‹ Histoire de France (volume 4)Chapitre 42 sur 103 · LOCIS X · texte numérisé non relu

LOCIS X

Philippe IV laissa deux frères , trois fils et une fille. Avénc- I^uis X y l'aîné, surnommé le Hutin à cause de ses goûts L^ufs^x! pour le désordre, avait vingt-cinq ans à la mort de son père, et portait déjà depuis quinze années la couronne de . Navarre, dont il avait hérité de sa mère, ainsi que de la Champagne et de la Brie. Ses deux frères, Philippe et Chartes, étaient adonnés comme lui à des habitudes vicieuses; et sa sœur TsabeliCy mariée à Edouard II, ne se signala que par le crime et l'infamie.

Philippe le Bel avait confié, par politique, les gi*andes charges de l'État à des hommes obscurs qui devaient tout à la faveur : sa famille blâmait ce système, et l'an des premiers actes du règne de Louis X fut d'arrêter et de traduire en Jugement le chancelier Pierre Latelli , qui fut absous, et Eoguerrand dé Marigny, premier ministre du feu roi. Charles de Valois, oncle du monarque, sollicita, pour venger une injure pei-sonnelle, l'arrêt de mort de Marigny : procén et ce ministre, rendu responsable des actes tyranniques de son d'Êacliermaître, et accusé de sorcellerie, fut condamné, et pendu Marigny. au gibet de Monfaucon. Marguerite de Bourgogne, femme du roi, était renfermée au Château-Gaillard d'Andely pour cause d'adultère : Louis la fit étrangler, afin d'épouser Clémenee de Hongrie. Il vivait toujours entouré de jeunes nobles prodlgnes, dont il fldsalt les compagnons deses plai-

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aùn; gtia. agMwge profitai team memimtmte 1m pour Atokir d'être remiM en pMMiakm^'aiieieDi pcivitéges* Il Affaiblis. afiOiibiit aiBsi le» rasort» de la moiMirchie, tendue avee tant pouv^'oir ^^ Yigaeur {Mur son père : le oombat judiciaire fut rétabli » ^^y^' des confédérations nobles se fiNcioèrcat dans la plupart des provinces, et chacune obtint une charte ; les seigneurs du nord recouvrèrent les droits régaliens. Cependant le roi, pressé par le besoin d'argent , rendit aussi des ordonnances favorables aux libertés nationales, offrant ans paysans de la eauronne et aux geoa de maàmnorte de leur vendre la liberté ; mais il ne donna aucune sauvegarde des droits cpL'il reconnaissait; et telle» étaient la misère d«i peuple et la défianee qu'in^pioait le lioi, que son ordonnance ne fut aecueiUie que pan un p^it nombre, et rajj^rta pea.d*argeBt au trésor. De grands déamidres dans les finances, et les horreurs d'une disette aeeompagnée â'étonnantsscandales, marquèrent le cours rapide de ce règne f on vit le«lergé lni*mème conduire dans les provinces des processions de pénitents entièrement nus, afin d'obtenir du ciel un temps Mort de &vorable aux réeoltesw Lotns X mourut en 131-6 des suites

LoaisX.

1516. d'une imprudence, laissant enceinte Giémence^de Hongrie^ sa femme. 11 n'avait eu de sou premier mariage ^'une fllle nommée Jeanne, aloisigée dô six ans.

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