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rftux,.«t tetjpieds mis •dtens la neige. EMbiifi AR!lgBe)'a] SQttdre; ffiMiis tiiitti d'^ratrages avai^t vév^lé les lètes co^ roBDées et faiâîgné les partisans de renqpiire : Henri \ se vengea, et Gsrégoire VII nroarut dans Vexa, VéM\ celoBsal élevé par ce peoUfe ne pérît point avee lui , ses sul ceasears le consotià^rent : il avait fondé la monarchie uii veraetlie des japessur cuie base durable^ sur l'esprit régnai de son sièeie , et cette domination atteignit , cent ans api^ Ini , son pliis hau^ période. Les croisades contribuèrei puissamment à raffermir; il en eonçnt le plan y nais it i IhI fut pas donné de i'exécoter : le premier de ces mém râbles événements cïft Keu du temps dn FhlUype i^'trtsoi le pontificat ^Urbain IL
La Palestine ou la terre sainte, possédée depuis {^asieiii siàéies par les nmsalmsa», avait été i>Bne éen prtmièK conquêtes des disciples de MahonKt, et dès kms rescia'vag de œite contrée étMit pan» les ohrétiens un sujet d'îBdi gnafiîMi et de Vouloir. On pensait qu'une Tortu parties lière s'attachait aqx lienx xm le Christ état4 né^ où il eviil sabi la mort pour le salut des hommes, et où Ton vojdi enoore son tombeau. Le pèlerinage à Jéiotsalem fut regtir âé«0m]ne Ibde le plus efficace pour l'expiation despéi chés ; et uti grand nembre de pèlerins se rendirent isolée ment ou par bandes en Palestine, pour prier sur la lombi du Sauveur^ B^à Q'aventQreiix chevaliers, ohercbanthori dKlSurope et ponveaux champs à ienra exploits, étaien aMa défier les mnsulfnans; mais le pins grand 'norabri avjôtîpêri :• il <cn revînt très-pen en Europe, où le récit di leurs dangèi-s «t dfe leurs glorieux faits d'armes TCmplissai lesiAmes d^ufae ^i^deinie et pieuse émnlati«n« TeNe^tatt li dispositien A^^esprita^-quand un enthousiaste, connu sou leamo dé Plerttj l'&mfîte, quitta la ville «d'Amiens, sa pa
LIXKB Je CMiMM» II. MF
ttàe, potnr.aeMQQjj^Nr «»pèieriM|Bà JMMem tM vtie des saints l^x «cahe an pin hast degré sa pieuse Hrv Tear : il fcvtent en Ëar^e, et se rend en itafie ; ii H ex* horte ie pape Utèain II à se mettre è<}a tête des satiims européennes povr coneourkà ladélivrance du saint sépulcre, pour arracher les saints Jieux aux nasu^anans. n persuade le pontife, et reeait des lettres fiiiir tons les princes chrétiens, avec la mhskm de les exdter à oette noble entreprise. Pierre pareonrt l'Oeddent; Il éclmiiffe imagination des rois , des grands et des peuples; il leur parle du salut, il leur |Nwmet le ciel 4s'ils BMirehent en Pakatine^ etdenx ans plus lavd, en itet S, un omcile cewreq^ -par Urbain s'assend^le à Qermont en Awvergne. On nombre conciie prodigieux de princes, de seignears , de nobkes de taules moS^Â classes, s*y rendent , et trois oent dix é^éones y assistent mS!rl'
-1 «^ croisade
SOUS la présidence du pape. Après avoir réglé les alikiyes ^^^lae de l'Église^ Urbain lut on tableau pafthétîquede la déso- *^" ' lation^bes ^saints MeÊSL ; il s'attendrit sur lea^meux qwi souffrait les ebiéticns de la Palcsline, dt^i'atssemMée^ récoule écMe en larmes, et en sanglots : iepostHe rdirace alors l'andaoe et t'insolcnne ées ennemis do Câirist; il s'indig»e de tant d1mtrages,tet -d'un ton inspiré il sti^i^ : « £op6k!Z-v(»is aoQS les enseignes; de Bieo^* ^mmz y Pépée « à ia maîn , comme "«raia eBflnsts d'Israël^ idsois la tei-re « de promissâoki; diarges bafdinent, et, fious^ovfvaiiiini t chemin à travers les bfatallIûBS des^fidties ^et >leB «nonh «œauiL de lenra •coq)Sy':nedbuftcepolDt49Q6la^oiX'iie « demeiure vieiorieuse dn «rsissant ; arendez-^nis maHeeà « de ces belles pnaviaoes. ^a^làM oàt ilbaipées fHEathrpeiHeM « i'eriMr et. i'jn^iélé.: ùÉàm,)m nùimot^f qat lear ^jrp e&e feeàuine j^>âeipabBe»(iKp^aa'fiens^ él,.da)e«ri «dépQ«iU«%/ëloiMdeini«itfq(m;tDe^te de
16$ DjnnciBMS éh>qu£.
« la raBgion et de la natto» française.^ A ces inroles, l'en- Iralnement est générai ; on frémit d'iodigaation et d*impatienee, on veut s'armer, on veut partir : « Marchons, â*éGrient tous les assistants ; Dieu le veut. Dieu le veut !» tt Allez donc, reprend le pontife, allez, braves chevaliers « de Jésus-Christ ; vengez sa querelle ; et puisque tous en- « semble vous vous êtes écriés , Dieu le veut 1 que ce mot « soit le cri de votre sainte entreprise. »
Le signe distinctif commun à tous ces guen^iers fut une croix d'étoffe rouge qu'on portait sur l'épaule droite, et c'est de là qu'est venu le nom de croisade. Les princes et Ws seigneurs reçurent de semblaliies croix des mains da pape; le peuple se présenta en foiiie, les cardinaux et les évéques en distribuèrent à tous et en prirent euxmêmes : prendre la croix , c'était se vouer a foire le pleax voyage.
Première ^^ crolsés se Séparent pour se disposer au départ, et ^^^]^' pour leommuniquer à tous leur pieuse ardeur. Le rendezvous général e^ fixé au printemps de l'année suivante. L'enthousiasme gagne les dermères classes : chacun veut mériter le salut en se dérobant à un sort misérable, pour essayer une vie aventureuise en des citfitrées inconnues. Uu nombre immense de serfs, dé cultivateurs, de vagabonds, de femmes et d'enfants, se rassemblent, et leur impatience fréoétiqaene veut plus d'obstacles et de retard; ils partent en deux bandes, conduits, lès uns, par Pierre l'Ërmlte» les autres, par un chevalier nommé Gauthier sans A«oir. Lear zèle furieux se signale en chemin par le massacre des Juifis; ils dévastent, pour subsister, les pays qu'ilis traversent, souièveot eonitrie eux les popfulations indignées y et périssent presqpie tous de faim , de fatigue et de misèce^ avmit d'arriver en terre sainte. Mois la fl^Q^
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de la chevalerie enropéenne a pris les armes avec la croix, les seigneurs ont engagé leurs biens pour subvenir aux dépenses de Tentreprise ; ils se partagent en trois formidables armées : la première est commandée par Robert Courte-Heuse^filsde Guillaume le Conquérant; laseconde, par Godefroy de Bouillon, le héros de son siècle; la troisième enfin marche sous la bannière du comte Raymond de Saint-Gilles. Godefroy est proclamé générai en chef; dix mille chevaliers le suivent avec soixante et dix mille iiommes de pied, Français, Lorrains et Allemands : le rendez-vous général est à Constantinople, où règne Alexis Comnène. Cet empereur les reçoit avec ombrage, et se hâte de leur donner des vaisseaux pour traverser le Bosphore, après avoir habilement obtenu d'eux le serment d'hommage pour leurs futures conquêtes. Les croisés s'emparent d'abord de Nicée, puis d'Antioche, par de sanglants triomphes, et font enfin la conquête de Jérusalem. En {;jî|<*fj 1099, un royaume chrétien est fondé en Palestine, Gode- ïe j"?|ffroy de Bouillon en est reconnu roi, et se contente du ?^' titre de baron du Saint-Sépulcre. La féodalité s'organisa dans VOrient , on créa trois grands fiefs de la couronne de Jérusalem : ce furent les principautés d'Antioche,d'Édesse et le comté de Tripoli ; il y eut un marquis de Jaffa, un prince de Galilée, un baron de Sidon; et le nom de Francs devint en Asie le nom commun aux chrétiens occidentaux. Tels furent les principaux faits de cette première et célèbre croisade. Il ne revint en Europe qu'un dixième de ceux qui l'avaient quittée; la plupart des fantassins avaient perdu la vie.
Philippe r'^ ne s'était point associé à cette expédition : il ne prit part à aucune des grandes entreprises qui signalèrent le temps où il vécut, et son règne n*offre aucun T. 1. 8
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£sdt ^gne ée mémoire. En 1072 , la'vetrve de son tuteur Baudouin, comte de Flandre, ayant été dépouillée par son frère Robert le Frison , eut reooors a Philippe ; le roi Défaite iinna pour elle, marcha contre Bobert, et essuya devant lipp^'i^à Cassel une défaite honteuse. Il soutint aussi une guerre de iMi! douze ans contre Guillaume le Conquérant : cette guerre ne ftat marquée par aucun événement mémorable. Guillaume débauchait les conseillers et les partisans de Philippe, en leur offrant Tappât de grands domaines eu Angleterre; Philippe, de son côté, promettait protection à tous les mécontents normands, et prit le parti -de Robert, fils aîné de Guillaume, révdlté contre son père. Après une trêve, €t pendant une maladie du duc, le roi se moqua de son extrême embonpoint, en demandant à quelle époque il comptait accoucher : Guillaume l'apprend , et, furieux, il Jure de lui porter les cierges des relevailles : il rassemble une armée formidable, et se dispose à incendier les ÉtatsI dePhirippe, lorsqu'iltomfce malade à' Rouen, où il meurt Monde en 1087« A peine mmt, les seigneurs qui rentouraieot meîe' partent en hAte pour leurs châteaux ; ses domestiques piljjjyt; lent ses effets, enlèvent jusqu'au lîtftméraire, et laissent! nu sur le carreau le corps <lu conquérant. Un pauvre chevalier le trmive en cet état : ému de pitié, fl le couvre à ses| frais de quelques habits de deuil , et se dispose à Fenseve-j lir. Il prononçait Toraison funèbre, eft déjÀ le corps étafti dans la fosse, lorsqu*un Normand nommé Asseiin s'avance et dit : « Cette terre m^ippartient , cet homme dont voasl « prononcez Féloge me Ta dérobée. Ici même était ma m^'\ «son paternelle, cet homme s'en est emparé contre toute « Justice, et sans en payer le prix. Au nom de Dieu, je vooi * défends de couvrir le corps du ravisseur avec une terre i « qui «st à moi. » Exemple mémorable de la vanité d'une
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existence pleine de grandeurs et d'iniquités ; signe éciatant et précurseur de ia justice dont était menacé, à l'entrée de l'autre YÎe, celui qui avait assis sa puissance sur les rapines , sur l'extermination et sur le deuil des peuples. Ce Guillaume, conquérant d'un grand royaume et ravisseur d'immenses domaines en pays étranger, n'obtint que par pitié une tombe sur son soi natal : il fallut que ceux qui assistaient à ses funérailles en déposassent le prix sur soQ cercueil. Aucun de ses trois fils ne lui rendit les derniers devoirs, mais ils se firent une guerre.acbarnée pour son héritage. Guillaume le Boux lui succéda en Angle-> terre, et fmtt par s'emparer de la Normandie, pendant que Robert combattait en Palestine.
La mort du redoutable Guillaume fut un grand sujet de joie pour Philippe, et lui permit de continuer sa carrière indolente et scandaleuse. Il avait épousé Berthe, fille du comte Florent de Hollande ; il se lasse d*elle et renferme, puis il enlève Bertrade , femme de Foulque le Réchin , comte d'Anjou, et l'épouse. Le pape Urbain ordonne la dissolution de ce mariage, et, sur le refus de ^uSâ- Piiilippe, un concile, rassemblé à Autun en 1094, le nl^i, frappe d'exconraïunication. Philippe se soumet à ne plus ****' porter les marques extérieures de la royauté, il estaffîigé de douloureuses infirmités, dans lesquelles il reconnaît le châtiment de Dieu ; et dès lors , en 1 1 00 , il associe son fils Louis à la couronne^ et ne règne plus que de nom. Une frnyeur horrible de l'enfer s'empare de lui ; il renonce par humilité à être enterré dans le sépulcre des rois, à Saint* Bénis, et meurt en 1108, sous l'habit de moine bénédictin.
Escom-
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