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dalité : ils se flattaient de ocmserver 46U{'s ^loovarnemeiits à titre dé smversioeté : c*est ai»si ^pe le doc de MerocBur espérait 'être reoûniui 4«c de Bretagae , et que les dacs de Nemours, devise; de Joyeuse et d'Aunale soDgeaieat à se partager 4es autres provinces du roy^Mime.
Henri sétmt rapproché 4e Paris, où ies états ^néraux , coDvo(}ués par MayeQDe,.à la demande de Philippe II, s'assemblaient pour élire un roi. Il se faisait instruire dans la rdigion catholique; et Mayenne, au milieu des factions qui divisaient les états , demeurait indécis ei^tre les deux principales, dont Tune consentait à proclamer Henri IV s'il abjurait, tandis que l'autre ^it dévouée à TEspagne. Le duc de Faria^ et le jurisoonsulte Mendoze soutenaient audacieusemeat au*séin des éts^ les intérêts de PMlippe U. Ce monarque prétendait , d'aeoord avec le carénai de Plai- f^^i%. sauce, légat du pape Cléoiaat VIII, que Henri, comme ^f^ infecté d'hérésie, devait être exclu du trône, Alors même qu'il abjurerait, et que par le lait de cette exclusion la loi salique était abolie en France. Il demandait donc que sa fille Isabelle, nièce des trois dernkrs rois, fût f roclamée reine; mais Farnèse venait de mourir, aucune armée espagnole ne soutenait les prétentions de Philippe : Mayeime les combattit. Les seigneurs (sitholiques de l'armée royale avaient été invitée par lui aux états. Des conférences s'ouvrirent à Surèncy et eusuite dans le faubourg de la VilleUCy entre eux et plusieurs députés. Henri déclara à ces derniers qu'il est disposé à faire abjuration. Cette nouvelle froisse toutes les ambitions, et soulève une tempête dans l'assemblée des états généraux. Les Espagnols se hâtent de signitier, au nom de leur maître, que si l'infante est proclamée reine, Philippe désignera un seigneur français pour son époux : en ne nominant d'avance personne , ils
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flattent Tespérance ambitieuse de plusieurs ; Charles de Savoie, le duc de Nemours, frère utérin de Mayenne , et le duc de Guise, se laissent prendre à cet appât brillant , et les états hésitent. C*en était fait de la grandeur et de la puissance du royaume si FEspagne obtenait le couronnement de Finfante : Philippe consentait à tout pour lui assurer le sceptre, et la France , qu*il avait intérêt d'affaiblir, eât été démembrée entre les plus puissants seigneurs. Dans ce moment, le plus critique de tous pour Henri IV, il obtint un secours sur lequel il ne comptait pas. Le parlement, mutilé par les Seize, intimidé partie supplice de plusieurs de ses membres, ne rendait plus que des arrêts serviles, empreints de fanatisme , et dictés par une populace furieuse , que nourrissaient les chefs de la garnison
Belle espagnole. Tout à coup ce parlement secoue sa stupeur, et da%rte- déploie une noble énergie. Sur les conclusions d*Édouard
iM».' MoIé, procureur général, il ordonne au président Jean Lemaltre de se rendre près du lieutenant général , pour l'inviter à veiller à ce que, sous prétexte de religion, on ne mette pas une maison étrangère sur le trône, déclarant tous les traités faits dans ce but nuls et contraires à la loi salique et aux constitutions du royaume. Cette déclaration inattendue surprit et irrita Mayenne; mais Jean Lemattre soutint devant lui cet arrêt avec courage. La faction espagnole ne perdit point tout espoir; et, pour s'assurer de l'appui du lieutenant général et de sa puissante famille» elle offrit au Jeune duc de Guise la main de Tinfante , dans le cas où celle-ci serait reconnue reine : Mayenne cependant n'appuya que faiblement la proposition de l'Espagne et les prétentions de son neveu : il aspirait lui-même à la couronne, et fit différer Félection.
Les Parisiens commençaient à se lasser de tant de lut-
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tes, d'intrigues et de souffrances. Ils lurent avidement un livre où les folies et Tégoïsme des chefs de la Ligue étaient mis en évidence et vouéâ au ridicule. Ce livre, intitulé le Catholicon d'Espagne ou la satire Ménippée , porta satireMéun coup mortel aux ligueurs et à la faction espagnole. Mayenne persistait à garder le pouvoir; et, quoique incertain sur le parti quMl avait à prendre, il unit ses efforts à ceux du légat pour empêcher l'abjuration du roi , déclarant que sa conversion ne lui ouvrait point le chemin du trône. Une trêve avait été proposée par Henri , qui fixa le jour de son abjuration au 25 juillet. Mayenne défendit aux Parisiens d'en être témoins , et fit fermer les portes. Ils violèrent sa défense, et assistèrent en foule à la cérémonie. Henri fit abjuration à Saint-Denis , entre les mains de Abjura-
' tion de
l'archevêque de Bourges : il promit de vivre et de mourir ^^^^^( dans le sein de l'Église catholique romaine et de la défendre *'^'' envers et contre tous; il répéta sa profession de foi au pied du grand autel ; puis entonna le Te Deum , que le peuple interrompit par les cris de vive le roi!
La conversion de Henri IV confondait tous ceux qui dans Paris ne vivaient que de trouble, et dont Faudace seule faisait la force; ils se portèrent aux derniers excès en apprenant son abjuration. Le curé Jean Boucher prêcha pendant neuf jours consécutifs dans l'église de Saint- Merry, cherchant à persuader aux Parisiens que cet acte était l'œuvre du démon ; mais le peuple soupirait pour le repos : il demeurait insensible à ces déclamations fanatiques , dernières convulsions d'une faction expirante. Une trêve de trois mois, proposée par Henri IV, fut acceptée de tous les partis. Le duc de Mayenne fit répéter dans les états leserment d'union,et les prorogea jusqu'en septembre. Déterminé par des motifs personnels à prolonger la guerre,
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il s*^lait aliëoé le pariemoit et le ]^^e, et eber<^iait sea appui dans les Espagnols et dans la fatctàon des Seize. Il quitta Paris Taïuiée suivante , pcwr recevoir de fiouveties troapes sor les frontières 4e Champagoe, tandis qm Henri IV attendait à Saint* Denis «pie les portes de la ca- {tole lui fassent ouvertes : bientôt elles 4e furent. Chartes deCossé, ooaitede Brissac, fils du maréchal de ee non, et r«n des antenrs des iameases barrieadessous Henri III, avait •éléiKNnBié par Mayemie gouverneur de la ville ; il négocie en secret avec le roi, abuse la Ligue par de fausses apparences de eèle , s'eatead avec le prévôt des maxehaads, et dans la nuit du 2â mars il livre la ville aux Entrée de tfoupos fovi^s. Les soldats entrent en silence, traversent
Henri IV
I^Parto. les rues en ordre de bataille, s'emparent des places et *^- des carrefours* Un seul eorps de garde espagnol résiste ; il est passé au fil de Tépée. £«a sursise et l'effroi oentienoent les factieux. Henri se présente enfin lui-même : le prévôt des mardHtnds et le comte de Brissac lui offrent les clefs de la ville; il s^avanee au m^àm d'un corps de no- Uesse, et ks picperas basses. Sa marche e^ un triomphe, et4lès cejonr il se re^rde parmi les Parisiens comme au mHieu cte ses enâints : « Laissez- les ! » criait-il à ceux cpii écartaient la £mle, « Imssez-k» ! ils sont affamés de voir « un roi. » Sa clémence s'étendit sur tous ses em[>emis, et il permit au iégat d'ranmener sous ^ sauvegarde le P. Yarade, rectear des jésuites, et le curé Aubry, dont les exhortations fMHiÉifafô avaient imitHement poussé au régicide un farouche eni^nousis^te nommé Barrière, La garnison espagnote quitta Paris le jour même, avec les honneurade la guerre ; le due de Faria et les autres ministres de Philippe partirent avec ette. Le roi se mit à une fonétre pour les voir passer; et lorsqu'ils s'éloignai^tt , 11 leur dit en
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ria&t : « Messieurs , noes coiqplimeDts à votre maître : mais « n'y revenez pkis 1 » Il reçut la Bastille à composition , accueillit la Sorbonnerepeutante et soumise, et réunit au parlement de Paris les magistrats des parlements qu'il avait établis à Châlons et à Tours.
Cependant la situation du roi entre les catholiques et les protestants deveaait^xtrêmement difficile. Les uns avaient vu sa conversion avec défiance, et l'accusaient d'hypocrisie : il ne pouvait les gagner qu'en leur prodiguant de nombreuses faveucs ; les autres, irrités de son abjuration, supportaient impatiemment de voir les catholiques comblés des honneurs et des largesses qu'ils se croyaient seuls en droit d'obtenir, et ils accusaient le roi d'ingratitude. Paris était loin d'avoir alors l'importance qu'il possède aujourd'hui : la guerre, malgré la soumission de la capitale,, continuait sur tous les points du royaume, et Henri avait le plus puissant intérêt à maintenir les partis dans l'union el dans Tobéisfiance. Cependant Amiens , Beauvais, Cambray et Château-Thierry se rendirent successivement après la prise de Laon ; bientôt Montmorency, d'Épernon, le duc de Guise , la Châtre et Bois-Dauphin , se soumirent ; mais ils mirent à leur soumission un prix énorme : il fallut que le roi déposât en leurs mains des sommes immenses et une autorité qui les rendit presque souverains dans leurs gouvernements, et qui occasionna plus tard de grands troubles. La Châtre et Bois-Dauphin conservèrent le titre de maréchal de France , qu'ils tenaient de Mayenne ; Montmorency fut nommé connétable.
Vers le même temps , un nouvel attentat mit en péril ammsi.
* ' natdurol
les jours du monarque; Jean Châlel, élève des jésuites, Pg^^gJ» adonné à des habitudes dépravées , crut se racheter des *»»** .peines de l'enfer en l'assassinant. Henri, le 27 décembre.
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receTait en grâce deux gentilshommes anciens ligueurs : ils étaient à ses pieds, et le roi se baissait pour les relever, lorsqu'il se sentit blessé à la bouche d'un coup de couteau. L'arme ensanglantée fut saisie sur Jean Ghâtel : ses aveux inculpèrent les jésuites, ses maîtres, et révélèrent un fanatisme qui ne se démentit point dans les atroces douleurs de la torture et du supplice des régicides. Un jésuite , le P. Guignard, fut pendu; le parlement pour- Eiti des suivit l'ordre entier, et condamna tons ses membres à iÏm!*' l'exil. Ils quittèrent le royaume , avec l'espoir d'un retour prochain. Philippe II eût alors consenti à la paix, si Henri eût voulu lui laisser quelques possessions en France : les seigneurs français de son parti étaient Clément disposés à se soumettre, sous la condition de garder les provinces dont ils étaient mattres, à charge d'hommage envers la couronne. Le roi repoussa énergiquement ces prétentions; et pour ûter tout prétexte et toute excuse aux appuis de l'Espagne, il déclara la guerre à Philippe, dont les plus puissants partisans étaient le duc de Mercœur en Bretagne, d'Aumale en Picardie, et Mayenne en Boulogne : ce dernier, naguère chef de la Ligue , et aspirant à la couronne, était devenu l'instrument de l'Espagne; il accompagnait Yalasco , connétable de Gastille, lorsque le roi se porta rapidement à sa rencontre près de Dijon. Combat Le glorieux combat de Fontaine-Française, où Henrf, Fn^Âse ^^^ ^^^^ ^^^^^ chevaux seulement, tint tête à deux mille, **»**• et exposa sa vie pour sauver celle de Biron, confondft l'espoir de Mayenne, qui déclara être prêt à reconnaître tionetre. Hcnrl lY, aussitût que ce prince aurait reçu l'absolutloo HÏÏffïv ^^ ^^^^* ^^^ négociation à ce sujet était déjà commencée; pa??cac»- Clément VIII saisit cette occasion de rétablir Tautorltë dfe "TjS!"' l'Église au-dessus de celle des rois. Par les conseils du