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dft tirer Gondéde Vinaennes et de loi reBdre.soa aQcieim& puissance.
La France servit escore paptagée- entre deux factions. Les partisan»de la reine, irrités de la faveur daia^ jouis?satoU de Luyneset Gondé, Cfuittèreaten fouie la cour; iis< prinent possession dlune- multitude de plaees^ et furent bientôt maUsesde la moitié du royaume* La guerre parais^ sait imminenie; Mayenne et d'Épemon^ craignant une surprise à. Angers, voulaient , avec, ralsou^ conduire la reine en Guyenne^ où ils auraient pu opposer uo rempai;t Troubles de petites place» à i'aEmée royale» Richelieu , secrètement *««>• dévoué au roi, repoussa ce conseil , et la reine demeurait Angers. Loui& XIIL se mit en marcke à la tète de son aF-> mée : il soumit d*abord la Normandie , parcourut en vain» queur le Maine et le Perafae, et acriva devant Angers avee toutes ses forces. De Luynes agissait par la séduction contre les rebelles. Il gagna ainsit plusâeurs des principaux , Matigjiou., Beauvais , Moutgommery, en les comblant d*Iionneurs et dépensions. Gondé voulait agir, efi non temporiser ; une rencootre eut lieu au J^ont-de-Gé entre ses troupes et combat ceiies de la reine, qui prirent la fuite au premier choc. La decé. ' paix fut conclue par les ministresi du. roi et par Richelieu ; conclue. le rapprochement de Médicis et de. son fils parut être, cette fois , cordial et sincère ; elle revint à Paris, et le chapeau de cardinal fut promis à Richelieu, pour prix de ses services ou de sa double trahison. Un grand nombre de chefs subaUerne& avaient payé leur rébellion de leur tête. Le roi conduisit son armée dans le Béarn, où la révolte avait eu des partisai^ ; il rétablit dana cette province, par un édit solennel , le culte catholique, aboli par Jeanne d*Aibret, et Ht rendre au clergé tous ses biens ; enfin il donna un parlement à Pau , avec les mêmes attrii>utions que les autres
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cours souveraines du royaume. Louis XIII revint ensuite à Paris , où il fut reçu en triomphateur. Origine Toutc TEurope commençait à être ébranlée par la faguerre^de mcusc gucfre dc Trcutc ans entre les catholiques et les proans-, testants d'Allemagne. L'indolent empereur Rodolphe avait été en partie dépouillé de ses États par Tambitieux Mathias, son frère, qui hérita de la dignité impériale. Mathias était mort sans enfants eu 1619. 11 avait, de son vivant, fait élire roi de Bohême Ferdinand de Styrie, son cousin germain, petit -fils de Ferdinand P**, frère de Charles-Quint. Ce prince , élève des jésuites et couronné par les Espagnols, veut retirer aux Bohémiens la liberté de conscience; ils s'irritent, portent plainte au conseil de Prague , et jettent par les fenêtres quatre officiers du gouvernement, dans les fossés du château. Ils lèvent aussitôt des troupes, et refusent de reconnaître Ferdinand II pour successeur de Mathias; ils offrent la couronne impériale à Frédéric V, électeur palatin , gendre du roi d'Angleterre et neveu du stathouder de Hollande. Henri IV, s'il eût vécu , eût saisi avec empressement une occasion si belle d'abaisser la maison d'Autriche ; mais le père de l'électeur palatin avait activement secouru les calvinistes en France, et l'esprit tout catholique et espagnol qui dirigeait Louis XIII et sa cour lui fit longtemps abandonner la cause des protestants en Allemagne , et négliger le rôle d'arbitre de l'Europe. Le roi sentit cependant qu'il devait disputer aux Espagnols et à la maison d'Autriche la possession de la Valteline, vallée des Alpes dépendante des Grisons^ et qui ouvrait une communication facile entre l'Allemagne et l'Italie.
Les réformés du royaume s'inquiétaient de plus en plus de la tendance catholique du gouvernement. Dans une
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assemblée tenue par eux à Loudun, en 1619, ils avaient pris fait et cause pour leurs frères menacés en Béam. Leurs remontrances farent vaines ; et deux aos plus tard , dans l'assemblée générale de la Rochelle , ils partagèrent leurs sept cents églises en huit cercles , et rédigèrent une espèce de constitution en quarante- sept articles, où furent réglées , sotis V autorité du roi , la levée des deniers et la discipline des troupes : c'était créer un gouvernement particulier dans l'État. Louis XIII marcha contre eux , sou- Guerre
' contre
mit la Saintonge et le Poitou. La Rochelle fut investie; et gSlnï?s". Montauban, défendu par le marquis de la Force, soutint *®*'* un siège qui coûta inutilement la vie à huit mille catholiques et au duc de Mayenne , fils du célèbre chef de la Ligue. Il n'y eut qu'un cri en France contre le duc de Luynes , à qui on imputait ce revers. Le favori s'était encore élevé pendant cette expédition : il avait joint à ses nombreuses charges celles de connétable et de garde des sceaux. Il savait qu'auprès du roi il fallait être tout pour le dominer ; mais il ne jouit pas longtemps de ces dernières dignités : une fièvre ardente l'emporta en quatre jours. Lesdiguières, chef de l'armée royale quoique protestant, se convertit , et fut fait connétable : sa conversion devint le signal d*une grande défection dans le parti calviniste. Le marquis de la Force et le comte de Châtillon , petit-fils de Collgni, rendirent, l'un Montauban, l'autre Aigues- Mortes , moyennant une forte gratification et le bâton de maréchal; Rohan demeura incorruptible, et désira la paix. Elle fut signée à Montpellier, malgré Condé , par le paix conseil de Médicls , jalouse de ce prince , dont le crédit peiuen' diminuait durant le calme , et grandissait par la guerre. L'édit de Nantes fut confirmé : le roi permit aux protestants de s'assembler pour les intérêts de leur culte. Il leur T. I. 22
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toteidit toute réuiiion fOli^e. Rtohelieu obtint, Aprèa cette paix , la barrette de cardinal ; et le marquis de la Entrée de VleuTiile lai ouvrit les portes du conseil. La VieavMle '^I«m!^ héritait d'une partie de la faveur dont avait Joui te dae de Luynes : il remplissait les fonctions de premier ndnistre sans en avoir le titre , et maintenait son <^pédit en flattant les goàts du roi en nourrissant ses préventi6ns coi^re sa mèrei et sa jalousie contre Gaston son frère. Il se rendit coupable envers ce prince d'un grand crime dont le roi fut complice, en privant Gaston d*un excellait gouverneur^ qu'il destitua et remplaça par le comte de Lude, homme de plaisir, uniquement apte à corrompre l'esprit et le cœur de son élève. Cette action infâme ne devait profiter ni au roi ni au ministre. Celui-ci se repentit bientôt d'avoir ouvert le conseil à Richelieu, qui s'empara de l'esprit du jeune monarque, en lui montrant les vices de son gouvernement, les immenses ressources de la France, et le secret de ses forces. La Yieuville fut disgracié, et renfermé au château d'Aroboise. Richelieu devint tout-puissant; il posséda le grand art de se rendre indispensable au prince, dont il n'était point aimé. Louis XIII haïssait tout esprit de liberté dans ses sujets ; il n'admettait point qu'ils eussent des droits indépendants de sa volonté ; il avait , en un mot , la passion du pouvoir arbitraire , tandis que la nature ne l'avait rendu capable que d'obéir : il trouva dans Richelieu la force qui lui manquait ; il se crut avec son secours monarque absolu , et fut toute sa vie son premier esclave. '
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