QUATRIÈMB B90QI)E
GoiH pour la o^mmatidêr. Bonaparle avait donc, vers la Ad de 1796 , à se défeodre à laMs «outre Tarmée do pape, aontce le mauvais vouloir de Veoise , qui ne gardait qn^à regeet la neotralité^^t eontre soixante-cinq mille hommes eondiÉts par Alvinzi ^ Pnyvera. Mais loi-méme avait enfin reçu lea raiforts depuis si lOBgtemps attendus, et comptait environ cpiarante*dnq mille hommes sons les armes. Il s'avance d'abord de sa personne Jusqu'à Bologne, et prend les aesures nécessaires pour arrêter les troupes des Ittats romains 'y puid il remonte aussitôt vers l'Adige, et rentre sur le, théâtre d'une lutte acharnée , qu'il allait terminer par des coups dédsife. Vingt mille irammes s'avançaient sons Praveiapar le bas Adige, dans le but de commiiÉiquer avec l'année du pape et Mantoue ; Alvinzi avec qnia- Marche raiite-cinq mitie soldats descendait du Tyrol par la route av^^ une qui passe au pied du Montebaido, dont la chaîne sépare le armtesur lacdc Garde de l'Adige; un corps peu nombreux snivadt
l'A dise.
ûemlh. 'a ^^^ opposée. La téièbre position de Rivoli était la seule qui put arrêter l'ennemi entre le lac et le fiteuve. dette position , formée par un plateau demi-circulaire qui ^db- ' mine la route, est dominée elte-mème par les hauteurs de MontebaIdo,qui s'étendent autour en amphithéâtre, mais où il est impossible de conduire de l'artillerie; l'Âdige baigne le pied du plateau, et la route le traverse en s^y élevant par divers replis qu'Ole fiait sur elle^néme.
Bonaparte donnaissait depuis longtemps toute l'importance de cette-position ; il y plaça Joubert. Menacé Mentôt de divers côtés, il comprit que le principal effort de l'armée autrichienne se dirigeait contre Rivoli, où Joubert faisait une résistance héroî(ïue, et que le champ de bataille Victoires serait le plateau même où le combat fc'émît engagé : il ras- **5art?T semble toutes ies forces dont^il peut disposer sans trop
yGoogk
UYfiS II. CaAFlXBS lY. , 287
affaiblir ses autres poiats de défense^ et Yole av^ Maaiéaa i^^ou et au secours de Joubert, qui luttait eucare avec, dix nûtie ^^l'^^ homiues contre quarts te-ciaq miile. L'bonzQn était em- ''^^' brasé ùt feux ; des nuées d'ennemis avaient gi?avi les hauteurs du Montebaldo, qui domine le plateau eQ4enii'cerele et descendaient de cet amphithéâtre &à ooioooes serrées. Uoe masse formidable de cavalerie et d'artillerie ^avaseait par la route sur le plateau ; un autre corps , sooîs les ordires de Luslgnaa, ie tournait pour fondre sur les. derrières de 1* armée française, et du bord imposé Yukassovitch fhisait tomber sur elle une pluie de fni. Mais ce plateau étak le seul point où Bonaparte pût empêcher la jonction des divers corps de l'armée ennaxiie. Il ranime par sa présence les soldats de Jonbert, épuisés par quarante-huit heures de combat y pointe ses cuk»s sur les colonnea qui descendent du Montebaldo^et les renverse. Notre gauche flédiit ; mais la 14^ demi-brigade et Tinvincible 32^, Masséna en tète, refoule Tennemi. Le Clerc, Lasalle se précipitent aYec . leurs escadrons sur la formidable colonne d'artUieric et de cavalerie qui déjà débouchait par la route sur la droite du plate^iu; une brigade d'artillerie légère tire à miteailley écrase tout ce qui a débouché, et renverse pêle-mêle sur ia pente rapide chevaux et canons. Bonaparte et Joubert retombent alors sur te demi^cerclede l'infanterie autrichienne dont les masses ralliées revenaient fondve sur le plateau envahi; ils les charg^t, les mitraillent, les foudroient : cette infanterie fuit dans les montagnes. Le corps autrichienne Lusignan, qui devait couper les Français, est coupé iuimême, et met bas les armes. La bataille est gagnée. Bonaparte et Masséna comment aussitôt au-devant de Provem, 4iui avec ses Ytogt mille hommes avait passé l'Adige et marehaitisur Mantoue pour la délivrer; une seconde ba«
yGoogk
288 QUATRIXMLE ÉPOQUB.
laHlese livre en face du faubourg Saint-George , tandis que
Serrurier repousse une attaque furieuse de Wurmser, qui
veut forcer ses ligues, et le rejette dans Mantoue. Provera,
eemé par Victor, Masséna , Augereau , met bas les armes
avec six mille hommes. Ces journées, prodigteuses après
Capitula- tant de prodiges, décidèrent du sort de l'Italie; Wurmser,
n^^^ue. ré(kiit à Textrémité dans Mantoue, rendit au jeune vain-
«»•'• queur la ville et son épée.
Bonaparte, pressentant dès lors sa fortune inouïe, ne négligeait aucun moyen de succès et de renommée : dans rintervalledes batailles, il s'entretenait avec les savants et les poètes; il vantait la république, et déjà tout annonçait ea lui le dominateur futur ; affable avec ses lieutenants et ses soldats , il témoignait aux directeurs une réserve hautaine , et triomphait de leur jalousie en se montrant indispensable à la tête de son armée victorieuse. Il s'appuie des sympathies populaires contre les gouvernements, et transforme la Lombardie en république cisalpine , dont Fonda- Milan devient la capitale. De nombreux renforts lui arcii^pabu- vent de France, et il marche de nouveau sur Vienne, ayant
que d* ' .^
saipine. en tétc le prince Charles : Masséna commande l'avant-
garde, et s'immortalise par les victoires de la Piave et de TagUaixMnto. La Garinthie , la Styrie , le Frioul, sont rapidement conquis; la terreur règne à Vienne ; et Bonaparte , pour pénétrer plus avant, attend les mouvements des autres armées* Hochecommandait celle de Sambre-e^Mellse, Moreau avait gardé l'armée du Rhin : leur marche est tardive; et Joubert, laissé en arrière par Bonaparte avec trois divisions pour défendre le Tyrol, est battu par le prince Charles, et contraint à la retraite^ Bonaparte , instruit de ce revers y envoie à Vienne pour traiter de la paix ; Armistice uu armistice est conclu à. Léoben. Le général français ce-
yGoogk