‹ Histoire de France (volume 3)Chapitre 11 sur 65 · T. IX · texte numérisé non relu

T. IX

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ProTence.

i7S0-l7St<

plat granâe partie ée lenrgain : ks créaiiees à ihpiiâflr nwvtèrent à dix-sept enits.miiliODs, et i'ÉtBt se tvmm beaufonp plas endeUéqa'à lia mort de Louis XIV.

Telle fut la fio du famcvx syitèiae, dont rigooraBo»*tt leéespetisniedu gomrememeBty plQseBcorequeletlaatos / de son fondateur, aeeétérërent la;chirte. Il changea lei meeiirB pulHiques et la dlalrilniUea cte» ndiestes^ reiMtit k peuple âpre an gain y eiftreprettnit et hardi daas se» spéculations, et donna, en l'Initiant, à Tasagedcs hanqossy / une vie nouvelle au commerce , tandte qiill affermit les ^ préventions du gouvernemeot contre toroAt idée neuve et oontre tout prejet d'amélloraition.

PMte de La peste exerçait idors ses affneux ravages en Provence. On ignore le nombre de ses victimes ; mais les quatre villes de Marseiile, Arles, Aix el Toulon^ j^ dirent seules 79,500 de leurs liabitaots. Belaunce, évéqoe de Marseille, le chevalier Bose^ etlca éthevlos EsteUe et Moustier, s'immortalisèreat par le dévouement le ptais:hér roïque au milieu deoette alfrense oalamilé.

ptoi>iites Les malheurs publics ne suspendirent p<»aferaehanieraent des dispeAes théologiqBefl4 Le cardinal de NonéUes se montrait toujours à la tête dsft^ppisants à la balte Unigenitus du pape Glém«nt XI, la regasdast eammo attentatoire aux libertés de rflgHAe gallicane, et le pnrieuMnt refti8i^t«de l'enregistrer : IMiois btisftjeedottble ohstnele. Déjà ce cynique intrigant, s'était faitnomnnr antevi^ que de Cambrai^ il^ ambitionnait encore ia.pouvpr» ro^ maine, et voulut gagner lochapeMr^en flidsant aceoptor la bultedfms4erejraume. llentnnniJeieaeâinat'deifeniliea d^adroits théofogiens; et ceûx-ei ,tpar des raisons oiq)* tieoses, obtinrent sa soumission , ,,qn4 décida celle ém nombreux étéfaes imposants. ^11 resMt à somnettre io'

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théologt'

LIVAI* Y. CHJHBmS T. 99

ptrlement, atorse^lé à Pmitolse : Dubois efAttya ee corps jmr la meneoe 4*vm mmrel exil à Btol», tandis que Law, eneare aci mh^stêffe, parlait de ramboorser le prix des diarges de la magistrature arrec son papier décrié^ et de reeoBfitfttier un corps de magistrats ipii n*«ât d^autres fonctions qne celle d'administrer la justice. Le parlemeat ne résista pins , et enregistra la iMiHe, sans prétâvlre porter attefotetinK maximes du royaume sur les^ippeis au fuiweoneile' : Il ftit rappelé à Pari» l'aonéè suirantë.

Après de longnes Intrignes, lo pape Im^ooent XIII fit Daboiacardfnal : le régent , qui méprisait tet faontrae sans pouvoir se passer de loi , mit' le comble à sa forttroe en le nommaiit premier minifi^re trois mois* avant le sacre de Lonis X V, qni fut déclaré ma^onr an'parlemmit le 22 jan- loul^ xv lier 1723i lia Jeune inlànte d'Espagne» Agée de qoatre "^'^^' ans, arrivait alors à sa ootir : le ré^ti la destinait an roi %

pour femme, tahidiâ qne sa propre fiUe se rendait en Es^ pagne eomme future épouse da prinee des Astnries. En désignant Dubois pour premier ministreiÀ l^poqne delà majorité de Lonis XV, le^dnodXMéi^M conservait rentière direction des afférires ; mais- la naort trompa ses espé^ ranees : Dubois, après afvoir fait quelques Mges règle* ments, expira dans le oonrs de l'aimée, laissant une immense !6rt«ne. Le duc d*Ortéaas lui sMcéda dans sa Mort du

dacd'Or-

oarge, et mourtft lui-même presque aussitôt dnneat* ^f^^^taqne d^poplexie. Le roi, naturellement froid etinsensi* Me, regretta cependant so» tulenr, et œ monUtiémn aa> sonvenir des témoignages dé'riatéréttendteettespeetoenx qtrtt n'avait cessé d^en recevoir \ Fleury^ évéqnedeFYé*

» Voyci le remarquable portrait du r^ent, dans VlTisMre du éixhmnèmtsiècie, pan Chartes Laeretélle , litre IV.

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100 TROISIEME iPOQUS.

jus et précepteur du jea&e monarque, exerçait sur loi ub ascendant absolu. D'accord avec le duc de fiourbon, il engagea son élève à nommer ce prince premier ministre: Louis XV consentit par un signe de tète, et le gouvernement passa ainsi de la maison d'Orléans dans celle de Ck>ndé.

Ministère Trois pcrsonues seulement composèrent le conseil da ' bSuXÎ^ roi : ce furent le duc de Bourbon, Tévéque de Fréjuset le maréchal de Villars. Une femme de mœurs scandaleuses, la marquise de Prie, maîtresse du premier ministre, dominait son esprit borné , abruti parla débaudie et par une insatiable cupidité. Duverney, le plus jeune des frères Paris, fut choisi par elle pour administrer les affaires; et le duc de Bourbon reçut directement de sa main ce ministre, auteur de quelques sages mesures, et qui fut aussi 'Actes le complice et Tinstrument d'odieuses violences. Les pre- ^nou^li^ mières lois rendues sous le ministère ainsi composé sont «7S4. ' insensées et atroces : la valeur légale des monnaies est diminuée de moitié , et l'intérêt de l'argent réduit] au denier trente. Duverney veut que les habitudes de la nation changent aussi vite que les arrêts du conseil : les troupes font main basse dans Paris sur les ouvriei*s qui défendent leurs salaires; les prisons se remplissent; on mure les boutiques de ceux qui n'abaissent pas leurs prix aux taux des lois monétaires. Dans la suite on s'aperçut des effets désastreux de cette mesure; et, après avoir mis le royaume en confusion, on rendit aux monnaies leur valeur primitive. La France fut encore frappée à cette époque , et pour la dernière fois, de l'onéreux impôt ie joyeux avènement^ qu'avait sagement rejeté le duc d'Orléans, et qui fut affermé vingt-trois millions; elle paya, outre ses ihnombrablés charges, le cinquantième d^ier imposé sur toutes les

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UVBB Y. CHAPITBB I. 101

prodactioDs du sol. Ce fut du sein de la débauche et au milieu des ruineuses fêtes de Chantilly, brillant séjour des Gondés , que suivirent ces édits spoliateurs; c*est aussi de là que sortirent des ordonnances barbares contre les protestants ; elles admettaient, comme les édits de Louis XIY, la supposition mensougère qu*il n'y avait plus de protestants en France, et traitaient en conséquence comme relaps tous ceux qui étaient convaincus d'hérésie; elles flétrissaient les mariages entre calvinistes , autorisaient l'enlèvement des enfants, l'envahissement des successions, et punissaient de la mort et des galères la fuite , l'hospitalité, et les actions les plus généreuses. Ces ordonnances dépassaient mémeen cruauté celles du feu roi ; car elles rendaient inutile l'intervention d'un officier de Justice, et abandonnaient les victimes à la discrétion de leurs ennemis acharnés.

Les deux mobiles des actes du duc de Bourbon étaient la cupidité et l'ambition. Ce fut dans l'intérêt de sa fortune qu'il soutint la compagnie des Indes , fortement ébranlée à la diute du système de Law, et dont il possédait un grand nombre d'actions; ce fut par une haine jalouse pour la maison d'Orléans, et dans la crainte qu'elle n'héritât de la couronne, si le roi mourait sans héritier direct, qu'il rompit le mariage projeté entre le roi et une princesse en bas âge. Il renvoya l'infante en Espagne, Renvoi de appelant au trône, en sa place, Marie Leczinska , fille de ^^^ Stanislas , autrefois couronné roi de Pologne par Char- i^Sf^a les XII, et qui, déchu des grandeurs royales, vivait dans "^' une retraite obscure à Weissembourg.

L'affront de cette disgrâce fut vivement senti en Espagne. Le faible Philippe Y , victime des étroits scrupules de sa conscience, et jouet de ses confesseurs, avait abdiqué

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1^02 fQWMMER HPOtOl.

pbiiippev te trôoe, l'âfmée piéeédente, cédant aw €&nml»de son

prefHl ^ii^<^<»««p7 le j4sufté BerXDiidez. SonAl», âgé de seûe "^^84?°^"^) loi suecéâii sm» le «mi» et Lovû P'' : ou bout de sept mois de- règae , il mooBot die la :petUe léroie} «t ai PhHippe aè Temootait sar son» '^rèÉe^.sa cvupoDœ allait i^parteaér à aoa «eaond ill&, (Feffâiaand ,às^ét^K aoêj tsBàïs qu'uBe pégeuce composée ctes grands d'Espagne gouvernerait tef roysmne, La cour de Ftaficeiredoaftait^ semblables dispositions; «taon aiabaâfHàeiir, le mamtel de Tessé, employa tmvte sou* mllucnee peur que le rsi révoquât sou abdication. J^es théatogiaos, aftpdés par la relue ÉUâal>elb peur oamtettie Bammûêz , éécidàrant -qne le roi dévaft repnBiidre loseeptve, «01» peine de pédoé mortel. Laura^Peseatori, sa «ownice, leur pot ta un énsrgique secours par i^audaeede soukuigage^el; enfin Plilippe, le 5 septembre 1724, consentit à ressaisir jon tseep*^ tre. 11 apprit p€U de mais après la Ei^tsire du mnJage pfojeté :entre Louis XV et se 'ÛIU. â cette nouveète sa colère fat extrême; il renvoya ««nr^^e-cixaaii^ les deux 4lles du régent, émî Tune étsât veuve du jeune Louis r% «t dont l'autre, mademetsellede Be«ujoiai!^ 4e^t épa»* i9er l'infant don Carlos. C'était peu pour sa vangemioe : un de ses émissak^s, rtfventurier RiperdUy eomVaXea sou nom un traité avec l^n^pnrew Gbarles YI, îcrité4es oèstaeles opposés par ks )^r«8£mçes è l'é^abUssement de pxagma- ^ Compagnie d'O^ei]^ et àauipragmatiifiie^ riigleBieiit ^^^ par leqvel il appelait à sa socoasi^nr à défaut d'eafemifes "^1^ \r mâles, Marle^Tàéoèse, sa âitejaîaée. idaittnéea de ce tiaM, Traité de la France, TADglet^^e ot la Pimise aigoairty en 17.2^, ce- Tii^!^ lui de Hanovre teâésuri&tMiseâ'iHiegwaiïtieft d'une alliance mutaiftles.

Le moment apfraetaM; au Ftûiif^ «dlait é«w v«ngé

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deTiDjare Mte à'«ft ^MBitli. Le dac ée'B«arhiD««lk(rdMdt À se dérober à* rtnrportuoe ctimire de rérêquelte: Fré^, et avait ^ à cet ég«rây*«atf«tiié lajeanereineà «nconder ses desseéM. 'Gependant la misère .da peu]^ était au eembte : ée toutes parts il ^MweÊt un cri répralMteiur centre le f9ai^enieroent , et Tod stipfAiail; Fleur^deiineltie OD terme aux malheurs publics : la clameur publique fat eatendue, et ta i^irokitmi miiiisftériettes^opéra. Le 1 1 juin Se roi; partant pour la clukise^ dit à M. kjBiie, avec un gradieux sourire : « Mon cbusin, ne me laites pas attendre ^J^JJ^Jj^ « pour souper; » et peud-isitaits après le doc de Cba- ^^,f^°' rsst lui remit de la part du monacque une lettre fort-sèebe, qui lui ordonnait de se retter à Chmititly^ sous peine de désol>éissance. Le>priiiee obéit sur^le-ciiamp. Paris .apprit sa chute avec des transports ^lexprimables. Les frères fâris furent renvoyés, iUivemey fut enfermé à la Bastille, et la marquise de Prieeiilée. Leroi dédararque désormais il n^aurait plus de premier ministre, et qa^i gouvernerait ini-mérae. Ainsi se terminècent ks dix années pendant lesquelles nous avons vase peoknger t&tuteUe de Louis XV successivement sous les diefe è» detne branches collatérales.

Au milieu des violences, des scandales et des calamités qui signalèrent cette époque » on adopta quelques sages mesures, on entreprit plusieurs travaux utiles. Du verney ftit le véritable fondateur de la milice nationale, établie „J515{gj^, par lui sur un excellent pied , et portée à soixante mille hommes désignés par la voie du sort : Tentretien du soldat ne pesa plus sur Thabitant , et près de cinq cents casernes forent construites dans cette courte période. ^La régence conçut pour les routes un vaste et beau système, dont elle confia l'exécution à une administration particulière; elle

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104 TBOinàlIB BPOQUS*

Écoles seconda enfin les vues philanthropiques de Tilliistre Frantiennes, çois de Sales , fondateur des écoles chrétiennes.

La moralité publique reçut une funeste atteinte des mœurs de la régence : la fureur du jeu surtout, dont les princes donnèrent le fatal exemple, s'empara des cœurs, et porta la ruine et le désespoir dans une multitude de familles.

Littéra. Le régent, doué lui-même de nombreuses connaissances,

turc.

s*honora comme protecteur des lettres et des sciences : celles-ci jetèrent peu d'éclat paf leurs découvertes, celleslà comptèrent plusieurs noms illustres et quelques chefsd'œuvre. Fontenelle et La Motte étaient alors les arbitres du goût en littérature; Bollin écrivait son excellent Traité des Études; Vertot , ses Révolutions Romaines; Gérard ^ ses Synonymes. Destouches , Marivaux et Boissy se distinguaient sur la scène comique ; Crébillon et Jean-Baptiste Bousseau écrivaient encore ; et Massillon s'immortalisait par la prédication de son Petit Carême. Mais déjà s'annonçaient Voltaire et Montesquieu : deux ouvrages célèbres, la Henriade et les Lettres persanes , n'avaient cependant fait pressentir qu'une faible partie de l'immense talent de ces deux auteurs, et de la prodigieuse influ«ace qu'ils exercèrent sur leur siècle.

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