CHAPITRE lïl
Depuis Tentrevue d'Erfurt jusqu'à Pabdicatioii de Napoléon à Fontainebleau.
Napoléon, résolu à dompter l'Espagne, affermit à £r- Entrevoe furt, en septembre et en octobre 1808, son alliance avec Napoléon Alexandre; et les deux empereurs parurent a cette entrevue ]^^^^ célèbre d'autant plus portés à s'entendre, qu'ils avaient à ^oï rédobtenir l'un de l'autre une haute et mutuelle garantie pour aS'^Tux des usurpations récentes, impatiemment supportées par le /nun.^ reste de l'Europe. Les troupes d'Alexandre avaient conquis la Finlande au nord sur la Suède , et avaient envahi au sud les provinces turques de la Moldavie et de la Yala* chie, tandis que les troupes françaises couvraient l'Es-
Sept.,oct.
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pagne. Les deux sonveraios ooaclarent ua traité par lequel Napoléon reconnut les tids provinces envahies par la Eussie eoBine partie intégrante de cet en^re : Alexandre^ en retour, reconnut la dynastie ni^ioiéonienne en Espagne ^ et, en cas de guerre de la part de T Autriche, ils s'engagerent à prendre de concert les armes contre cette puissance. Ce traité, à la rédaction duquel toute considération morale était étrangère^ ne reposait que sur les intérêts de Tambition des monarques signataires, et ne pouvait subsister qu'autfi^ que ces intérêts ne changeraient point; il était dilôcile qu'il subsistât longtemps. Néanmoins , assuré des dispositions pacifiques d'Alexandre, Napoléon rejoignit Ini-ttéme ses légions en Espagne.
Palafox , Castanos, Blake commandaient l'armée ennemie y forte de cent quatre- vingt mille hommes , et qui s'étendait depuis les côtes de Biscaye jusqu'à Saragosse ; mais Napoléon, marche accompagné de ses grands capitaines, à Victoires la têtc de ses vétérans : la victoire est assurée. Soult "^^is ^' triomphe le 10 novembre à Burgos , où il enfonce le centre
les Espa- «^ »
gnois à des ennemis ; le lendemain Yietor écrase leur gauche à
Burgos , à ' °
^ rt à** Espinosa , sous le général Blake; leur droite est enfin mise Passage ®^ ^"^*® P*** *® maréchal I-annes à Tudela. Le passage étroit si'mmo- de la Sommo-Sierra est désormais pour l'armée française tto^HS^ le seul obstacle jusqu'à Madrid : seize pièces d'artillerie foudroyaient ce défilé, qui semblait inexpugnable ; Napoléon fait charger ses lanciers polonais, et la batterie est enlevée au galop. Le 3 décembre l'armée française fait son entrée dans Madrid : un corps de l'armée anglaise de Portugal, sous les ordres de sic John Moore , était en marche pour couvrir cette capitale ; mais à la nouvelle des désastnes des armées espagnoles ^ il battit en retraite, devant Napoléoa, sur Astorga et la Gorogne. Le maréchal
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LITBB III« GH4P1TBB III. ^M
Soolt eut ordre de le poursuivre jasqu'aa lieu de son embarquement, et, selon les paroles de NapBléen» « ée le jeter « dans la roer Fépée dims les reia&. » Il le chassa devant victoire
, , - deSoultà
lui jusqu à la Corogne ; là, occupant une position forte, sir ^^j^^oro- John Moofe livra bataille, fut vaincu , et mourut en héros : ^^^^^^t son armée s'embarqua le lendemain. L'Espagne, hormis ^j^nX^ quelques villes, foyers principaux d'insurrection, parais* **^' sait soumise ; Napoléon avait ramené son frère, le roi Joseph, à Madrid, et il crut gagner les Espagnols en abolissant Tinquisition, en leur parlant de franchises, en leur promettant Tabolition de la féodalité; mais il s'adressait à un peuple qui le comprenait à peine, qui n'écoutait que la voix de ses prêtres, et dont l'héroïsme frémissait sous le joug de l'étranger; ce peuple répondra bientôt aux promesses libérales de l'usurpateur par des cris de rage et par une nouvelle et plus redoutable insurrection.
Cependant l'Autriche s'est enhardie par l'absence de Napoléon, par l'éloignement de ses vieilles troupes et par l'insurrection des Tyroliens contre les Bavarois, nouveaux maîtres que la France leur a donnés ; elle forme avec l'Angleterre une cinquième coalition. L'archiduc Charles aaquiè-
^ ^ me coa-
accepte le commandement des troupes, qui s'élèvent à cinq ^tioa.^ cent mille hommes, divisés en huit corps : l'un d'eux, sous ^^^ Tarchiduc Ferdinand, doit envahir la Pologne ; trois autres, ^magnt sous l'archiduc Jean, marcheront en Italie et dans le Tyrol, dont ils soutiendront l'insurrection : les autres corps, rassemblés sur la frontière de Bohème, se dirigeront sur le Rhin en soulevant toute l'Allemagne, où plusieurs sociétés secrètes, dont la plus célèbre est celle de Tungenbund, en Prusse, n'attendent qu'un signal pour courir aux armes et affranchir leur pays. Les troupes française» dans ces contrées ne s' élevaientalorsqu'àcent trente mlUe hommes.
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360 QUATAIÈMB ÉPOQUE.
disséminés de la Baltique aa Danabe, sous le commandement de Bernadotte, Bavoust et Oudinot; Eugène occupait, avec quelques divisions, le Piémont et Tltalie. Au premier bruit des projets de l'Autriche et du mouvement de ses armées, Napoléon quitte l'Espagne et arrive à Paris : de là il dirige des forces nombreuses en Allemagne et en Italie. Le vaste terrain de ses opérations s'étend de la Pologne, où commande Poniatowski, jusqu'en Italie, où Eugène compte soixante mille soldats sous ses ordres^. Napoléon quitte Paris le 10 avril, il est sur le Danube le 17; mais ses ordres pour la concentration de ses forces , mal compris par le maréchal Berthier, major général, n'avaient pas été exécutes : l'empereur, en arrivant, trouve son armée divisée en plusieurs masses, dont les deux principales à trente lieues l'une de l'autre; la première, sous Davoust, àRatisbonne; la seconde, àAugsbourg, sous Masséna. Entre ces deux points^ au centre, stationnent nos alliés les Bavarois, les Vûrtembergeois et le reste de l'armée de la confédération du Rhin ; mais ces troupes auxiliaires sont faibles , insuffisantes et incapables de résister au choc de Tennemi, qui s'apprête à fondre sur elles , après avoir débouché par Landshut, à droite du Danube : l'intention de l'archiduc est de forcer le centre de l'armée française en passant entre les corps de Davoust et de Masséna. Napoléon voit le pérîl , et déploie toutes les ressources de son génie ; il profite de Thésitation que montre l'ennemi à son arrivée, et le tient deux jours presque immobile, en lui cachant la faiblesse des forces dont il dispose au centre , en face de lui ; il ordonne à Davoust et à Masséna de se rapprocher en hâte, et de s'unir à l'armée de la confédération, aux environs de Neustadt, de manière à menacer le front et le flanc gauche de l'archiduc Charles, qui, étonné de ces
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LIVHB III. CHAPITBB III. 361
raindes et savantes manœuvres , n'ose se hasarder plus avant y et se rapproche de la rive droite du Banui>e, vers Ratisbonne, que Davoust vient d'abandonner, et dont Fennemi s'empare. Vainqueur au combat de Thaun, Davoust opère sa jonction avec le centre , et le 19 avril Na* Jonction poiéon voit toute son armée rassemblée sous sa main. Les çorps^S?
■ , ■ Tannée
quatre jours suivants sont marqués par quatre nouvelles ^^^^.t' victoires : à la bataille d'Abensberg l'empereur rompt la ^JJJPi ligne de l'archiduc; à Landshut il occupe sa base d'opé- Abêu-' ration, met sa gauche en fuite, enlève ses parcs et ses ma- und^ût. gasins; à Eckmûhl, le 22 avril, il bat toute l'armée enne- ^'luuîi mie, et la refoule entre l'Iser et le Danube; les Autrichiens aÎST
s'échappent par Ratisbonne, que Napoléon emporte le len* demain, après une sanglante bataille, où il reçut une blessure légère au talon. Le prince Charles se retire sur la frontière de la Rohême, et les Français se dirigent sur Vienne. Un jour, durant cette marche rapide, tandis que Napoléon s'entretenait avec Lannes et Rerthier, un guide leur montra le château de Dirsteim, où Richard Cœur de Lion avait été renfermé à son retour de la Terre Sainte : l'empereur s'arrêta ; il considéra longtemps ces ruines célèbres, et dit en poursuivant sa route : « Celui-là aussi avait été « guerroyer dans la Palestine et la Syrie ; il avait été plus « heureux que nous à Saint- Jean-d'Acre, mais non plus « vaillant que toi , mon brave Lannes ! Il avait battu le <c grand Saladin;... et cependant, à peine rentré sur les ce rivages d'Europe, il tombe entre les mains de gens qui « ne le valaient pas; il est vendu par un duc d'Autriche « à un empereur d'Allemagne.... Le dernier de sa cour, « Blondel, seul, lui resta fidèle; mais sa nation fit beau- « coup de sacrifices pour sa délivrance '. » Napoléon tourna
' Mémoires sur la guerre de 1809, par M. le général Pelet. T. II. 16
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3t2 Q04^ràiS feOQQB.
âe uMv«ui les y«OK vers ces lonrs gothiques , et, v»ppekmt ses procédés généreux envers les rois qu'il av^t vaincus, il ajouta qu'un souverain dans les temps modernes éefaaj^rait À la destinée du roi Richard; puis il tomba tout à coup dans une mélancolie profonde et sUen* oieuse. Peut-être, réfléchissant à la haine de ses ennemis, révoquait-il secrètement en doute ce qu'il venait d'affîrtmet ; peut-être il pressentit que le sort de Richard pourrait un jour devenir le sien , et qu'un nouveau Rlondel ne l'y soustrairait pas. Mais son heure était loin encore, de nouveaux triomphes lui étaient réservés; et le 13 mai, un mois après Touvertore de cette brillante campagne, il entra seconde pour la sccondc fois dans la capitale de l'Autriche. La '^Françf^ guerre cependant n'était pas finie : l'empereur François "is mlu^ Vêtait retiré à Znaîm avec des forces imposantes, et l'archiduc Charles se rapprochait de la capitale, en longeant aveoson armée la rive gauche du Danube ; bientôt il prit position en face de Vienne , dans les fameuses plaines de Wagiam. Napoléon pour terminer la guerre , pour dicter la paix, devait écraser cette armée ; mais les ponts du Danube avaient été détruits; le fleuve, divisé en plusieurs bras, roulait ses larges ondes entre les deux armées, et pour atteindre l'ennemi il fallait d'immenses travaux , de grands et périlleux efforts.
Des îles nombreuses partagent le Danube aux envirous de Vienne ; la plus grande est l'iie Lobau, de quatre lieues de tour, presque en face de la ville , dont deux branches du fleuve la séparent ; la première a trois cents mètres de largeur , la seconde environ cinq cents. £n face de cette île, sur l'autre rive, sont les villages d'Aspern et d'£ssling; le Dumbe entre eux et l'ile Lobau n'a plus qu'environ cent mètres de large : c'est à travers cette grande
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LLHU fil. CftàPlTBB JII. 3J&3
tterqoe liftpedéan ^ëUDoe le ptssige. Le 19. les ponts sont jetés à Ebersfk)9f , le m rfle.est«aaiportée : là NapoléoD réttirit ses itneut^. et sirveiHe les denûers tcavaax des pents. A .peMe lieiite .mille hommes , sous L«u»ies et Masséna, ont- ils passé sur la rive gauehe du fleure, qu*Us s'emparent des villages d'JBssliog et d'Asperii , où ils sou- ^^^| tle&neût {)eBdaiàt deux jours le choc de cent mille Au- ^3^^^ tEieliiefis ; les vMIages sont cinq loisipris etiwpris , etdoonent leurs laoms à ces terribles iourné^. Enfin une autre partie de l'>armée franchit le fleuve, et rejoint les corps intrépidas de Laones et de Masséna. Gekii de DavouiM; va les suivre; JNapoléon ne l'attend poduit, et, dans son ardeur impétueuse, il prend T^en^ve contre un ennemi deux fois plus nombreux. Sa parole etcS0i> exemple électrisent ses l>raves ; il se précipite, comme autrefois aux journées d*Acoole et de Lodi, sur les Autriehlens, qui s'ébranlent et reculent; l'intrépide lABoes enfonce leur centre; déjà l'archiduc est en pleine retraite, et Napoléon poursuit sa victoire. Tout à eoup il apprend que le corps de Davottst, quldoit l'assurer , m'a pu effectuer le passage, et que les ponts du Danube sont rompus : il se voit, avec un tiers de ses forées, oompromis ipar la victoire même qui l'a emporté trop loin et réparé éa gros de son armée; il s'arrête, et adonne la retraite. Les Autrichiens se rallient, et fevkffinent avec des masses fornsidables sur les QiVtreSy qu'ils veulent enfermer dam un den^- cercle de feu et rej^r dans le fleuve; mais nos communications jae sont point coupées avec Tîle de Lobau , c'est là que Napoléon dirige Ja retraite. Il voit sueeomber autour de lui des milliers de braves; 11. perd ThércHqnie dlËspi^e, le brave Saist-Htiaire et Lannes, ^n ami, dtdc de Monte- Jbello, cpii tombe lesdaixgoioux Iraeasaés par un boulet.
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et expire dans ses bras. Cependant Masséna, ferme comme un roc, fait face à l'archiduc , le contient et couvre cette retraite périlleuse : Napoléon et tous les corps qui avaient franchi le fleuve rentrent dans la grande ile de Lobau, qui devient la place d'armes des Français, ytctoircs Euffène, commandant en chef l'armée d'Italie, est en
de Tar- o » . 7 ,
^icMm "^«^rche avec elle pour rejoindre Napoléon sur le Danube, Eugène. Macdonald, Grenier, Baraguay-d'Hilliers commandentsous lui avec gloire ; cette armée est victorieuse à la bataille de la Plave, aux combats de San-Daniel, de Tarwitz et de Goritz : elle chasse devant elle, dans ces diverses rencontrès, quatre -vingt mille Autridiiens sous Tarchiduc Jean, dont elle empêche la jonction avec Tarmée du prince Char- Bataitie Ics ; cufin, le J 4 juin, anniversaire de Marengo et de Friedu ^ufo.' land, elle achève de les vaincre à la bataille de Raab , s'empare de cette place , et rejoint l'empereur dans l'tle de Lobau. Cette victoire permet à Napoléon de reprendre l'offensive.
Après quarante jours de travaux, trois grands ponts parallèles , jetés sur le Danube^ unissent les tles, auxquelles l'empereur donne les noms de Lannes, d'Espagne et de Saint-Hilaire, tués à Essllng, et ouvrent un passage à cent cinquante mille combattants et cinq cents pièces de canon. L'armée franchit le fleuve dans la nuit orageuse du 4 au 5 juillet, où les éclats de la foudre se confondent avec le tonnerre de cent bouches à feu qui protègent le passage. Elle traverse le fleuve à l'ouest de l'île Lobau; le lendemain elle se présente en bataille sur la gauche de l'ennemi, et emporte, en les attaquant de revers, les retranchements formidables élevés en face de l'Ile, entre Ebersdorf, Essling et Aspern. Une vaste plaine s'étend au delà, devant l'armée française; les coteaux qui l'environnent à l'ouest et à l'est
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sont occupés par Tarroée autrichienne, qni défend une position redoutable sur la riye gaudie du Russbach ; Wagram est au contre de l'armée ennemie. L'attaque des hauteurs est inutilement tentée le premier Jour par Da voust, Lamarque et Oudinot : les deux armées couchent sur le champ de bataille où le lendemain s'agiteront les destins de l'Europe.
Au point du jour trois cent mille hommes sont en pré- BttaiHe sence sur une ligne de deux lieues d'étendue. Napoléon la wairam. parcourt au galop) et indique silencieusement du geste à ^•^ son armée les coteaux de Wagram et la tour de Neusiedel sur les bords escarpés du Russbach : là est le plus grand péril, mais là aussi sera la victoire. Davoust et Oudinot, sur la droite, ont l'ordre de les emporter ; Eugène et l'armée d'Italie y Bemadotte et les Saxons, sont au centre; Masséna commande la gauche vers le Danube, La droite de l'archiduc s'ébranle, précédée de soixante pièces; elle prend à revers l'armée française, qu'elle sépare du Danube : les Saxons de Bemadotte sont mis en fuite. Napoléon ordonne un changement de front à gauche, et lance contre la colonne ennemie les divisions de Masséna, de Macdonald et la cavalerie de sa garde, sous le brave Bessières , contre la colonne ennemie, cent pièces de canon la foudroient ; mais l'artillerie autrichienne répond à ce feu terrible, et la redoutable colonne avance toujours. Un aide de camp annonce à Napoléon que l'ennemi est déjà sur les derrières de son armée ; mais lui garde le silence : son regard d'aigle s'arrête à droite, sur les hauteurs du Russbach; tout à coup le feu de Davoust, en avant de la tour de Neusiedel, lui annonce le succès de son aile droite et le danger de l'ennemi : « Courez, dit-il à l'aide de camp; dites à Masséna qu'il attaque vivement, et que la bataille est gagnée. »
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366 ' QV AVftliElItf ' iP«Q UE»
Il dOBM fbrdre attisitôt èlHàedoimld «te se^prëcifiter sur le' centre dés* AntricMeiis^ à OudlMtid'MilereBtat potiUoiii da Rttsfifbaeh', à^ Dâftoutt èè^pÊesset'mu attaque»; Thé- . roïqm'MacdmftJé^ftmd canniwthPUîipèltiSDrtemMkn de la llgne'eiiDeiiiié, et1*«itfo«eei^ tandis «[mMaiscttai^letloBg. da flbnye, ocfRtleiit la- ookmoei autviofaleirae et km rafimle en arrière. Sar toute leur ligne les Autrichiens sont en fuite : Davouet emporte WagraM^ litodooakl sei porte en araot joeq*** Bnmn , et Napdéon ftiit dn^eeseesesteoleSiVioU^ rituMs sorte champ de bataîle. Il embrasse Macdooald^ et le^ cr^nmréchal alnef qn*OadiDot et Manmioot» La victoire fut chèrement dfsputée; vingt^etnq mlfiehofliiiie» des deux paitr avisent été tué^ou ni9s bom* detsombet <.
Get^ sangtonté joamée' décida da sort ' de i'Auttielie ,
léS'afchfdUcs'Jean etfMliaafad afatitiéchoiié.Fai^til'afii^
tre^ le ptemier ew Lombardies )tf second eni Megne'etett.
OalMcSe : fVançôis I«% vainca, signa, le 14'Oetobre,la
Paix de pal^ de Vienne, par laquelle il eédalt ptueiears proiviiuoeS)
Octobre et adhérait an systètne'COti«iâeotBi« Le pape Pie YII avait
refusé de fermer se9pept!Pa!ex Angli^s'; Jattementi tent des empiétements de Napoléon sur son territoire^ il avatf cru deroir reftrser renvoi des bnlles pontlfteatesaiix nouveaux évéques^ français. L^emfpereur, irrité-, le détrôna comme sonverain temporel, et fût excomnmnié. L'effervescence de la muFtitnde, excitée parla présence da pontife, mit à* Rome les troupes françaises dans le plus grand péril. Captivité Le général Miolfîs, gonremeur de là vHle, jugea l*éloi- 1809 gnement du pape nécessaire ; et, Pie* VIT, violemment arraché du palais pontifical, fut conduit d'abord à Savooc^
' J'ai suivi , pour ce tableau rapide de la caïupagrie de 1809 , Vexcellent ouvrage du général Pelet , qui a écrit ces grandes Journées après y avoir pris lui-même une part glorieuse.
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LivBB' m. GiPAFmm m. 367
puis à FûQtafnebleaa : ity sobit, avee ui» eomtoiice ad** mirable et toute chrétieno» , uae captivité âe qwtre années, et I1aneî«inie eapUale âa- moniefattranaforaiéa ea. cfaef-lfeir de département fraaçaiB.
Ceat mille Aafiilai» ayaieiii. pendaat cett& campagae ^^^^ tentéimedescente^fiHattanâa'vFtessittgae était tombée ea ^^«^^ leur pouvoir, et ils meoaçaieiit ^avers. liai» la^bao étal ^J^^* de défense de cette place et oae levée àm tçardes' natloaaies dans les départemeats^do Nord rendirent leurs efforts iautlles ; la maladie lea maissoaDa dao» les marais de ia Zélande, et ila-éraeoèreoÉ Fiesslngoe après awoH" subi des pertes considérables.
L'insurrectioB espagnole^ s'itidl^ rcireittée plus terrible J'^J^Jf^ aussitôt après le départ de l'empereur ; bientôt le brait se ^^^ r^nd que Napolésn exige denaciyeaa la rénnion à la tS^SSA'. France de la rive gauebt de i^Èbre*, et ce brait» trop fondé, redouble l'iadignation et la fureur papulaire : lea insurgés s'organisent en guériUas, et font r^roaver àtaoi soldats une seconde Vendée en Espagne ; de toutes parts on se lève , on court aux armes , et le yœo de Tusion et de l'Indépendance nationale est le lien q^i réunit tous les partis contre la France. En vain les liaulenantade Napoléon remportent dans la Péninsule de nombreuses victoires. : Sébastlani triomphe à Giudad-Réal; Victor, k Medetia; Soult , à Oporto , où vingt mille Portugais restent sur le champ de bataitle; mais l'exemple de Pàlafox , défenseur de Saragosse , et l'héroïsme des habitants de- cette ville , qui s'ensevelirent sous ses décombres plutôt que de se rendre au vainqueur, excitaient l'enthousiasme et le patriotisme des Espagnols : les Anglais, accueillis par eux , secondèrent avee succès leurs efforts. Le 28 juillet Joseph livra à sir Arthur Wellesley la bataille indécise de Tala-^
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368 quatriAmb bpoqub,
ireyra , que l'Angtetene célébra comme uoe victoire; Sebastiani fat valoqueur, le 21 août , à Almouacid ; et Mortier avec vingt- cinq mille hommes en écrasa cinquante mille à Ocana , le 19 novembre ; rAndalousie fut ouverte aux Français. L'Espagne cependant n'était point soumise. Soult au sud, et Suchet au nord, commencent la campagne de 1810. Grenade, Malaga, Séville sont occupées par les Français , et la junte provisoire de Séville se transporte à Cadix , qu'assiège inutilement le maréchal Victor. C'est i^n^ alors que l'Amérique du Sud secoue le joug espagnol et 4^!^^^ proclame le gouvernement fédératif de Venezuela. Mas- ^éSiilà' séna , prince d'Essling , soutenait en même temps la guerre ^^^^' en Portugal contre l'armée de Wellington, de beaucoup supérieure à la sienne. Une grave mésintelligence qui éclate entre lui et le maréchal Ney compr(Hnet le succès de la campagne ; Masséna marche sur la capitale, est battu à Busaco, et arrêté au mois de décembre, par Wellington, devant les formidables lignes de Torrès-Védras, qui couvrent Lisbonne.
Mariage Tandis que la Péninsule dévorait l'élite des armées frani^n êfd^ çaises, Napoléon atteignait au plus haut point de ses pro- 'lîari^ digieuses destinées. Également séduit par le désir d'obte- Mmm °^^ ^° héritier et par l'ambition de s'allier aux vieilles «•10. clynastles de l'Europe, il répudia Joséphine de Beauharnais', sa première femme, et épousa, le 30 mars 1810 , Marie-Louise, archiduchesse d'Autriche , fille de l'empereur François.
' Personne n'avait pu lire aussi bien que Joséphine dans le coeur ambitieux de son époux. L'article qu'U avait fait insérer avec autorité en faveur du divorce dans le Code civil redevenait pour elle une persécution de tous les moments. (Charles Lacretelle, HisL du Consulat et de V Empire. )
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LIYRB m. CBAPITRB lU. 369
La Hollanâe ftit dans le coucs de cette année réunie Rémfoii
de ta Hoi*
à la France; Napoléon détrôna son frère Louis, dont le »wjj^>* royaume était devenu on entrepôt de marchandises anglai- <•«»• ses. Le Moniteur à cette occasion publia la politique de Tempereur à l'^rd de ceux qu'il couronnait : « Sachez, « disait-il aux rois ses frères, que vos premiers devoirs « sont envers moi et la France. » Cette politique, révélée à TEurope, contribua puissamment à la soulever contre loi. Un de ses lieutenants fut appelé à la même époque à la succession de la couronne de Suède : l'imprudent et fougueux Gustave IV avait été renversé du trône, où, en 1809, son oncle, le duc de Sudermanie, lui avait succédé sous le nom de Charles XIII : ce prince, n'ayant point d'enfants, adopta pour dis, en 1810, Bernadotte, prince de Ponte-Corvo,élu Benudot. par les états généraux prince royal de Suède. Napoléon ^^"j^^ vit dans cette élection un événement qui achèverait de ^,",^^' soumettre le Nord à son système; il ne devina point que son lieutenant, autrefois son ennemi, préférerait un jour l'intérêt de son peuple à celui de sa patrie , et lui permit d'accepter ses royales destinées. La Suède depuis l'avénement de Charles XllI adhérait au système continental, et le blocus fut un moment observé dans toute l'Europe.
C'est ici qu'il convient de s'arrêter un moment pour considé. embrasser d'un regard les travaux immenses de Napoléon, >f^^^ et mesurer sa puissance colossale en examinant quelques- J^^^ unes des causes de son élévation et de sa chute. Il fut porté , au faite des grandeurs par son génie, par ses victoires, par le vœu d'un peuple qu'éblouissait le prestige d'un nom nouveau décoré d'une glorieuse auréole, et qui soupirait i pour l'ordre et le repos après de longs orages ; il y fut porté surtout par cette Providence cachée qui produit sur la ;
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