QUATBUKB BPOQVA
Ruptv^ f><^*>-»i»i, frquf iffl (pirrrr imtiimitlr imnnpttr ri» mmnwnin ^iS^f' rar mer, noyait point trouvé dans la paix autant d'à-
Joinisos. ^^ „ , -
YEBtagesqve la France : elle vivait avee ombrage eelie<-ei dominer les petits États limitrophes, ooeupés par aes régih ments, tandis que les grandes puissances, la Rnsne, VAêê^ triche et la Prusse , subissaient son aseesdant. Cependant , une des plus importante» clauses dm traité n'était point rem* plie : rtle de Malte étatt encore oceupée par le» troupes an-r glaises , lorsque le premier consul en exigea l'évaeiiatiaii atvec une hauteur qui la rendit très^UIftdle, eà blessmrt f or » gtieil britannique. L'Angleterre Mteai, et assuma anisisut elfis en partie la responsabilité d'usé gnerxe nowvelie et effroyable. La paix d'Amien» fût rompue en/ jun 1803i Bonaparte résolut de vaincre les Anglais sur leoi! pnoprt sol : il médita d'y descendre , et rassembla dans ce but , à Boulogne, l'armement le plor formidables
^tto?!te' Une seconde et redoutaMe oonspiratloo fut ourdie^ à. la et'V même époque, contre le ppcnier consul et peur llB.pélabiia*
Fév%r' sèment des Bourbons, par des chefls chouans et vsyafistea; à leur tête étaient Pichegr U' et George Cadoudai ; Moffiau fterl leur eonMent, mois oon leur OMopiioe; La.conjumlîNi ftrt découverte en février i804. Moreau, etcntnits Pkshâ* gru et Gadoudal, furent arrêtés^ €et évéataMOtagiitait les esprits', quand tout à'coup un bruit sinistre w répandit jdaas Par!» : le sang d'un Bourbon avaiiconlé ; un [nritaceâranr çais^ iechie d'Enghien, voMit détre juridicpiamtotassa»sffnéi AbCKé par de foux rapports sur la vaturedes relations du' prince avec Pk^gru, Instruit en outre qu'un vamoBablement d'émigrés se fermait sur la frontière du.fthia dans lé pays -de Bade, le premier consul résolut d'effrayer ses ennemis par un coup terrible , et Ût enlever le prince, par un détachement, sur le territoiiie étsanger. Le. duc d'En-
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Li^ttfif m. xoBÊLBfwauf I. 9ftn
gfïlefi, arrivé à' Phrts le 20 iMir», lot: oondait à VisegiiiieB^ où dftâsila'iiifil' une cMMuission militaipe le jugea et le condattina à moit : la seateMe^futà rinstant exéeutée. Le Exécnpremfiero(»UAil1'avaiti^olée'eoééai9Mi^lesjugtt8 ; il creusa duc deâlâ tombe du deruier dèd Gondés^âans iefostéde YineeDiiesi; MfrsîSu. toute sa gMtti m put efl^eer la Udie impiinée par ce crime à son'uoifl ; et oVsteoâa dons cette SMigtoatt oatKt* tiV>phe (juHt faut recomiattre la prioeipaie cause de la troi^ sMâe guét^regéiiérate '.
Paris, la FraBce, TËurope, ^aiettt encore émus d'uu Mort de si grand atteotat lorsque s^uvrit leprocèsde Pkhegmetde ^J^^^ Moreau. Le'eouqtiéfGnit de la Bollaode, infidèle à sa pe- m^u. nommée , éiall deseetuitf au rôle de ooiispirateur'; ies^ppeu'res étaf^t aK^eablanftes^ il prévit son sort; son^ âme forte, dft Bonaparte Iui^méme% ne put f»ivisager llnfamie du supplice. Pl<Aiegni désespéra de la démence du premier em»sA,m la dédaigna; ituSétcMgiaf dans sa prison. Gbeoqges Cadoudttl parut intrépidement devant ses juge», et les étddna par Ténerg^fue coiscisiou de ses r^^onse» : «^ Oà IdgMt'-ii? -^ Kulle pBit^ -^ Quei^était son deasein^en venant a* Farts? -^ IKatta^ucr le premier eoosuL — Par quels mo^^Mïs? — Par la foree^euveme. — Avec le poignard? — Nett V ^ a^mes égales avee reooorte d» pnemkr consul. » Maië ceTdi qvi alors afttirait tmw letf regaiiÉB était le vai»^ qoeur de Hoivenllnden, l^ill«eti<e^Marcan^ qui^ seM par an»imi^n, soit par jaloiwler aurait prêté f«iteille aux conspira^ teuts ! Il se flattait de sueeédisr au premier eoi»ulf et s'il eût (Conspiré, il i^ât IMt pe«fr M^mèut^ & non pour les Bourbons^, H ave«a q^'à avait comiu tea eonjorés^ mais
' Thiers, Hist. dxi Consulat et de V Empire, liv. XÎX.
^ Mémorial de Sainte* Hélène,
^ Thiers, tRit. du OmMatetée VEmpin^ liv. XVI 11.
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rhonneur, disait-il, ne lui avait pas permis de les nommer, et il retrouva devant le tribunal la force d'âme qui ne lui fit jamais défaut sur les champs de bataille. Le premier consul désirait sans doute une condamnation capitale, afin d'accabler Moreau de sa clémence; et l'on eut soin d'insinuer aux juges qu'ils pouvaient aggraver la sentence sans aucun risque pour l'accusé, le premier consul ayant l'intention de lui faire grâce : « Et qui nous fera grâce à nous? » demanda l'un des juges. Cette belle réponse était faite par le savant Clavier. Moreau fut condamné à deux années d'emprisonnement Bonaparte commua la peine en celle d'un exil aux États-Unis. Sur quarante-cinq prévenus, dix-sept furent condamnés à mort, et parmi eux Georges Cadoudal, Charles de Rivière et Armand de Polignac : la peine des deux derniers fut commuée; le premier mourut comme il avait vécu, sans donner un signe de faiblesse.
La guerre contre la Grande-Bretagne et la conspiration de Pichegru aidèrent Bonaparte à s'élever du consulat à l'empire. Mais d'abord il ajouta aux attributions du sénat, déjà si étendues : ce corps n'était qu'un instrument docile entre ses mains, et toute l'autorité qu'il acquérait en aj^rence était un gain réel pour le pouvoir du premier consuL Â cette époque néanmoins» comme dans les premiers temps de son gouvernement, Bonaparte ne négligea rien pour adoucir son joug en répondant aux besoins et aux intérêts nationaux : il récompensait toutes les découvertes utiles, tous les services, tous les talents; sa vaste pensée embrassait à la fois les objets les plus divers; le jour même où il distribuait quelques pensions à d'anciens ouvriers, il instituait les prix décennaux comme encouragements à toutes les connaissances, à tous les arts qui embellissent et enrichissent les États. Il favorisa de tout son pouvoir la propa-
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gation de la vaccine, récemment introduite en France par le respectable duc de la Roeh^oncanld-Liancourt, l'un des bienfaiteiirs de Thamanité, et il n'y eut presque aucune brandie de Tadministration civile ou militaire où son génie ne développât quelque germe lieureux d'amélioratii»!. La France n'opposa aucune résistance à Bonaparte» parce qu'en lui l'ambition de la grandeur personnelle s'allia longtemps avec l'intérêt de la grandeur, de la gloire et de la prospérité nationale, et il obtint les suffrages de ses concitoyens par ses travaux pacifiques autant que par ses expkrits.
Lorsqu'il eut ainsi triomphé de toute résistance, il se fit prier par le sénat de gouverner la république sous le nom de Napoléon Bonaparte, et avec le titre à! empereur héréditaire. Camot, fidèle à la cause républicaine, s'opposa vainement 9 dans le tribunat, aux vœux de la plupart de ses collègues ; l'empire fut proclamé le â floréal an XIL prodama La constitution subit de nouvelles modifications ; et tandis {^empire. que le tr6ne se relevait, quelques garanties furent accor- ^j^î. dées aux citoyens en dédommagement de la perte qu'un grand nombre croyait faire d'un reste de liberté publique par la diute du gouvernement républicain. Le sénat fut "constitué gardien de la liberté individuelle et de la liberté de la presse non périodique; la parole fut rendue au corps législatif dans les comités secrets , où six membres furent autorisés à discuter les projets de loi ; les membres du tribunat virent leurs pouvoirs prorogés de cinq à dix ans; mais ce dernier corps fut divisé en trois sections , et il lui fut interdit de délibérer en assemblée générale. Enfin une baute cour impériale fut créée, dans le but d'ajouter à la sûreté des citoyens comme à celle du gouvernement. Cette * cour devait avoir son siège dans le sénat : elle possédait la
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pli^part des alIribaitioBSjundiqaes qu'eut dans^la^oite U, coar de» pairs ; eUe donnait une garantie au gonremement' ooBtre leaaoteQrs de comptots, ettaax citoyen» CMrtre ieaclients <de l'autorité piiibHqu& £Ue était composée de cent: vingt membres : princes, grands dignitaires , sénateurs , magistrats et eooseiliers. d'État. Lane«velie constitution reconnut les Inèffes de Temperwr Louis et Jtaeph prtneea français et aptes à iui^uooéd^. On créa six gruids di^ gnitaires : le grand* électeur» i*arehi-cbaneelier d'empire', rarchirehaaceiier d'État, l'ardii^résorior, le connétable, et le grand amiral. Ils pouvaient remplacer l'empereur absenti, soit au sénats soit dans les conseils, soH' à iarmée; ils formaient avec lui le grand conseil de l^empire; enfili, dan» lecasid'extinctioQ de sa deseendanoe natu^ reUe et légitime, il^devateotéhre Teoipereur, et fermer, en cas de minoiité, le conseil de régenee. Les^ frères dii Ni^[)0léon, Joseph et JL<»iis , furent nommés, cdui-là grand électeur, celui-ci connétable. Les charges d'arehi^diancdier. de l'emi^re et d'arehi^résorier furent données au seoond et au troifiàèifte consuls, GandMioérès et Lebrun* Auidessous des six grands dignitaires on.nommadnquwite grands officiera V soit militaires, soit civils, et' à* leur tête dix-huit maréehaux d'empire^ qui' furent Berthier, Murât» Mencey, Jourdan^ M«BséDa,.Augereau, Ber^iadotte, Soult, Brune^ Lannesy Mortkr, Ney, Davoust, Besstôres, Kel-^ lermann, Lefebvre, Pérignon^ Serrurier. Napoléon désira; que son règne eût, avec l'assentiment du peuple^ cehii'du clergé; il obtint l'un et l'autre : le nouvel empereur fut aœepté par l-immense ms^orité des Français, et^ àsoniostante requête, le pape Pie Yli viat à. Paris donner à m âwtune inouïe le sceau de la consécration religieiMe. Le 2 décembre 1801-., dans l'église de Natre-D«ne, Naptiéon^
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atM»i)ttrpigËié ât soa épouse Jèséphine, entouré des gmtiûs sacre et iWpffle rÉurt et cto» dignitaires tle i*ÉglJse, fat sacré em-^ ",«°^«|^ perew déis Fruiçais' pur le sonveral» p^itilé; nuds» il ne* *''^*i«ç«t( point la cottmiiM de ses maâi», il la prit sarl'aatel, et se'oearotfDa loi-ttème en proBençant ee^serraent sotennel : « Jejorede maintenir l'intiégrtté da terHMredé la « répnbUqae; de rèepeeter et ùàre respecter les loi» du* « coneotdat et la liiièrté^ deb cultes; de respecter et fiftire « respecter l'égalité des droits, la liberté poliUqneet dvileî « rirrévocabilité des ventes des biens nationaux; de ne <t lever* aucun Impôt, de n'établir aneunetaxe'qo^enTeitu « de la loi ; de maintenir l'institution de la Légion d-bom « neur ; dé- gouverner dans la< seule vue de rintérét, du «r bonheur et^ de la gloire du peupte français* »
TandlÉT qu'en France un prince nouveau pensait fonder pour sa dynastie un trône impérissable, un prince fbgittf, héritier dësandens roifs, n^ligé par les souverains de Ffiurope, et oublié de ses serviteurs les plus fidèles, protestait à la face du ciel et du monde contre les décrets de la fortune. Yoicl le serment que prononçaitalors, dans une vlUè obscure de la Suède, celui qui devait régner plu» tard sous le nom de Louis XVIII : « Au sein de la Baltique; Protesta-
^ ' Uon de
« en face et sous la protection du ciel, fort de la présence ^<>uu « db notre frère, de celledu duc d'Angouléme, notre neveu, « et de Tassentlm^t des autres princes de notre sang, « attestant, et les royales victimes, et celles que la fidélité, <t l%ooneur, la piété , Tinnocence , le patriotisme, le dé^ <t vouement, offrirent à la Aireur révolutionnaire, ou à la « soif et à la jalousie à^» tyrans, invoquant les mânesdu « Jeutie héros que des mains impies viennent de ravir à « la patrie et à la gloire ; offrant à nos peuples, comme gage « de réooneiiiiHloO) les vertus et l'ange consolateur que la
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« Proyldfince, pour nous donner un grand exemple , a « voulu attacher à de nouvelles adversités en l'arrachant « aux honrreaux et aux fers : nous le jurons, Français, « jamais on ne nous verra rompre le nœud sacré qui unit « inséparablement nos destinées aux vôtres» qui nous lie « à vos familles , à vos cœnrs, à vos consciences ; jamais « nous ne transigerons snr Théritage de nos pères, jamais «c nous n'abandonnerons nos droits. Français , nous prea nous à témoin de ce seraient le Dieu de saint Louis, ee- « loi qui juge les justices. »
Ce serment d'une âme toute royale fut alors à peine entendu, et le faible écho qui le porta jusqu'en France vint expirer an milieu des pompes bruyantes du couronnement et de mille clameurs adulatrices. Non-seulement le trône, vide depuis douze années, était enfin occupé, celui qui s'y était assis voulut encore combler en apparence autour de lui l'intervalle qui séparait les temps nouveaux de ceux de l'ancienne monarchie : il voulut ressusciter en France les vieux usages des autres cours du continent; il s'entoura de leurs pompes fastueuses , il eut des chambellans et des pages. Mais, tout en cherchant à rajeunir autour du trône les formes de l'ancien régime, et en suspendant les libertés publiques, il avait respecté les résultats réels de la révolution, qui étaient la division des propriétés, l'acquittement uniforme de l'impôt par tous les citoyens, sans distinction de classes, l'égalité devant la loi, l'admission de tous aux emplois publics , et l'enlèvement de l'état civil au clergé. Il avait également fait reconnattre , dans un grand nombre d'États soumis à ses armes, en Allemagne et en Italie, plusieurs de ces principes qui sont les bases sur lesquelles se fondent de nos jours les constitutions politiques. C'est de leur maintien que devaient naître plus
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tard les institutions libérales au peuple français, à une époque où le despotisme ne pourrait plus loi être imposé au nom de la gloire.