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Défaite seulement , risque la bataille de Yimeiro contre yin&t-six
des Fran- 7 -m o
vimllro ™^''^ Anglais et Portugais; il est vaincu, et bientôt après *\^^ il signe la capitulation de Cintra, qui du moins lui permet
caçttDia- de rentrer en France avec honneur. Le Portugal est évacué ;
M^âoèS' ^^^P^ °'ft ^^J^ P^°^ ^^ Espagne que Barcelonne , la Nalaoe. yarre et la Biscaye ; les Anglais , naguère les ennemis des Espagnols , sont accueillis par eux à bras ouverts. Napoléon frémit en apprenant les revers de ses armes dans la Péninsule ; ils ressent avec une douloureuse colère ce premier affront qu'aient subi ses aigles ; il veut que ses meil* leurs lieutenants, que ses légions d'Allemagne et d'Italie franchissent les Pyrénées pour effacer la honte de Baylen, pour étouffer dans son berceau une insurrection si menaçante et si imprévue : il les rappelle des bords du Niémen, de la Sprée, de TElbe et du Danube; et dans une proclamation adressée à ses braves , il fait entendre ce cri de
^prtjda^^ guerre et de vengeance : « Soldats, j*ai besoin de vous...
^à^wt?" ** Portons nos aigles triomphantes jusqu'aux colonnes d'Her-
armée. « ^^ . |à aQggi hqus avous dcs outrages à venger. Vous « avez surpassé la renommée des armées modernes ; mais « avez-vous égcilé la gloire des armées de Rome , qui dans « une même campagne triomphèrent sur le Rhin et sur « FEuphrate, en lllyrie et sur le Tage? Une longue paix, « une prospérité durable seront le prix de vos travaux. Un « vrai Français ne peut , ne doit pas prendre de repos « jusqu'à ce que les mers soient ouvertes et affranchies. ' « Soldats 9 tout ce que vous avez fait, tout ce que vous « ferez encore pour le bonheur du peuple français et pour « ma gloire sera éternellement dans mon^'cœur. »
Quoiqu'un but d'intérêt général soit iovoqué dans ces fières paroles comme l'unique prétexte de cette guerre, Il est trop évident qu'un autre motif l'a suscitée, et qu'elle est
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LIYAB m. CHAPITRE III. 357
née d'une ambition toute personnelle. Si Napoléon, en effet , n'avait voulu que fermer l'Espagne au commerce anglais^ il y serait parvenu, soit qu'il eût laissé Ferdinand régner sous sa tutelle, soit qu'il eût affermi le sceptre dans les mains débiles de Charles IV : en les dépouillant l'un et l'autre il souleva contre lui les passions ardentes d'un peuple enthousiaste, il raviva Tanimosité des cabinets européens , qui s'alarmaient avec raison de cette usurpation inouïe , et ne voyaient plus de terme à ses envahissements. Napoléon allait se lancer au hasard dans une carrière sans limites, où il s'égara et rencontra un précipice: déjà, au point de son histoire où nous sommes parvenus » son astre commence à pâlir, et le prestige de rinvincibilité de ses armes est détruit.