‹ Histoire de France (volume 3)Chapitre 17 sur 65 · RÉVOLUTION FRANÇAISE · texte numérisé non relu

RÉVOLUTION FRANÇAISE

L'histoire de la rénoIntioD bous moDtfe la Fraace, dans uae période de qiMrante années^ sous quatre phases prindpcdea, et d'me di vérité frappante. Dans la première nous voyons ia lutte qae sotttieDt la bourgeoisie eoatre la eour et les ordces privilégiés : lotie imposante et terrible, qii se termine par le triompbe de la naltittide et par la choie do tr6oe. La seconde nous présenle^ aveeie fléaa de la guenre étrangère, oekd da règne de la populace et des hommes violents et pervers, dans la main desqaeis le pouvoir est tombé : e*ert Tépoqne san^ante pendtmt la* qneiio la France est en proie k la terreur, puis à l'anarchie ; c'est celle de la r^nblkfue jusqu'au 18 brumaire. La révolution^ dans sa troisième phase, fait voir la nation épnisée par tant de maux, lasse de taat d*excès, et cher^ diant aux pieds d'un grand capitaine un refuge dans le, despotisme militaire : ht Frmce alors semble taransformée en on vaste camp, et signale pendant douze années , par une suite non interrompue de triomphes, sa réaction contre TEurope; c*est Tépoque du consulat et de l'empire. Enfin, lorsque Tapplication d*une partie des principes au nom desquels la révolution s'est opérée a reçu du temps une espèce de consécration , lorsque tant d'hommes agi-

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tés par des vœux contraires ont appris à vivre ensemble et en paix sous la main de fer du conquérant, celui-ci tombe à son tour, et la restauration des Bourbons s'accomplit, sous la condition de doter la France de libertés politiques et de respecter les intérêts généraux inhérents au nouvel ordre de choses* Il y avait lieu d*espérer que cette dernière époque aurait pour résultat rétablissement d'un gouvernement nouveau, capable, plus que tout autre, d*assurer aux Français la possession durable de tous les fruits obtenus après de si longs orages.

Si, au début du règne de Louis XVI, la voix des Turgot, des Malesherbes, des hommes également distingués par leur patriotisme et par leurs lumières, eût été entendue, la France aurait peut-être joui dès lors de quelques avantages qu'elle a payés par tant de trésors, de larmes et de sang. Mais il en est, hélas! des peuples comme des indi* vidus : leur expérience est toujours chèrement aoquise, et ils ont besoin d'épreuves douloureuses avant de consentir à suivre les conseils de la sagesse. Tous les partis en France ne voulurent écouter que leurs passions égoïstes , tous périrent successivement des excès de leurs propres fureurs; et dans la période sanglante dont nous allons esquisser le tableau rapide, la nation française, par ses effroyables saturnales, par' ses étonnantes victoires et ses progrès en population et en richesses, à la suite des phis épouvantables convulsions qui aient jamais désolé un empire, fut tour à tour pour l'univers un objet d'horreur, d'effroi et d'admiration.

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