VRB I. CHAPITRS I
conscrfations et des seeonrs, et la plupart des digoitaires de l'Église se rangèrent an nombre des oppresseurs.
L'immense majorité du peuple Tivait dans nne condi- ^i^ tion servile : ta classe des hommes libi-es, ainsi que nous l'avons dit précédemment, avait en grande partie disparu sous les Carlovingiens; la bourgeoisie s'était considérablement affaiblie à mesure que l'importance des villes diminuait , et il n*y avait, pour ainsi dire, à la fin du dixième siècle , point de classe moyenne entre les nobles , seuls en possession de toutes les Jouissances de la vie, et les malheureux dont les humbles cabanes entouraient le pied des châteaux forts, et qui furent nommés $erfs , ou hommes de servitude, attachés à la glèbe, c'est-à-dire à la terre qu'ils cultivaient : ils étaient achetés et vendus avec elle, sans pouvoir fa quitter librement pour s établir ailleurs lorsqu'ils s'y trouvaient trop cruellement opprimés. Désignés sous le nom de vilains, ils ne possédaient rien en propre, ni leurs chaumières, ni leurs instruments de travail , ni le fruit de leur labeur, ni leur temps , ni leurs enfonts : tout appartenait au seigneur, et s'ils se rendaient coupables de quelque faute à ses yeux , ils ne pouvaient invoquer pour leur défense aucune loi , aucune autorité; le droit de Justice seigneuriale, de vie et de mort, était absolu.
La condition des hommes libres, non possesseurs de fiefs et habitants des domaines seigneuriaux, semblait presque aussi déplorable ; à peine Jouissaient-ils du droit de se ikialier à leur gré, ou de disposer librement de leurs biens. Tous furent graduellement accablés de charges intolérables,, ou soumis à d'humiliantes obligations : rien ne les protégeait, et ils avaient sans cesse à craindre quelque amende, quelque taxe nouvelle ou la confiscation de leurs
d'aussi gmidtmuix k^ sttlTûrettt ^ lese^mte» y «X(ereèreii| liireaxiaeMitorité.f«mlle4ceUeâcasdgi)«iij^d^ leurj terres; les péages, les drpits de toule espèee b'j saiiltiplièj Kent à Tinfiiu; tes. villes fareat^ dans la si&te, assiy^ttie^ 4saBoaKlescampagnesàuii;iiB9Ôtarbitxaiœa(MBSié taillei . dles étalent obligées de défrayer leurs^^igneiur et §e&geos qpaskà il se présentait dans l^ur enceinte.: vivres» meubles^ ehevaux, voitures^ tout était alocs enlevé de vivfi for^se au:^ habitants, sinvant k caprice du mattce^dus hommes de sa snite, sans rétribotioD ou dédoounagenieat â'auraa^ ttpèce; en un inot, la foi^e sociale i^^daît tMKt.eDlièfd dans les possessears des fiefs, (lui senls avaio^ d£s libertés; des pouvoirs et des Jonissances.
Tel fat le système qui , sous le nom de féoétaliU , pesa sur l'Europe pendant des siècles ; il la trra de l'soMrehieet du chaos où elle était plongée, et fut le preooâer et grossier essai d'organisation sociale conçu par la société eUemême d^oîs ta chute de l'empire romalq. KHaa^s ce vaste système, la fasérarchje n'existait souvent qu'en prûoa^r l'indépendanee des phis fiurts étttt un fait; il en résulta des maux incalculables : le territoire 4e l'amsienne Gaule ,£it longtemps une arène awglante ouverte à l'ambition des rois et des seigneurs ; mais ce défaut d^union dans les oppresseurs towma enfin à l'avantage des opprimés soutenus par l^aulorité royale , lorsque cetl^^, par ses coa- ^toi^ prépara de nouvelle&et fdns heureuses destâiéesâ . la France^ Un progrès ii^poietant vers un ocdre>âe>ehoses . meilleur fut m ef£et oeinl cpû eonstttna une finree cenlvaie assez puissaïUse pour imposer à tous et pomr détruire la tyrannie des seigaenra, et qui, eiéanl une ^tssn mayeBDe entre la AoUesse et les serfs», aecwda à une partie dii pea-
pie lesdvoits les ytas ^rédeox ée la liberté elvlle. L*bl»tmre non» nM«itf e les Français marchant Tcrs ce doable but à travers âe longues convulsions, an miliea des éh^ cordes imérMns et deagveerei éti'angères : pendant des siècles lis s'en approefaèreiit sans Tattdndre; ils tomM redevables de leurs premiers progrès an eoncoars d'événements sQse^és par la Provideoee autant qn^à lenrs projNres cflîarts; el «s canses lénnles amenèrent, ponr premier nésnhat, Vaeeroisseasent rafnde de la poîssanee des rois, la déeadenee dt rauterilé -seigneuriale, le réveil dc^ rindnstrie si TalfirteiefalasenNAt des habitants des villes.