendemain, au point du Jour, les dispositions furent prises pour le combat ; Henri n'en prit aucune pour la retraite : « Point d'autre K retraite , dit-il , que le champ de bataille. » Des deux côtés les armées se mirent en prière. Henri, s'avançant devant la sienne, à cheval, ^rmé de toutes pièces , et la tête nue, s'écria : « Seigneur, vous savez mes pensées. « S'il est avantageux à mon peuple que je règne , favori- « sez ma cause et protégez mes armes. % Puis , a|^rès les acclamations excitées par ces paroles : « Enfants , dit-il à « ses soldats , si les cornettes vous manquent, suivez mon « panache blanc, vous le trouverez toujours au chemin de « l'honneur. )> Il ordonne la charge, et l'armée de Mayenne, quoique très-supérieure en nombre , est presque détruite *.

* Après la journée d*Ivry , Henri IV, rencontrant près du champ de bataille l'illustre et fidèle Rosny , couvert de blessures, lui adressa ce»

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Levaioquear marehe aussitôt sop Paris, etvfolt bloqver

la ville par ses troopes. A cette époque moaratle vieux Mortda

cardinal de Bourboo, rival et prisonnier de Benri lY, dont 'de

. , . . « Bourbon.

cependant il reconnaissait les droits ; mais Henn connaissait safail)iesse, et craignait qu'il ne servît d'instrument aux ligueurs, s-ii tdmbfetit en leurs mains.

Le blocus de la capitale avait amené la famine et laBiocusde

Paris ;

mortalité dans ses murs ; chaque jour éclairait de nouvelles f««j^e. horreurs. Le peuple, sans pain, cherchait sa nourriture dans les immondices et dans les cimetières : on vit une mère jôtir son enfant mort , le dévorer, et mourir sur cet exécrable repas. Le cœur de Henri souffrait de Fextrèaiité où ce malheureux peuple était réduit; souvent il permit que des vivres fussent portés aux assiégés : deux paysans furent surpris çtmenant une charrette de pains à une po^ terne : on allait les pendre, quand Henri les rmccmtra.; ils se jetèrent à ses genoux, alléguant teurnâsère pour excuse : « Allez en paix , » leur dit le roi en leur remettant l'argent qu'il portait sur lui ; « le Béarnais est p«Bk

paroles, où se peint au naturel son cœur bon et g^éreox : « Bca?e « soldat et vaillant chevalier, vos actions signalées en une tant impor- « tante occasion ont surmonté mon attente ; et partant, en présence de K ces princes et capitaines qui sont iei près de moi , vous veux-je em- «( brasser des deux bras, et vous déclarer à leur vue vrai et franc <^- « vaMer, non tant de l'accolade, tel que je vous fais à présent, ni de a Saint-Michel, ni du Saint-Esprit, que de mon entière et sincère affecc( tion , laquelle , joincte aux longues années de vos fidèles et utiles ser* (c vices , me faict vous promettre , comme je fois aussi aux vertus de «c tous ces braves et vaillants hommes qui m^cduteit, que je n'aurai (c jamais bonne fortune, ni augmentation de grandeur, que vous n'y K participiez; et, crai^iant que le trop parler prejudiciast à vos plaies, « je m'en retourne à Mantes ; et partant adieu , mon ami , portez-vous «( bien , et vous assurez que vous avez un bon maistre. »

(Mémoires de Sully.)

460 TROISIBMB ÉPOQU£.

« yre; s'il avait dayantage, il vous le doDDerait. » Fendant ce siège, les moines , pour ranimer le courage des assiégés, faisaient des processions, portant à la main Tarquebuse et le crucifix, et mêlant^ les décharges de mousqueterîe au chant des hymnes sacrées. Enfin des conférences s'ouvrirent à l'abbaye de Saint- Antoine des Champs, entre Henri et plusieurs députés de la Ligue. Gondi , évèque de Paris, y vint avec le dessein de concilier les partis; mais il n'avait aucun pouvoir pour traiter, et ces conférences furent inutiles. Alexandre Farnèse , duc de Parme , célèbre par ses exploits en Flandre et par la prise d'Anvers, s'avançait sur Paris avec Mayenne, et pénétra jusqu'à Meaux. Il contraignit le roi à lever le blocus , força ses lignes à Lagny, et ravitailla la capitale. Incapable de s'entendre avec les Seize, et docile aux injonctions du roi Philippe, qui voulait que les Français continuassent à s'égorger entre eux, Farnèse retourna en Artois, harcelé dans sa retraite par l'armée royale. Des troupes anglaises et espagnoles restèrent dans le royaume en nombre à peu près égal.

Henri revint établir ses quartiers à Saint-Denis , et ne réussit point dans une nouvelle tentative pour surprendre la capitale. Le stratagème qu'il employa fit donner à cette Journée Joumée le nom de journée des Farines, La discorde ré- Farines, gnait dans Paris. Mayenne agissait d'un côté pour l'intérêt de sa maison; de l'autre , les Seize et la populace s'agitaient pour l'Espagne , qui les soudoyait : un nouveau chef divisa les ligueurs : le jeune duc de Guise, fils du Balafré , récemment échappé de sa prison , fut reçu dans Paris avec transport, et plusieurs l'opposèrent à Mayenne : il ne remplit néanmoins aucun rôle important. Le nouveau pape^ Grégoire XIV, ardent à soutenir la Ligue, lui envoya un

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renfort de soldats, qui ne se signalèrent que par dliorribles brigandages. Les chefs les plus fanatiques étaient violences encore une fois les maîtres de Paris, malgré Fépuration jffreox faite par Mayenne du conseil des Seize : ce conseil , modifié et rendu plus nombreux, se nommait grand conseil de rUnion ; un comité de dix membres, élus par tous , dirigeait les affaires : ces dix avaient été choisis parmi les plus Tîolents et les plus enthousiastes. Des curés, des prédicateurs poussaient la fureur de l'esprit de parti jusqu'à la démence ; ils excitaient le peuple au massacre , et signalaient du haut des chaires les hommes soupçonnés de modération comme des scélérats indignes de pitié. Le président Brisson et les conseillers Jean Tardif et Claude Larcher veulent s'opposer à tant d'excès ; ils sont désignés aux assassins * le comité des Dix prononce leur arrêt; Bussy le Clerc l'exécute : les trois magistrats sont pris et pendus aux portes mêmes du palais où ils rendaient la justice. Ainsi périt le chef du parlement de la Ligue, le président fameux qui avait prononcé la déchéance de Henri III , mais dont les actes violents étaient effacés par les violences nouvelles de son parti. Sa mort fut le signal de cruelles persécutions; le pouvoir passa de la bourgeoisie à la populace : la magistrature et l'armée furent épurées par le grand conseil, et tous les hommes modérés tremblèrent pour leur vie. Averti châupar eux, Mayenne accourt de Soissons, pointe le canon ^i^j'^* sur la Bastille, dont Bussy le Clerc était gouverneur, s'empare de cette place, fait saisir dans leurs lits quatre des plus coupables agitateurs, et ordonne qu'ils soient pendus sur-le-champ : Bussy le Clerc échappa, abandonnant le trésor fruit de ses concussions. Mayenne rétablit dans leurs emplois les magistrats et les officiers destitués par les Seize ; la bourgeoisie recouvra son ascendant, et le

462 iTI#iffifiMfi ÉPOQUE*

paiiciiMBt àeqxÂt dans ia Ligue une inftueQoe qu'il n*avail;

rpoiDt €DOore^^>teiMie.

conAat La;gu€rreoofillDuait avee aobfiitteraent, et le duc 4e

maie. Pâme rwtsait en France pardes «karohes sa vastes. Henni

^'expeea téœéfaipement contre lui au combat d'Aumale,

Habues ^ \\ fgt blctsé; Faruèse li^lUt s'emparer de sa personne,

HeMitv ^ Tobligea de lerer le si^de Bouen. La méelfttelllgenee

iSxandK ®>>^ Mayenne et 4e doc ralentit lears ^flirts, et ût resfd-

^d^^e MT rarmée royale. Quoique trèft-inlëi^eur uk forces, Henri

aotle&fttt -la guerre avee avants^ , déployant une activité

menFellleuse et 4es resseorces d'iiin génie fertile et iofatî-

f^e j échappant à Tennemi quMd cekii^^ci^nsait le sai-

iiir, et tombant sur lui à l'impsoviste lorsf-u'on le croyait

loin. Ce fut ainsi ^e, par uœ suite de manœuvres pru-

-dentés et hardies , il enfensia Farnèse près de Di^pe, en-

^ ^Ire la mer, la S^e et ks to^s corps de son armée. Le due

^t Parme , souffrant et accablé de ia lièvre , ranima dans

•celte drcfmsIaDee son génie, près de s'éteindre : il fit cens-

ttnÉre en une nuit 'Un pont à l'insu du roi , trompa sa vi«

jeibmce, passa la Selae, et çouyritsa retraite.

Le maréchal de BIron , tué dans la même campagne , fut

soupçonné d'av<»r favorisé cette opération hardie : son fils

Pisposi- 4uLâemaaâait.deux raille cavaliers, se faisimt fort de tailler

eS^AM *^ f^^<^^ ^^ ^^ tF0«pe 1 arriere-garde «^[tagnole. Le

'^^^ maréchal refusa , et l'on prétend (}u'il lui dit ensuite : « Si

blesse. . ^ Teusses fait, la guerre était finie , et toi et mei n'an-

« tdmis eu phsis rien à faire qu'à j^antei des choux à Biron. »

Cette parole firît comprendre les d)stacles sans nombre

«pii arrêtaient Hrari IV et les causes de la prolongation

de laguerre. Une feule de gentilshommes la faisaient pour

4e«r propre avanta^ , et les grands seigneurs entretenaient

par cHe Teapoir de relever à leur profit l'édifice de la féo-

Etats généraux a Paris.

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