CHAPITRE PREMIER
Première restauration. — Les cent jours.
ÂTril 1814 ^juillet 1815.
Lorsqu'une restauration politique s'accomplit après un laps de temps trop considérable, les princes au nom de qui elle s'effectue sont le pins souvent devenus étrangers aux idées et aux mœurs nouvelles de la nation qu'ils se voient appelés à gouverner; leurs a^ctions, toutes leurs préfé* rences sont pour les hommes et les choses d'un temps dont le souvenir est lié pour eux à celui de leur grandeur passée et de leur ancienne prospérité, et il est fort difficile qu'ils ne regardent point avec défiance ou aversion tout ce qu'ont produit les idées auxquelles ils attribuent leurs malheurs. La génération nouvelle , dont les intérêts sont liés à l'ordre de choses existant, leur fait d'avance un crime de ces pr^ugés et de ces sentiments naturels au coeur de l'hoinme, tandis que le parti dont tous les vceux
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M4 «CSATAlteB iPOQC».
conspirent au rétablissement d'un régime détruit, s'exalte par la pensée qu^t y a nécessairement une étroite conformité entre ses propres \œux et ceux des princes dont il salue le retour; die là, d'im eô^^ fclles espérances , menaces imprudentes, projets téméraires; et de l'autre, ' sombres inquiétudes, répugnances, désaffections et com-
plots, lorsqu'à ces fermenjts de trpubles £;îyjla se joi^nimit dans i'eapdt des peuples des so«i^Feiyff«d*ba«IHatioii liuséparables de la restauration qui ç'jiicconafiBt ; lorsqvwod}?^ se présente avec de grands désastres nationaux pour précurseurs, et avec les birïéntiettes étirangères pour soutien, alors , avant qu'aucune parole ait été prononcée , avant qu'une seule faute ait été commise, on peut dire que d'immenses résistance» se fréj^ront, et que le péril est imminent. Telles furent les circonstances fâcheuses qui accompagnèrent en 1^1 4 la restauration des Bourbons, et aucun des membres de cette faMÛlIe a'awaii«tocore touché le sol de la France que déjà il était possible de mesurer les ob- •tades qfuMls auraient à vaincre et d*annoDcer Torage prêt à gronder sur leors pas.
Famuie ^^ c*^^ ^ ^^ maisoH royalc, Louis-Stanisfaa-Xavtar, royale. ^^ |^ ^^nX, appelait à régner sous letiom de Louis XVflf , était d#ué d'un esprit judicieux , et capable d'apprécier son époque. 11 avait acquis dans sa jeunesse, comme comte de Provence, une certaine p^ulârfté en se prononçant, * fa seconde assemblée des notables, pour la double représentation du tiers éts^ ; puis, dans i'émIgriAîon, il combattit la république, et protesta contre Napoléon, en revendfquattt ses droits à la eouronne. Beponssé du confinent, il trotiva cm honoraMe asf le en Angleterre, et vtvait de pulslongtemps retiré à HartwHI, avec quelques famfRerSi lorsque les d^
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Sfti^ie» de nos «mées lai mivfireQt le cfaeioiQ da trtee. Lei membees 4e sa famiHe» lioii£»i)i, comte â'Artob, rai finirai les dvicis d- Aogouléoie et de Berry^ flli de Monsieuh, ente les deux piteeeede la maiseo de Coudé, mirvîTaot à ïinîwkmé duc d'ÏDgMeDi ne s'étalent fait eoimattre que par leurs e£Ma inipaissaBtB pear triompher de te i^oltt«tkw h l'aide de la guerre civile et des armées étrangères. Seul^ entre tous ceux de ta maison de Bourbon , le due d'Orléaiis» premier prince du saugS avait porté les leoa^ leurs uaUeuales et combattu les ennemis de la France* Parmi les niembres de la famiUe royale on distin^ait VU* kistre fiile de Louis XVI et de Marie-Ântoioette, unie an âtti> d'Aii^doiéme, princesse digne, par Télévation de son âme ^perses malheurs, d'un intérêt profond et uniTorsel, usais foi avait trop i oublier et trop à pardonner pour ^'tme grande pariâe de la nation la vit »qs inquiétude remettre ie pied sur son territmre.
IL le eomte d'Artois précéda son frère, et fit Le 12 avril satréed»
ltt4.
1814 son ^trée dans Paris, sous le titre de lieutenant a Artois ^néral du royaume. Des mots heureux qu'il prononça ou is arrii qe'ott lui prèta^d^pesèrent d'abord les esprits en sa &veur. Jl v^y a rien de changé en Franéce, disait-il aux Parîsi^iSi il n'4f a qy^un Frênçais de plus. Gepoidant lui*même dnnaatt le signal d^une réaction politique , en substituant la coea^ et le drapeau blancs , oubliés du grand nombre, a«ix trois couleurs qsJ rappelaient à la naUon tant 4e
Lon^ XVîII, reçu h Calais par le général Maison, suivit cte pnte son floère. Cédant à l'influence de ceux qui Vm^ iottmient, il refwa d'accepter la censtitution éxi sénat,
« Sen père, Lonift-Miiltppe- Joseph d'Orléans, était mort sur rédifr- Cnid, le6fiQfaabrei793.
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aei&usantce corps d'empiéter sor ses droiH héréditaires.
Éclairé néanmoins par les vives représentations de Tem-
pereur Alexandre et de Taileyraod, le roi te fit précéder
Déclara- ûsiùs la capitale par une déclaration célèbre, datée de Salnt-
ilon de ^
^nt- Ouen : elle garantissait aux Français la jouissance des ^Si! W^®r*^s promises par la constitution sénatoriale, et maintenait la plupart de ses clauses. Le lendemain , 3 mai, eut lieu dans Paris rentrée solenneRe du roi et de madame la dudiesse d^Ângouléme ; aucun soldat étranger ne parut dans le cortège royal, la vieille garde escortait le monarque, et une grande partie de l'Intérêt public se reporta sur ces braves guerriers, dont Tair triste et morne contrastait avec l'enthousiasme des partisans delà maison de Bourbon. Souvent le cri de Vive la garde! couvrit celui de Vive iewif et un grand nombre de spectateurs n'emportèrent de cette solennité que de douloureux pressentiments. Les alarmes Premier furcnt bientôt augmentées par la formation du ministère , ^la res- bu fon compta plusieurs hommes étrangers à l'esprit de la révolution , et que des services antérieurs à 1789 , ou la faveur seulement, désignaient au choix du monarque; de ce nombre étaient Dambray, chancelier de France et garde des sceaux, Tabbc de Montesquiou, ministre de llntérieiir, et le comte de Blacds, ministre de la maison du roi : le géîaéral Dupont, tristement célèbre* par la capitulation de Baylen, eut le portefeuille de la guerre, Talleyrand fut ministre des affaires étrangères, Malouet eut le département delà marine, le baron Louis celui des finances, et Beugnot la direction de la police du royaume. ITactivea négociations pour la paix furent entamées, et elle fut d^oiti- Traité de vcment conclue le 30 tnat par un traité de Paris. La France so Wi rentraitdans sesanciennes limites ; elle cooi^rvait Avignon, le Comtat-yenaissîn, Mulbausen et une faible partie de
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LITBS IT. OfiâPmi I. 397
la Sairole, et rendait aux atll^ dnqaante-trols forteresses eacore oceapées par nos troupes , arec l'immense matériel de guerre qu'elles renfermaient; l'Angleterre saisissait trois de nos colonies, l'Ile de France, Sainte- Lucie et Tabago ; nous demeurions en possession de llle Bourbon , de la Guyane, de Pondichéry, de la Guadeloupe et de la Martinique. Peu après la signature de ce traité, qu'il nous fallut subir, le territoire français fut délivré des troupes étrangères.
Le roi convoqua pour le 4 juin les sénateurs et le corps ^"JS^de législatif, violemment dissous par Napoléon, et le même ^^tmjour, en leur présence, Il donna solennellement aux Fran- "Tj^^* çais une cbarte constitutionnelle, dont les dispositions ****' principales reproduisaient celles de l'acte du sénat et de la déclaration de Saint-Ouen. Elle établissait un gouvernement représentatif, composé du roi et de deux cbambres; l'une des pairs , nommés à vie par le roi; l'autre des dé* pûtes des départements; elle assurait la liberté individuelle, celle de la presse et celle des cultes, l'inviolabilité des propriétés , Tirrévoeabilité de la vente des .biens nationaux , la responsabilité des ministres , le vote annuel des contributions, l'indépendance des tribunaux ; elle garantissait la dette publique, rétablissait l'ancienne noblesse et maln^* tenait la nouvelle. Cette cbarte devait être jurée par les rois à l'époque de leur sacre : elle répondait en général aux. vœux exprimés depuis vingt- cinq ans par les esprits les plus distingués dç la France. Immédiatemcait après sa lecture , le chancelier donna communication de l'ordonnance qui constituait la chambre des pairs, c<fmposée de la plupart des anciens sénateurs, des maréchaux et d'un grand nombre de dignitaires de l'ancienne cour et de la noblesse.
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PKo^res Uae flMito grave aeoaipagm la proouilfaMaQ de Taole iM^ni coMUtut^aael Le rai s'était rebuté à l'aeoe^^ e^rnow ments. oQoditiM) de «QQ élétation aa trtee, il Foehroya eomme on simple ade de sa volosté souveraine, et te data de la dJx-neuvièflie année de aon règncu Céliil m tenir aooun eomf te de tont ee q«1 avidt en lien en Fresca dapnie viBgfr ^an ant; c'était nettre ta ebarte en péril, en te œeltant d'avanceà la merci du ponvieir. En effet, si le j^inoe auteur de cette constitution n'y reconnaissait lui- méoiefu'aa acte hénévole émané de son bon ptakir et de &a seule autoriAé , Il était à eraindre ^u'un riH mal eonseiUé ne se crûl un jour en droit de l'altérer Ott de la révoquer, en verte de te même autorijbé héréditaire et inaliénable. Les premiers lésultats de eette fonte fure^ d'eugérer les iaquié' tndes prémaluréeades unS) d'enflammer les audacieuses espérances des autres; et c'est àelle qn'il Cs^t imputer une gmnde partie des malheurs de te cestanratian.
BientAt les dangers du terrain sur lequel le roi i^sejait son pouvoir devinrent manifisstes. loua tes bommes fui avaient vu avec ombrage te retour dee Bourbons compri* rent que ceux-^i, en «upportaot malgré mx VéM de ehoses créé par la révolution^ ne te regardaient point ee* pendant comme un teit irrévoeabla* Ite se proaoncérea^ avtee forée contre le ré^me nonureau, et te pi?esse^ implar œUe et violente » fit retentir au Uâb teurs atermes et leurs meoAces. On eut hAte de lui dcmner de» entraves, et l'on rétablit la^eensure, en détournant le sent véritobte d'an des articks de te oonstitwtioik Les partisans de l'aneiea ordne de ebosas oontmuéreDt néanmdns à se livrer dans les Journaux à de violentes déelamations; et» oonuoe 11 ar^ ris^ toHjofMTi lorsque te liberté de la praesa est suspottdue, on attribua au pouvoir la pensée des excès ^'U ne
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unrn iT. cBÀ»nmR i. M0
népiîMalt pas. Des parofos IttpvniMAcB icbappèmit sov* Jgf^;^ vent aax miaifltaneft et anx eoMttiiaaakts da «oawernement, »«»««•» €l eeuK fui s'tffiîqaaiffiit lexclosivQBMiit à mx-i»ènKQS h fs^màe 99y^tm sb répandireaft ea amèreB luvecUves, ttmrsaidaiikuit centare la charte et 1«8 garaatâea qa'eUe ac* oindait, maïs aaoove'Contoa son tùysA auleor. Des ordao^ aaaooipaFiireivt) k» unesoffensaotei |»Qrf armée et poiur la MtiaB , les aatret IraoaaaièffQS et vexatoires ; des deuils d'expiation fareat prétérits peur les foyale» vktimes des orages révolutÉoanairQs; et dans le langage des proelamatioDS ^eieHes, eoflune daas celai de la ^aira, la Fraoee entière semblait sans œsas aeenaée des atnseiiïés eoanœlses sooa le ré^ne de la terreur. Le dergé dictait nue ordaasianae qui interdisait les dIvertisseiBeats pulilies pendant les dimaoehes et les jours fériés de l'Église ; beaneaup de prâipes pariaient de reeouirf er knrs dhnes, lenrs domaiaes, «t tonnaient centre las aequérenrs des bkns «atioBaux ; on 0rairà nombne d'évéqnes enfin adbériaent haattment à la kalk an pape Pie Vil qoi rétablissait l*iardre desîéstxites. L*araiée, f«léguée en d'obscures garnisons, pleurait ses aigle3^ pemplaoées par de» fleurs de Us^ et cachait en Iré* nsfsnanl las trais «ouleura aoas la coewâe l>laiiche; elle avait va desUtuer par le géi^rai Dn^^ont, pais par le nia^ Féobal Smitt, une iDuHitade d'offlders vieillis dans ses nangs, 4* auxepKils suecédaiant des hommes dont le seul titra aux hon^eum da fiomminidnMeat «tait la naissaoea ira les services à 4'étranger. Les nauveauK voios, remplis éea souvenirs 4e l'ancienne moniarehie, pariaient du blane panaeba de Henri i¥ et des viertns ^Hrétiannes de saint Louis à des hommes qui avaient soi vi Napoléon dans toutes les capitales ût i^Enrapt , mais qui ia ptopart ignoraient joaqu'aux nomade saM Louis et de Henri IV. L'irritation
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400 QDÀTAliMB ÉPOQIÏB.
État det et ri&qiMtiide agHalent tootes les classes dont les intérêts utiqaes. se liaient intimement à eenx de la révolution, et il se forma , plusieurs partis presque également hostiles à la marcbe adoptée par le gouvemementé La reine Hortense, fille de rimpératrice Joséphine et femme de Louis Bonaparte, était à Paris le centre et Tâme du parti impérialiste. On distin* guait en première ligne dans les rangs des constitutionnels la Fayette, Carnot , Benjamin Constant, Lanjuinals, le duc de Broglie, BoisSy d'Anglas; et enfin le parti qui fut désigné sous le nom é'tUtrà'royaliste avait pour chef MoNsiEUB, frère du roi; les comtes de Blacas et de Yaublanc en étaient les membres les plus actifs, et ne cessaient, ainsi que Monsibue, de pousser Louis XVIII à des actes impopulaires et opposés à Tesprit de la charte comme aux inelinations personnelles du monarque.
Une active correspondance existait alors entre Paris et l'tle d'Elbe, où Napoléon , l'œil sur ia France, épiait avec joie toutes les fautes du pouvoir, tous les sysbptèmes de l'irritation populaire. Instruits des intrigues impérialistes, et pressentant un dénomment fones^ à la cause constitutionnelle, deux hommes influens. Barras et Fouché, tentèrent d'éclairer le gouvernement sur ses périls, et de lui imprimer une direction meilleure : ils demandèr^t à Tinsn dï^M^de ^'^'^^ l'autre un entretien au roi. M. de Blacas, tout- Biftcas. puissant alors auprès de Louis XVIII, rappela, comme un obstacle à cetie entrevue, leur vote régicide, et fut chargé de les écouter; Son esprit prévenu ne put ou ne voulut point les comprendre ; et Fouché dit en le quittant : « Que « le roi continue à se servir de cet homme, et il perdra dix N couronnes les unes après les autres. »
En présence de tant de foyers d'agitation et de révolte, la tâche du gouvernement était immense j et il agissait
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LIVB8 ïV. CHAPITBR I. 401
sans union, sans lotelligenee et sans force ; Talleyrand ne siégeait pins au conseil :il représentait alors la France an congrès des souYerains, rassemblés depuis plusieurs mois à co^i^s Vienne pour se partage les dépouilles du grand empire de vienne. Napoléon. Ce congrès, dirigé surtout'par l'empereur Alexandre , et où M. de Metternich pour l-Autriehe, lord Castle* reagh pour l'Angleterre, et Hardenberg pour la Prusse > exercèrent la plus grande influence, soulevait déjà de nombreux et profonds mécontentements. €e n'était plus l'étendue territoriale, c'était le nombre d'âmes de diaque ville, de chaque contrée, qui devait servir de base aux partages; on ne tint aucun compte des différences établies entre les peuples par les mœurs, les caractères nationaux, les besoins du commerce , les religions ; mais les intérêts des États du second ordre furent constamment sacrifiés à ceux des grandes puissances. Le malheureux roi de Saxe, coupable de fidélité envers Napoléon, fut dépouillé au profit de la Prusse et de la Russie; la première obtint, outre l'électorat de Saxe, la Poméranie suédoise, une grande partie du territoire entre Rhin et Meuse; la Russie acquit le grand-duché de Varsovie , sous le nom de royaume de Pologne, et à charge de le régir par un gouvernement particulier et constitutionnel; l'Autriche recouvra la Lomhardie, et y ajouta toutes les anciennes possessions de Venise sur les deux rives de l'Adriatique : la Toscane fut donnée à l'archiduc Ferdinand, et Grénes au roi de Sardaigne; Parme et Plaisance, à l'ex-impératrice Marie- Louise. La politique extérieure de tous les États de l'Allemagne fut soumise aux décisions d'une diète fédérale , dans laquelle l'Autriche et fe Prusse se réservèrent la plus haute influence, malgré les vives réclamations des rois de Bavière, de Wurtemberg et des souverains des États se-
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4m q^AxmmM it oftiif»*
condabres. Lt Saède acquit la Norvège au dépens en DaBemafk, à qui rAoglfilerrt enlera encore Hétigola&d; cette dernière f siwulce, enridûe des eoloiUee dérobées pendant la goerre et deiet nouvellea conquêtes daosrinde, garda en autre le cap de Bonne-Espérance, Tlie de Franee, Malte et les ^ea lenieanes; elle doiwa tous ses soins à la foPBiatioQ dm royauaie des Pays-Bas, composé de ia HDltaade etdé la Belgîque, réunies sons la msâson d'Orange, et qui kii sefloUait ofiFrir une redoutable barrière coiitre la Franae. Geile^â avait vu ses limites déterminéei par le traité de Paria ; ansii Talieyrand n'ent-il qu'oae faible p»rt aux (^rations du congrès; il s'opposa néanr moins abx empiétama^de la Bussie, et réelaiBa le tfdoe de Nifles, occupé par Murat> pour le$ Bourbons de SicUe. Sea dénuurehes n'eurent di'abord auou sueeès ; cependant, ahurmé sur le maintien de ses droits, Hurat se re^Mproeba du grand homme qu'il avait ahandonné, l'appela en Italie , et loi pfMDJt une assistance puissante* Telle était , au cOBuneneement de mars 1815, la sitHatton générale de TEmn^^ kKFaqifun événeoaettt prodl^ux saisit tout à coup les esprits.
i^ 27 févrior, un hrkk de guerre voguait avec préeau« lûinsur la Méditerranée, suivi de sUeiabarcaUcns légères* Leoidme régnait sur non bord, où detoutea partsétiacelalt le reflet des armes ; qnatce cents hcumnes a» visite basané, couverts de eUcatriees, et d'une contenance martiale, montaient ce bAttment ; inquiets cefiendant et atlentifs , ils iu^ tervogcatent des yeux toutes les voiles qui pan^ssaient à rborixon. Plusieurs de ces fronts béroSques pâlirent en découvrant au loin quelque^ bâtiments de guerre, et d^ Ies^mats4'lle d'Eibeetde retour circulaient sDurdemmitda
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kmvhe m bouebe. Mais an milieu à'tnx nu homne to ap** parwc» impassible» et svrqiiî ehaeva reportait set regards^ repMitsait tout délai À-VexlèieiitiMi d'vme immeiiae ento-* pfm ; tt nontcaH la Fr ance, et disait : En awmt! C'était NapeléaO) qui tétait eneoreJa fortune. Alors, eommeau fetour d'Egypte, mais ectle fois pour son mattieur et eetoi de la Fraoœ . il éeiiappa aux croisières eoDemles , et Débarle t^ mars il èébarqoa saria plage de Oanaes, ]^s d'An* ^\^^' iOat&y avee mille soldats et ses trois braves généraux Ber> ^msun trand, firovet et Oambromie. *''''
Cette entf^ise audacieuse est traitée de folie auteur de Louis XYIII. Uograad «ombre de eourtisans se réjeaisseut ^o'y iroient qu'uue eom^iratioD avortée , qu'une beureuse circoDstaDce qui doit mettre à découvert les affeotions secrètes des hommes dont ils convoitent les places. On propose d'organiser la dictature, de faire lever la nation en masse, d'en finir avec Bonaparte et les omapifateurs. Le roi oonvoque les deux ehamlMres; le comte d'Artois est diargé de diriger à Lyon les ft>rces militaires, de coucert «¥ee le maréchal M acdonald ; Ney accepte le commande* usent des troupes disséminées en Francbe<*Comté, et ptète aerment entre les mains du roi ; le duc de Feltre remplace le marédml Sou^ comme ministre de la guerre; et enfin «ne ordoonance royale déclare Napdéon Bonaparte trattre il relielle^ et enjoint à tons les Français de lui courir sus.
Mapdéon avançait cependant à mardies forcées an mi* Marche
■•1 .-.;... .1 , de Napo-
lieo des pqmiations, qu 11 captive sous, le d»arme magique ^^^^^ de son nom , du drapeau tricolore qu'il déploie, et de ses ^^^ éèuquentes proclamations. Il disaitau peuj^e : « Cit(^ens, je <t don tout au peuple; suivit, général, «oasul, empereur, « je ne suis rien que par le peuple ; éievé au trône par vo- « trecbeix, tout ce qui a été fait sans vous est iUégÛime.*«
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404 QUÀTBiiim ipo^ini
n Vos vttux seront exaucés, la^eause de la natkm ttiom- « phera encore ; mon retour toqb garantit tons les droHs « dont yons jouissez depuis Vingt-einq ans. » Il disait à l*arinée : « Soldats, dans mon exil J*ai entendu votre voix, « Je suis arrivé à travers tous les obstacles et tous les pé- « rils. Arrachez les couleurs que la nation a proscrites, et « arborez cette cocarde tricolore que vous portiez dans nos « grande^ Journées. Les vétérans des armées de Sambre- « et-Meuse, du Rhin, d'Italie, d'Egypte et de l'Ouest, sont « humiliés, leurs honorables cicatrices sont flétries 1 Sd- < dats, venez vous ranger sous les drapeaux de votre chef : ff la victoire marchera au pas de chaîne; l'aigle, avec « les couleurs nationales, volera de doeher en doefaer Jus- « qu'aux tours de Notre-Dame. »
Tout l'espoir de Napoléon reposait sur l'affection des soldats pour sa personne, sur l'enthousiasme qu'il leur inspirait, et c'était de leur retour à lui que dépendait le succès èd son entreprise. Une première tentative faite sur la garnison d*Antibes avait échoué, et pendant plusieurs joun Bonaparte marcha sans rencontrer aucune troupeau^ ou ennemie; enfin, le 7 mars au soir, un bataillon de sept cents hommes se présente au défilé de Vizille, à peu de distance de Grenoble, dont il ferme la route. L'officier qui le commande refuse de parlementer, et menace d'ordonner le feu; c'était Finstant décisif : Napoléon s'avance alors seul à pied, et, s'approchant des troupes à portée de la voix, il ouvre sa redingote, et dit : « Soldats, c'est moi, reconnais- « sez-moi; s'il est parmi vous un soldat qui veuille tuer « son empereur, le voici ; il vient, la poitrine découverte, « s'offrir à vos coups. » Tous reculent; l'admiration , l'enthousiasme, saisissent les cœurs, le cri de Vive Vemperewr!
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LlYBft lY. GflÂPITAB I. 40â
mille fois répété, se fait eotendre; les deux troupes fraternisent, arborent le même drapeau, et mardient ensemble sur Grenoble. Bientôt le colonel Labédoyère accourt avec son régiment, et se joint à Bonaparte, à qui l'infortuné jeune bomme a voué une espèce d^ culte. Grenoble , Ly<Hi ouvrent leurs portes; dans cette dernière ville, le comte d'Artois est abandonné; il la quitte avec un seul cavalier pour escorte. Partout les soldats répondent à Tappel de leur ancien général ; le corps.d'armée que Ney commande cède à Texemple; Ney lui-même est entraîné, et se jette dans les bras de son ancien chef, de son compagoon d'armes. Monsieur prête alors pour la première fois , en présence des chambres assemblées , serment à la charte constitutionnelle;^ mais en vain le maréchal Mortier et la garnison de laFère ont réprimé dans Test une révolte dirigée par les généraux Lallemand et Lefèvre-Desnouettes; en vain le duc d'Angouléme dans le Languedoc et Madame à Bordeaux, dans la ville qui la première a proclamé les Bourbons, cherchent à rallier les troupes à la cause royale , déjà Napoléon n'est plus qu'à quelques marches des Tuileries.
Louis XYIII passe une revue à Paris, mais les troupes Fuite de ne répondent point au cri de Vive le roi! Le monarque xvlii.
19 mars
comprend leur silence, et, cédant à la nécessité, il quitte "i». précipitamment son palais dans la nuit du 19 du 20 mars; il se rend à Lille, puis à Gand, où Talleyrand ne tardé pas à le rejoindre, et où le suivent, avec ses fidèles serviteurs, tous ceux qui déguisent leur prudence sous Tapparence du dévouement.
Le 20 mars au'soir Napcdéon rentrait dans la cafntale Entrée de sans avoir tiré un coup de fusil ; sa marche rapide avait été à'Kns."
*^ ^ "^ tto mare
nn triomphe : et cependant jamais peut-être souverain, en . ««<»• ressaisissant unei^uronne, ne se trouva dans une situation
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4M QBATnàMl ÉPO^BI.
pfcDi orftfqoe que reiii|«r«Qr à son retour de tHedlSlbe, da*
rant^cett» époqfiie si malbeof ensemeet e^bre sous le nom
cent des emt^otftrs. La FrMce étafit épuisée, divisée en factioiis ;
^^"^ rimtiftise nullité des Français éetairés, satisfiiits des pro-
■lesoes d6^cifaartis de Loui» XVIII, qu^ils espéraient voir
fldèleinent aœemplies, se souvenaient avec crainte du des*
Difflcui- potisme impérial ; la guerre civile menaçait le midi ; fa re^
^uw. doutable Vendée s'agitait : lesLarocheJaequeieio, les Sapi^
naildy les d'Autichamp soc^vaient le Bocage; la classe
ouvrière, à Parla, à Lyon et dans d'autres villes, faisait
entendre des cri» slnlstns, qui mppeUdcsl les pln^sottibr es
époques de la révoêution ; l'Europe entière était eiMore en
armes, et Jilurat échouait dans sa tentative de rendre la
liberté à l'Italie. Le congrès de Vienne avait déclaré Nap#-
léon Bonaparte hors du droit public et social; un miilie»
de soldats allait de nouveau fondre sur la France; il fàltaiî
donc , à^tout priXi que Napoléon pour régner rtçût de la
victcAre une nouvelle et sanglait consécration.
£n de telleft circonstances une autoiité à peu près sans limites ett été nécessaire au chef du gouveroement ; naaiv, contraint de demander sa force à Topinien, Napoiéo» cbereha son appui dans le parti constitutioDiiel ; et ee parti, dont plusieurs membres nourrissaient des sentiments n^ublieaittSy n'aurait 'eu garde de conAer à Tauttur du t9 bitK maire une dictature Hième momentanée. Il fâHut qoe B(^ na^arie flattât ses chefo, et tint le langage d'un ami des libertés nationalea, faible moyen de sneeèsdans/ia bouche; car partout où Topinion publique domine elle ne peut èM oowittise que par un langage sinon toujours vrai^ d«^ moins réputé sincère.
^M^ Les premiers décrets impériaux, datés-de Ljoo^ élaienl léon. énergique» : ils prononçaient la ^Ussolution desdmaibrfs
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LITAl rr. CHAPITIB 1. 4t1
de Louis XYIII, convoquaient teg eollëgi» électortfat^cs aasembiée extraordinaire du chan^ de mai, poup me^ fier les coDstHutions ûe l'empire dans rintérét du peuple; Tandenoe AoMesse était alM^ie , le séquestre ordonné sur tous les biens des Beurbous; onze tètes furent proscrites : de oe nombre étalent eetles de Talleyrand et de Marmont Bientôt , se f ésignant à TalUance forcée que la nécessité lui imposait, t'empereur ndmit le célèbre conventionnel Car* not dans son conseil comme ministre de l'intérieur; il nom* ma ministre de la police, Fouché, duc d'Otrante, homme alors influent parmi les constitutionnels, et il invita Benjamin Constant k rédieer Vaete (additionnel aux comU- Acteaddi. tttttons de fempire. Cet acte reproduisait les principales dispositions de la charte de Lcmis XVflI; mais, par son tâtre étrange et ji^tement réprouvé de l'opinion , il sem* blait i^acer la liberté à la suite du despotisme. Napoléon le soumit à Taccep^tion du peuple : un million de Fraisa çali consentirent , quatre mille osèrent prolester. Bona-^ parte prêta serment à cette nouvelle eonst^tion dans la solennelle assemblée du champ de mai, où tes aigles tu- champ rent distribuées aux régiments, et où il parut lui-môme i^j^ avec toute la pompe de l'empire. Les élections, presque toutes favorables au parti constitutionnel, étaient connues, et la chambre des représentants s'assembla le 3 Juin socts de fâcheux au^ices pour t'ecnpereur : la Fayette y repa* raissait sur la scène politique aptes vingt années d'une honorable retraite : les voix se partagèrent povi^ la prësi^ dence entre lui et Lanjuinais; ce f^t Canjuinais, Toratebr le plus hostile au gouvememetit impérial, (fsà l'obtint. Led mesures mUttaAres absorbaient alors ks pensées cle Napo^ léoù : la nation était délivrée de la gAerre civile; ledu<$ 4* AfigouHfme , anrèté, après quelques succès, au , Pont*
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408 QSATBiiMK BPOQOB.
Saint-Esprit y avait capitulé, pois , fait prisonnier par des paysans , il fut remis en liberté sur Tordre de Tempereur, et quitta la France : la Vendée elle-même, contenue par les mesures fermes et conciliantes du général Lamarque, déposait les armes. Mais l'Europe s'avançait menaçante, les Anglais sous Wellington, les Prussiens sous Blùcher, occupaient la Belgique; un enthousiasme frénétique pour la liberté animait contre Bonaparte les universités allemandes; à leur voix toute F Allemagne se soulevait, et derrière elle s'ébranlaient déjà les colonnes russes et les hordes de la Tartarie. ^
Napoléon fait de nouveau surgir en peu de jours uue armée formidable du sol de la France. Il peut compter trois cent mille combattants ; sur ce nombre, cent dix mille sont dirigés sur la Belgique. Le 12 juin il part lui-même pour son armée; il va combattre Wellington et Blôcher, qui réunissaient chacun quatre-vingt-dix mille hommes sous leurs drapaux. So^ espoir est de les battre séparément et de les exterminer, pour faire face ensuite à TAutriche et à la Russie. Le 16 une bataille sanglante s'engage au-
Bttauie tour du village de Ligny, dans les plaines de Fleurus, tou-
Fiei^s. jours glorieuses pour nos armes. Les Prussiens sont battus, Kl», et perdent vingt-deux mille hommes. Napoléon , vainqueur, se porte, avec soixante-dix mille soldats seulement, au-devant des forces anglaises, hollandaises et hanovriennes^ et les rencontre à Waterloo. Grouchy, à la tète de trentC'^trois mille hommes, contiendra les troupes battues de Blucher, et empêchera leur jonction avec l'armée de Wellington. Le 18 juin, à onze heures du matin,
BafaiUe ractlon s'cugagc : le sort du monde était jeté sur le champ terii^Vu de bataille. Pendant plusieurs heures l'avantage eat aux
saiat.° Français ; déjà T^nnemi songe à la retraite ^ vers six heures
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tlYKM IT. CHAPITRE I. 409
Napoléon ordonne une charge formidable, et les An- Jean, glais fléchissent ; mais Tarrivée de Grouchy ou celle de *•*<*• Blûcher décidera la victoire. Tout à coup un corps nombreux se montre au loin, sur le flanc droit de Tarmée française ; des deux côtés on s'informe avec anxiété , on espère. Wellington reprend confiance; maintenant il est sûr de vaincre, il a reconnu les Prussiens : Blûcher a trompé Grouchy : c'en est fait, la déroute des nôtres est complète, immense, et le carnage horrible : deux cents pièces de canon et un matériel considérable tombent au pouvoir de Tennemi. L'honneur français du moins demeure intact dans cette journée funeste, où, sommés de mettre bas les armes, quelques bataillons mutilés de la vieille garde répondent par ce cri héroïque : La garde meurt ^ et ne se rend pas. Napoléon , égaré, hora de lui-même , au milieu de cette immense catastrophe, présente sa poitrine aux balles et aux boulets. Il ne peut mourir : pour la seconde fois, la mort ne veut pas de lui : alors, se séparant des débris de son armée, il revient à Paris, pour annoncer lui-même aux deux chambres le désastre de Waterloo et pour concerter avec elles la défense du territoire.
Déjà les sinistres nouvelles de la journée du 18 juin circulaient dans Paris lorsque Napoléon arrivait au palais de l'Elysée; et tandis quil tient conseil avec ses frères et ses ministres, la chambre élective ouvre la séance.
L'attitude des représentants , déjà mal disposés pour Napoléon, est sombre et menaçante. La Fayette se lève, Réaoïamonte à la tribune, et développe une proposition qui tend i>^^mà assurer la liberté des délibérations de la chambre et à rep^és^-
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concentrer les pouvoirs dans son sein. Cette proposition ^j^^*^.* est accueillie. La chambre décide que toute tentative faite '«"• pour la dissoudre sera punie comme un crime de haute T. II. 18
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trabison; et elle invite les ministres à. se rendre daM SQ» seîD* Voyant ensuite dans NapoléoD le seol obstacle à la paix a\ec tes puissances prêtes k fondte sur Paris, les représentait, seerètemenft stimulés par le ministre de la police Fouctié, expriment le vœu que Tempereur abdique» eA menacent, en cas de refus., de décréter sa déchéance* Napolémft voit ses amis eux-mêmes consternés ; la populace des faubourgs fait seule encore retentir à son oreiUe le cri de Vive l'empereur/ mêlé à des clameurs furieuses contre Fétranger et contre les traîtres. Il ne peut se résoudre à s'appuyer sur elle et à la déchaîner contare les représentants de la nation ; il résiste aux instances de son frère Lucien, qui Texhorte à tenter un autre 18 brumaire, Seconde ct sigue uuc secondc abdication en faveur de son fils. Les tion^ê chambres acceptent cet acte; et, sans sa prononcer d'une ^J^ manière absolue pour Napoléon II, forment un gouverneneme^t Hient, composé dcs ministres Carnot et Fouché, duc d'Ogre? trante, des généraux Caulaincourt et Grenier, et de rancien conventionnel Quinette : Fouché, qui a trahi l'empereur, est nommé président de ce gouvernement provisoire.
- Napoléon s'éUHgne, et de la Malmaison, où il se retire, il tourne les yeux vers l'Amérique. Derrière lui, d'innomp brables ennemis se précipitent sur la France : les chemins de Paris sont ouverts, les Anglais et les Prussiens s'y engagent témérairement; cent soixante mille soldats français peuvent en p«u de jours être réunis sous tes murs de ia capitale, et leur fermer la retraite. NapcMon suit, sur la carte et dans sa pensée, la marche imprudente des ennemis ; son génie guerrier se. réveille encore une foia : il écrit an gouvernement provisoive qu'U at confjx pour les vaincpa et tes anéantir un projet d'unaexécntiwiinfaiUihte; il de-
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mande à combattre comme simple général : son offre est repoussée avec Insotte par Fouché. L'empereur se résigne à quitter la France, et se dirige vers Rochefort, sous la garde du général Becker. Mais les croisières anglaises cinglent devaBi la port : abusé par une illiiaion étraage, Napoléon se flatte qu'une noble eonfiance de sa part triomphera des exigences absolues de la politique. Il monte avec sa suite sur le vaisseau anglais le Bellérophon; de Napoléon là il écrit au prince régent, et Uù demande la liberté de que sur
, «,, ^ ^ Belle-
S asseoir , comme un autre Themistocle^ au foyer du peu<- Hit^^x pie britannique, en réclamant la protection des lois* La '**^' réponse à cette lettre est Tordre de conduire l'iUttstre suppUmit à Sainte-Hélène ; et presque aussitôt il cingle, pour le repos du monde, vers œ rocher, qui sera sa prison et son tombeau. C'est ainsi que cet homme prodigieux disparait pour la seconde fois et pour toujours de la scène politique, laissant après lui un girand vide où vinrent se heurter les intérêts divers dont le choc prolongea au loin d'effrayante^ oseillaticms en Europe; semblable à un immense navire englouti tout à coup au sein dej'Océan , les vagues écumantes Iwuillonnenl encore longtemps au-dessus du geuffre où il a disparu,^
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