AVIS ESSENTIEL
JepDbtie,ayec la haitième édition de mon ouvrage, une Géographie physique, historique et politiqtce de la France, travail où j'ai resierré dans un cadre d'une suffisante étendue tous les faits importants pdatifs à la formation du territoire, et qui est accompagnée de dix» l^it cartes géographiques indiquant la situation territoriale du nyaume aux principales époques de son histoire. J'ai dû adopter à (À égard d'autres divisions que pour le récit des événements poli- IlifDes; mais j'ai conservé pour V Histoire de France les divisions l&blies dans les éditions précédentes. Je continue donc à reconnaître 4ats Dotre histoire quatre époques principales, qui sont : 1® le temps enaié de Tinyasion des Francs sous Clovis à Tavénement de Hugues ûpet; 2" la monarchie féodale depuis l'établissement de la féodalité j«]a'à la réunion du dernier grand fief à la couronne ; 3° la monar^ die absolue; ^** la révolution française. J'ai divisé chacune de ces ^ues en livres, d'après l'enchaînement naturel des faits histori- ^ : le règne de la première race, celui de la seconde, les trois pre^ ifis siècles de la troisième dynastie, pendant lesquels la France gnodit en force de concert avec la royauté, la longue période où elle s'iSaiblit et tombe au pouvoir des étrangers, celle des guerres de rei^oQ, etc., forment autant de livres séparés, dont la division est raftaonrile; j'ai subdivisé ces livres en chapitres, indiqués, tantôt par les di/Térents règnes, et tantôt par les diverses et principales époques de àacon d'eux. La plupart des livres sont suivis de considérations généniessur la politique de l'Europe, et j'y ai joint souvent une indication munaire de l'état de la littérature, des sciences et des arts. Quoique jtine sois surtout occupé, dans celte dernière et huitième édition, «la première époque , je lésai toutes revues avec' le plus grand soin , fl j'ai consulté avec fruit les meilleurs ouvrages qui depuis peu I aimées ont éclairé l'époque contemporaine de la révolution et de Tempire : je suis heureux d'ayoirpu m'aider, à cet égard, des tram\ de MM. Droz, Bignon, Thiers, Lacretelle et Lamartine, (t faire quelques emprunts à leurs plus belles pages.
INTRODUCTION
LA GAUI.E AVAIÎT L'inVASION DES FBANCS SOtS CLOVIS.
De l'état de la Gaule avant la conquête romaine '•
Le vaste territoire compris entre le Rhin, les Alpes, Ançicnfi )s Pyrénées et l'Océan , et qui porte presque tout entier ^^<S|c^u^' tnom de France, était connu primitivement sous celui \ Gaule, et deux races Foccupaient dans les temps les |ds reculés : la race celtique des GalU et celle des Ibères.
!s Galls formaient le fond de la population gauloise; ils bulèrent les Ibères en Espagne : toutefois, ce dernier Voyez, pour l'état de la Gaule avant la conquête romaine, et pour Mtoation des différents peuples qui occupaient son territoire, ma fographie physique et historicité de la France, pages 13 et 14, Hen"2.
2 iNtnoDiJCTieir.
peuple ne disparut pas entièrement du sol de la Gaule, dont il occupa en partie quelques contrées au sud, sous le nom à!Aquflêîm elée Hffuma
Les fJicKéeniy {»e«pte de la Crrèee^ foryièeeiit , iSans la suite , d'importants établissements au sud de la Gaule, el une de leurs colonies fonda la ville de Marseille ou de Massilie.
Une autre nation, celle des Kymrys, plus connus sooî le nom de Cimbres, fi^t ttT«^ioti dans la Gaule, à mi( époque reculée, et se fixa principalement sur les bords df la Seine et de la Loire. Dans les temps postérieurs, et à dej époques différentes, deux peuples ou confédérations d( cette même race kyrarique, les Belges ou Bolgs et ie^ Anr^riqw^jmv^bkvent enoore la^AHie., oooii{)èreiit pluj sieurs parties de son territoire .et s'y fixèrent. Tous cei peuples sont indistinctement désignés dans Thistoire sous le nom de Gaulois. Ils se divisaient en une multitude d^ petites tribus ou peuplades , presque toujours en guerre le unes contre les autres. Rarement les Gaulois déposaient le armes; les femmes assistaient aux conseils, combattaien à côté de leurs époux, et ranimaient leur courage par dei h«rlemems frénétiqfues ; des poètes, ap^ielésbapAes, chan laieol les txfioite des héros.
Reii ion ^^ peoples^e la race kymrique recevraient feurs loii K mris ^ ^^^ ^^*® ^ préti^es flppelës druides , dont la religion Druides'. g|q>ériettpe à cette des Gails> aâi©«etl«ït, dlt-eti, H croyanc fi un ètne sopiérae eftJexIogmedl^ la Viefàture. Lwéruide reoennaissaient néanmoiiAs pliisieifi««utres divinités, don ils suspendaient les images aux branches des chênes, ar bres sacrés pour eux ; et , au pied de ces autels sauvages ils égorgeaient des taureaux et des hommes^ Associées i ces prêtres sous le nom de druidesses, des femmes préle«|
daient jposiéder Je doa de prciphélie, et eherchafent des présages éaas ks convslsiaiis des viotimcs. Ott tronve en divers Ueus de larges j^res erevsées à la sûrfaee , sur lesquelles m eomsooiHiaie&t «es aUreux sacrifices. Les druides eserçaient im fusuveîT rcdoutabk : iis siégeaient auxeduseîJii de guerre ; ils «taienl; jubîtres des droits des hofflfflesetdes cités» et youaient à rexécratieii puMque ^ c&tK gai ne.se somaettaient point à lenrs seatences. Leur culte &t adopté par ose partie de kk pqpdation gaUiqoe.
Il était impassible qa^ ces peuplades nombreases, plus tmignoccupées de la ^oene .que de la culture de leur soi f trou-- 'u^otT vassent chez elles des ressoonoes «itfisantes : plssieucs émigrèrenten masse : d'innombrables multitudes sortirent desGaoiesà différentes époques, et se répandirent dans les contrées voisines, et même dans les pays lointains, comme des troupeaux de bètes farouches : ces hordes barbares pillaient , tuaient, incendiaient tout sur leur passage. Quelques-unes, conduites en Germanie par Sigo^ vèse , formèrent des colonies dans cette contrée ; d'autres, sous Bellovèse, envahirent le nord de lltalie , et fondèrent Milan et un grand nombre de villes.
Environ cinq centsans avant Tère chrétienne j de nouveaux essaims de Gaulois francbirent l'Apennin ., ravagé^ rent J'Etrurie, et firent plusieurs fois trembler Boii»e : une de leurs tribus, sous te conduite .de Srensus , s'empara de cette ville trois <u^nt soixante ans apr^ sa fondation, et fut bientôt forcée d'abandonner isa conquête. Les Gau* lois enfin se répaadirent en Grèce, passèrent le Bosphore, et s établirent, sous le nom de Galates, dans l'Asie Mi-
»fi««- Fonda.
La Gaule fut .plongée ainsi pendant plusieurs siècles ^^'^^eme dans un état barbare, et y demeura jusqufau teso^ps où uaHiûe.
Colonie
4 IHTRODtJCTION.
elle subit le joug de Rome. Un siècle et àeaâ environ avant notre ère, les habitants de Massiiie appelèrent les Romains à leur aide contre les Ligures. Les légions romaine^ franchirent les Alpes et vainquirent les Ligures ainsi que les Allobroges leurs alliés : elles conquirent tout le littoral de la Méditerranée Jusqu'au Mône, moins le territoire îïïnSoï" de Massiiie y et réduisirent la contrée en province ro^ ■■***• maine. Cette conquête fut étendue plus tard vers les PyJ rénées : une colonie militaire fonda la ville de Narbonnej et la province reçut le nom de Narbonnaise. Ce nom fut remplacé dans la suite par celui de Septimanie , pour Ici territoire entre le Rhône et les Pyrénées.
La Gaule depuis sa conquête par Jules César jusqu'à rioTasion des barbares. ~
50 ANS ATAKT J. C. — 406. „
rcopics ^^ moment de la conquête romaine, les anciennes
oauih dénominations de Galls et de Kymrys s'effaçaient, et id
''*jnî'' Gaule était divisée en trois peuples, qui, outre le nonj
roïïïïSc* de Gaulois qui leur était commun à tous, portaient les
noms particuliers de Belges, de Celtes, et d'Aquitains
Les Belges, dont Tinvasion avait suivi celle des Kymrys
habitaient au nord de la Marne , et les Aquitains au suc
de la Garonne. Les Celtes s'étendaient dans l'espace com
pris entre ces deux rivières. Il y eut alors plusleur^
Gaules, chacune de ces trois nations donnant ce nom a^
territoire qu'elle occupait. Elles se partageaient elles-même^
en une multitude de petits États indépendants , où domî^
inrmoBVCTioir. 5
naît une aristqeratie eompoÊée des {wétns, des andens oo séoatears, et des cheCi militaires. Les Romains pn^tèreot habilement de lenrs sanglantes divisions , et en dix an- omquéu oées Jnles César, à la tète de quelques liions nmiaines, caJl fit la conquête de la Gaule, après une guerre d*extermi« %Mr. nation. Ttinqueor, il changea de conduite à l'égard des vaîoci» : il leur rendit son Joug léger, et le tribut qu'il leor imposa fut acquitté sous le nom de solde militaire. Comptai^t sur leur appui pour Texécution de ses prcjels ambitieux, il engagea dans ses légions leurs meilleurs guerriers, triompha de Rome elle-même avec leur se- Goars, et leur donna pour récompense des richesses et des honneurs : le sénat romain fut ouvert aux Gaulois.
Auguste et ses successeurs formèrent dans la Cranle ^^ ^^ plusieurs colonies militaires» et Lyon devint le siège de îoSTfn radministration romaine. Par degrés, et après pinsieon ^ révoltes, les vaincus adoptèrent la langne, la civilisation et même la religion des Romains : le druidisme rérista , les empereurs tentèrent de l'exterminer ; et Ttle de la Bretagne, aujourd'hui l'Angleterre, fut son dernier reftige. Les Gaulois s'adonnèrent à Tagriculture , au commerce, aox artset à l'éloquence. Plusieurs de leurs cités, entre autres Arles , Lyon, Marseille , Ntmes, devinrent florissantés. On trouve encore dans ces villes, ainsi que sur plusieurs pomts du territoire gaulois , de magnifiques dé« bris d'aqueducs, de théAtres, et d'autres monuments de Tarchitecture romaine.
Les quatre grandes divisions de la Gaule subsistèrent d'abord sous les Romains : l^ la Belgique , au nord et à l'est, entre le Rhin, la Seine et les Alpes ; S"" la Celtique ou lyonnaise^ au centre et à l'ouest, entre l'Océan, la Seine, la Loire et la Saône ; 3"* V Aquitaine, au sud et à l'ouest,
entre rOcém^ la L(rire^)e»H»vls.P7véaé8S'etl«t^3fliii des GéYCDMs; 4? la Nmiiwmmm, an sxci «ta Kest, entre les Céveanei», les Alp«a et la Méditemméa* Ces goatce grs»flea parti» de la GanJe finreiil, au qaaftpièffie sîiMûy sous yesipcrcur firatien, snMhilsées «a dix-sept provinces, gouvernées ebaeonafftr naoJQâeierdercfnfnare. Gha^e province sc^ pactageait en «t eertaia noiibi^ de districts q«i (Passaient à vn sénat» éaot tea mifldsres -étaîeot cfaeilsis parmi les prineipaies fsi&iijies^ enfln tes viHes gauksfises , qui récurait de&HoiiMfB» ce qui côa^Moe la cité, savoir, l'administrailic» intédevre et ^e^ani»- \Soxk dviie, étaient; régies par des asaemiiiées mimidpahes nommées mrèes, ovr les propriétatres dm solv furent seuls appdés '.
Les Ganlioi'» saus' ks Bornams demeurèrent partagés en iMBunès libres et en. serCs on esclaves : les> possesseurs des terres e€ 1^ hommes qiii exerçaient «n art ou im méHer étaôent Hbres; l'immense nmjorité de lai nation^ attaehéeà la^caltafredu sot, vivait dans une scwle d^esciaragie. > Le i-égime numieipal et les dé veloppemeiitS' donnera l*agriettltaDe produisirent d-aboirdd'faeocenx froîta, etfes Gaute. Chaules lu'o^érèi'enl: ifuefque temps soue; la domlnaliiea roumaine. Mais l'empiré approchait de sa d^adenee; aacane fol ne déterminait les forme» de Tavénemcnt au trèae iftipérial; les armées^ dispersées dans les proviiiees^ s'arrogeaient sou.vest chacune le droit d'élire le souverain , et la victoire décidait entre elles. Les €rauleis prârent parla dans ees queroEtes sangiantea : c'est ainsi qu'à la mort de Néron ,, exeiïés par Ykidex,. Os snuÉîHent Galba] puis VlleMms : aprè& la mort de cedsniery ils sen^èrent
* Ponr les' divfsîons de laGanlesoas lesKomainfi; voyez ma (f^O' graphie hiitorifui', pa^: 15M 8 ^ eaute a" î*
Aévoltes
ufxiuumcxxoa. 7
àeoaqpiérk* Irar indfijtfndapqe. Ovili^, scecodé par Im prophéties d« la eélèbre druklesae Y^Ueda^ rallia soua ses drapeaux iea BaiaYCs^sea eoropalriotes, et les Belges. Les druides soctireiit de leurs forêts, et aanoacèrent que Vempire gaulois aliail succéder à l'empire rooiaia : Tinsarreetiou s'étendit ; mais, redoutable dans la Batavie | elle fat proiuptement étouffée sur le sol de la Gaule par les Gaulois eux-mêmes^
Pendant les trois premiers siècles de Tère cbréUenne» ce vaste pays servît de champ de bataille aux généraux ^m Raqui se disputaient L'empire. Écrasées d'impôts par cbacun '*"^^' d'eux, épuisées d'hommes et d'argent^ les cités gauloises tombèrenl enilo dans l'état le plus misérable; les terres demeurèrent stériles , faute de bras pour les cultiver; le commerce périt ;,et telle fut la désolation de ces contrées, qu'un grand nombre d'hommes libres se firent 8ei'& ou esclaves^ pour se soustraire à l'obligation de contribuer aux charges publiques. La misère toujours croissante de la population poussa les serfs à la révolte vers la fin du troisième siècle : ils prirent les armes sous le nom dé Bagaudes; ils incendièrent plusieurs villes et dévastèrent ]es campagnes. Maximien lesr écrasa ; mais la victoire ne rendit point la prospérité à la nation gauloise : l'empire en décadence accablait de sa détresse tons les peiiples qu*il avait soumis.
Une grande révolution sociale approchait : le christia- Progr«f nisme, que les empereurs voulurent étouffera son bcr- chiistiBceau, avait grandi sous leurs persécutions; les autels des &UX dieux s'étaient écroulés devant lui, et nulle part il ne jeta des racines plus profondes et ne compta plus d'illustres martyrs que dans la Gaule : ce culte s'appuyait sur la morale la plus pure; la régénération du monde lui
8 INTRODUCTION
était promise. Constantin et ses successenrs l'avaient fait asseoir avec eux sur le trône impérial ; mais la corraptîon da monde romain était telle , que Tordre social ne pouvait s'y établir sur des bases ciirétiennes de manière à donner à l'humanité une impulsion féconde au progrès : il fallait, pour que ce résultat fût produit, que le vieux monde, en s'écroulant, fît place à une société, plus jeune. Bleu suscita des peuples nouveaux, afin d'achever l'œuvre de destruction commencée par les discordes civiles , par le défaut de toute industrie, par Tindolence, ta misère, la lâcheté de la multitude, et la corruption des classes élevées : tout ce qui était condamné à périr fut renversé par les barbares; mais ils s'arrêtèrent devant l'Église chrétienne, qu'ils trouvèrent deI)out et constituée, et qui nu jour devait les dompter eux-mêmes. Lorsque dans les Gaules la magistrature romaine aura disparu , le titre de défenseurs de la cité passera aux évèques, et les diocèses impériaux seront partout remplacés par les diocèses ecclésiastiques.
Invasions des barbares; destruction de Tempiie d'Occident.
^paîei' ^^^ nations qui détruisirent l'empire romain bornaient ^baris. ^3 frontières septentrionales. Elles étaient au nombre de trois : la nation tevlonique ou germanique , la nation gothique et la nation scythique ; elles tiraient toutes leur origine de l'Asie. La première, qui comprenait une multitude de tribus et de peuples confédérés, occupait, trois siècles déjà avant Jésu£-Christ, le vaste espace compiûs entre le
IHTEODUCTIOV. 9
RhiD, le Danube, TOder et la mer da Nord. La oatkm gothiqQe, ehassée de la Scandlnairie, avait été forcée de se retirer devant rinvaskm d'an peuple asiatique conduit par Odin dans les contrées septentrionales de l'Europe à ime époque rapprochée de l'ère chrétienne : elle boôle- ?ersa l'Europe centrale, en conquit une partie, et, dans les demjers temps de l'empire romain d'Occident, elle s'était établie sur la rive gauche dn Dannbe : les Goths se partageaient en deux peuples nommés, d'après les situations qu'Us occupèrent , Ostroçoihs ou Goths orientaux, et Viêigoths ou Goths de l'Oeddent. La nation sey^ thique se composait de nombreuses tribus nomades qui occi]paient de vastes contrées voisines du Pont-Eoxin : les principaux peuples de cette nation étaient les Alainset les Bons.
Parmi ces nations , celle qui soutint , durant des siècles, ^S^ -, tout l'effort de i'em^re romain d'Occident » avant de diwïoa s'établir sur son territoire, était la nation des Teutons, ^feeû surnommés G«nnm«5 , Wehr'fneny mot qui, dans leur »»»« langue, signifie hommes de gverre. Par suite, la dénomi- ^^^ nation générale de Germanie fut appliquée à toutes les figions qu'ils occupaient. Ce peuple néanmoins était déjà partagé, longtemps avant l'ère chrétienne, en deux grandes fractions que séparait la forêt Hercynienne, située au centre de la Germanie. Les Germains qui habitaient au nord de cette forêt s'appelèrent Sicambres ou Saxons , ^otqui semble avoir indiqué un peuple sédentaire; les ^Qs répandues au sud et à Test reçurent les noms de S«éw* ou Nomades \ Les premiers en effet paraissent
' Siizen, an prétérit satz^ être assis, en repos; schweben, ilotter, ^ e& rnooTereent. La dénomination de Suèves apparaît dans Thistoire, dès le temps de César. A la néme époque, les Germains du Nord
s'être i>««feniiéfl , dnnHit tKoii> siècles^ eM% ks limitesrda Rbîn et de TBltie; les se&nA s'agkèvettt sans eesar^. «t firent des efforts perpétnetA pour en^nldr les pay» v«i-
Les Suèves corent longtemps une sapMorité marcinée snr les autres peuples de la raee teutoni^ne oo tadesçue. Ils ser moatrèrent Sttvtoiit redoutublea à leurs TOlaiiis dmis lé* siècle qat pvéeédft Fère chréUenne. Cent ans plte tard, les râles changèrent : les Snèves fuFent relSsolés dan9 leurs anciennes limites ; au lien de combattre l€s Romains, lisse mirent à leur solde *, et la latle s'engagea efàte les armées impériales et les. Germains da Nord. Grandes Lorsqoe lesGoths , dans le second siècle de Fère cfaré- '^rations' tienne^ enrentbottlevensé rSurope, et eonqpiis au sud-est gMgcr- un vaste territoire, une partie des Suèves, cernés et ebas» denStaie ^^ P^^ ^^^7 ^ portèrent vers les sources du hanir Ba- '^*rère**^ nube, entre la forêt fla-cynienne et le Rhin : la conirée 1^^. reçut d'eux le nom de Snévie ou Souaàe ; ils y fimaièrent une cenfédération des débris de plusieurs peuptes<âfi Gonfèdé. raees différentes , et celle-ci ad<^ta ia dénominatioB gé^ "minds^' i^^^^ d'Alletoanique^ ou rassemblement d'homoieB de
étaient appelés Sicanibres, mot qui pourrait être composé du tadesque sachs ou satz, et d'tan ancien radical ceHiqHfr hmmbre (homrae), qot a été le nem de plusieurs peaplades ganlesBes^ teJles qne les Ambrons , et qui s'est conservé dans la langue espagnole. Aux troisième « quatrième et cinquième siècles de Tère chrétienne , tous les Germains du Nord étaient confondus sous la dénomination générale de Saxons, à Texception de ceux qui appartenaient a la conitidération franque. Dans la Gaule, on appliqnaiiencore smivent^alors «m nesacs te vieux, nom de SkoÊimbres,
Pétîgny, Études sur rhisioire, les lois el les insHtutUms de ^époque métoffingienne , tome I, page 46*
* Tf^ et potentia regibos eoram ex aotoritate, raro armis neatxis, sœpios pecnnia jevanttar. "Eadr; m mor. GifrmLf 42.
ISTAOJOUCTIOV. 1 1
toute «spèee {AU-met^ Le territoire de cette coolédéra* UoQ s*^endait entre le Rhiaet la îotél Hereyaieiuie, depuis le MeîA j^usqu'aiULÀipes helvétiques : ses prmeii^iix peuples étaientlea Marçomans , les Vandales et les Jur thonges.
Les peuples de la Germanie septeutriouale, qui liabi- conrédétalent au iu>rd de la fbrét Mercyaienue, les Saxons^ om s^^'j^, Sieambresj, foceat élMraalés aussi par rémigratiou gothique, fuoique leur territoire fût demeuré iutaet. Une partie de ces peiqiies les plus rapprochés des Scandinaves soumis aux filsd'Odki, adoptèrent eux-mêmes le culte odinique; ils se réuoirent en corps sous la dénomination générale de Saxons , et dans cette agrégation entrèrent k& Ailles, habitants d*una contrée nommée Anglie, aa sud de la Chersonèse Gmbrique. Telle fut l'origine des AngiûrSaxons, futurs conquérants de la Grande-Bretagne. Ils s'établirent sur les bords de l'Ëlbe, de la Baltique et delamer du Mord» Pirates redoutables, ils promenèrent, dès le troisième siècle, la dévastation sur les côtes de la Ga«le» de la Grande-Bretagne et de TEspagne.
Pressés entre les armées impériales et plusieurs eonlé- confédâdératioas redoutables de nations de leur race, lesGer- ^^^
' Francs.
mains répandus entre le Weser et le Rhin reconnurent aussi la nécessité de s'unir pour la dé&nse commune, et, vers le milieu du troi^ème siècle. Tondit se former, dans les contrées que séparent ces fleuves, une nouvelle confédération sous le nom de Francs (Franken) , mot germanique dont le sens se mpprodie du mot Ferox, et signifie jBer et belliqueux. Ces peuples^ dignes de leur nom» fureot en effet les plus célèbres entre les barbares pour leur bravoure, et c'est d'eux que les Français ont tiré leur nom. Séparés de la mer du Norà par le» Frisons qui
12 iHTRODtrcnow,
medntinreDt leur indépendance, ils comprenaient dans ! leur confédération tous les peuples établis entre le Rhin
et le Weser, et de ce nombre étaient les Brucières, les :
TeneièreSj les Chamaves^ les Cattes et les Angriva^ \
tiens. I
Ainsi , au troisième si de de notre ère, des bords de la Baltique aux sources du Rhin et du Danube, trois confédérations redoutables fermaient la Germanie aux armées et aux flottes impériales, les Saxons au nord , lés Francs à Touest , et les Allemands au sud, tandis que les Goths étaient campés sur la rive gauche du Danube. Tous ces peuples, entre lesquels l'empire romain d'Occimièrês ^®^* ^^^* P^^ être'partagé, ne l'attaquèrent point dans invaswns i»orlgine avec Tintention de le détruire : poussés par des ^"înJ^* causes violentes et irrésistibles à franchir ses frontières , i/occu^ ils s'empressèrent tous de faire légitimer leurs conquêtes troisième par des concessions impériales, par des traités qui les incorporaient à l'empire, dont la puissante organisation et la civilisation supérieure les remplissaient d'étonnement et concçs. d'admiration. Leurs rois briguaient avec ardeur les titres
slons !m- ^^
périaies. romains de patrices\ de consuls ^ de chefs des milices^ dignités dont plusieurs furent revêtus par les empereurs comme alliés de l'empire, et leur suprême ambition était de s'unir par des mariages à la famille impériale. Ainsi furent fondées, sur toutes les frontières, de nom- Colonies breuscs colonies militaires, dont les co/on^ étaient des bar- ^tct/^' bares engagés sous le nom de Lètes^ au service du gouverlëtiqucs. j^gjQQQ|. impérial , qui les attachait à la défense par la concession de terres, nommées terres létiques. « Les empereurs, dit Procope, ne pouvaient pas empêcher lesbar-
* Dignité créée par Constantin. * • .
IHYftODIICTIOH. 13
bares d'entrer dans les pro|ljiee8 ; mais les barbares , de iear côté, ne croyaient pdnt posséder en sûreté les terres <pi*iis occupaient, tant qne ie fait de lenr possession n'a-» vait pas été changé en droit par l'autorité impériale <• »
Les Francs forent au nombre des bariiares qoi reearent ainsi de grandes concessions de territoire dans les Gaules^ longtemps avant i*époqne assignée par une foule d'historiens à ienr première invasion.
Repousses des bords du Weser par les Saxons, deux des principaux peuples de la confédération firanque, les pre- Angrivariens d'abord, et plus tard, 1^ Caties^ émigré- côtoDi?» rent au troisième siècle, et se rapprochèrent des bords de Fnnc!i^ l'Yssel , d'où ils tentèrent de pénétrer au delà du Rhin ^^^^. dans la Batavie. Les Romains dcHinèrent à ces Francs ie ''^^' nom d^ Saliques ovi Saliens, selon toute apparence du pranc» nom de VYssel (Ysaia), sur les bords duquel ils avaient été fort longtemps campés *. Ces peuples, à la faveur des guerres civiles et des révoltes qui agitèrent le nord de la
' Proeope, Bell. Gotb., lib. III, c. 83.
^ Les saTanU ont doDoé dilTérentes étymologies au mot Balien. J'ai adopté celle qai m'a para la plus probable. M. Gaérard a démontré, dit M. de Péligny, que la terre salique n'était autre chose que le ciiamp attaché au manoir, à la maison, dont le nom est sal dans tons les dialectes todesques, et qui, ne pouvant en Mre séparé, ne devait pas entrer dans le partage des tilles. Cependant M. de Pétigny ne croit pas, et je partage son opinion, qu'on puisse en conclure que les Francs Salîens aient tiré leur nom de cet usage qui leur était commun avec d'autres peuples de la Germanie. « N'oublions pas, dit-il, que ce nom de Saliens leur avait été donné par les Romains; or, les Romanis étaient fort ignorants des coutumes germaniques : ils n'auraient pas été chercher la désignation d'une colome de Germains expatriés dans an usage qui ne leur était pas même spécial. N'est-il pas pins naturel dé penser qu'on désigna les Francs de la Belgique du nom de la contrée d'oii ils étaient parlis ponr s^éta-
salien».
Qaule, à laioctetMisièiMsilde, s^taMretttdana la Bar tayie. Vewa^rwM MaxioyMi^aiprès'JVfoir essayé de les expalaer de yettpke^ «miprit ^jà% snralt plus aTantagenx de les assoeicir àsa d^lrase , et, vera L'aoBée 2^7, U pemtt aix Francs SaiieAs4t se fixer comoae co/oiif militaires entre l&Mesetteet FEsea»! (SeaMis) , depnis Trè^«s [AU' ffusta Trmerarwm)jnsqa*kToiiTnay (Tumaeum). r^?a!rês. QucIques années pins tavd, d'autres peuples francs, les Brwtèrs&tthsChamaveSy franchirent le Rhin pour soutenir tespréte»t{eas au trône impérial de rnsorpateor Ca* rauaku; Constanee-Chioire, père du grand Constantin, les oenabattit, les yainqtiity et finit par Lear permettre de fonder unâceFonie militaire entre le Rhin et la Meuse* Ces Francs fiireot nommés Ripewares on Mipuaires du mot laèin Rîpm,. parée qu'ils s'établirent le long des ifves do Umb, Fuft des deux gsands ikin^es qui servent de baf dère à Femphre romain centre les barbares ^ Les Fmnes Sa' liens et les Frimes Ripuaires occupaient encore à peu près les mêmes positions respectives au cinquième siècle. A cette époque , l'empire d'Occident fléchissait de toutes parts sous la faiWe main d'Honorius, fils du grand Théodose; une multitude de causes avaient bâté sa dissolution : l'anarchie était au comble dans TËtat; les barbares, mal pa^ posr le déiiNidre , s'avancèrent penr le piller ; en vain R^me sliumîlîa jusqw'à devenir leur tributaire, et
blir sur la teiritoica romaio ? Cette contrée était la rive droite de rifsse], qu'ils liabitèrenl pendant près d'un siècle avant d'entre dan& laBatavie. Le nom latin de l'Yssel était Iscda.y^-^Études surPépoque mérovingiemne, — Éclaircissements,
^ aipuarios & ripa Rlieni sic Yocatos et primum a Romanis ad delenaianeBi Umitifr adversus Germanos constitutos fuisse onllusdu^ bitat (preef. Eccardi ad iegem Aip.)
vMilttt agréter paréespgteMte cet 1nMiiiii tmnwttm , contie fiâ elle n» pomalt ptas rim par an armai m par la majesté île soo nom r l'œinre et dcalraelloo commenta, ct.y mùffé qoelqaes ja«aiéa» heatavaaa ^«r ks amaraiDahiea, le Aat ewahlMaiir se a'arpèta qv'apr» aymr eHgfcmtl Rone eUe^méme et rempire.
les Skws â l€i Vandaka firent kruptioii àam la ibv*^ fiante es 406 , elr depii^ ter» jusqu'en 47e , époque où an ^«; Nî bacbaro déposa le dernier empereur, ritalie et la Gaule ^'l^V"^' ae forefie qa'an Taste théâtre de carsoge et de èésolalisfa, eà Tiogt poiples se préelpUèreat les un» sur les aaliasy et s'eatre-dîoquèarant avec lÉrîe,
lesYaadales, chassés d^ Grauies, fondent svr Espagne, péaètrcnC en Afrique, et s'emparent da nord de cette eoatréesotts 6enserie. Les ¥isigotfas les iaiiteiit : ils oi)â»ent au terrible Alarie, marebent sur René, la pitaaert et la saccagent,- puis, en yertu d'un CMdté qa% fcfitairecFenifeieur Honorîns, enferaoédans BaTemie, asfaitlent l'Italie et s'étoJbliaseiit dans la Gaule, à TaceideUda Bfaéiie, après avoir juré de déiendre Térapife <I«'ilaoat dévasté.
la fianide>-Bretiist!e s'affranchît alors du joug des Bo- [%^^ naiaa; [es provinces anaeviqnea sfiosovgèrent égaleaeat ^ mT* ^ Tooest de kk Gaule. Vers le même temps, les Borgevdes oaBourgDîgonas, peuple d^ojigine vandale , foanckifent le fihin, et fondèrent, en 413, sur le territoire de la Gaule, nu. premier royaume bourguignon- entre Mayenee ^Stfashaurg S Les chroinqucufs du huitième siècle,
^ Questions bourguignonnes, par Roget de BeUegeet — Getoo- ^nge^i^e riLcadémied» inflcriptioiis et belleft-ieitiet vient da cou- * ^Q^tpi^itoitedes aperçR»ai«r profonéftqo'iogéBiewi sur l'«iigiBe ^ l'existence des Baargvigims dans ifr OïDMMie ^deoalt «née.
16 nmomîCTioir.
copiés par tous les éerivaiiis postérieurs, ont assigné cette époque (418) à une nouvelle invasion des Francs Sa» Hem, sous on dief qu'ils ont nommé Pharamond, et dont l'existenee est fort incertaine. Les écrivains contemporains n'en ont point parlé , et nous avons vu les Francs établis au nord de la Gaule dès le troisième siècle '.
Valentinien III avait succédé à Honwius en 425 , et régnait dans rinsouclanee et dans la mollesse, à Ravenne, où le siège de l'empire avait été transféré. Âëtius, élevé comme otage près d'Alaric, commandait les armées romaines. Cet habile général , le dernier qu'ait possédé JguîSS. Rome , avait combattu avec succès et soumis divers peuples barbares établis dans la Gaule , les Francs » les Yisigoths, les Bourguignons, lorsque d'autres barbares fon- . dirent sur cette contrée. Les Huns, peuple scythe, le plus cruel et le plus sauvage de tous, ont quitté les bords du Pont-Euxin, et suivent Attila. Leur multitude est ionombrable ; conduits par l'instinct de la destruction, ils disent eux-mêmes qu'ils vont là où la colère de Dieu les appelle. Ils entrent dans la Gaule, incendient et dévastent tout devant eux Jusqu'à Orléans; ils menacent Paris, et les Parisiens attribuent le salut de leur ville aux prières de sainte Geneviève. Cependant la réunion des Romains et des Vid'Auiu slgoths sous Aëtius et sous Théodoric % oblige les Huns à A^, rétrograder : Attila recule jusqu'en Champagne ; et là, près
' Voyez, touchant Texistence vraie ou supposée de Pharamond et l'authenticité du passage de la Chronique de Prosper, seul monument du cinquième siècle oit Pharamond soit mentionné, la savante et jo* dicieuse dissertation de M. de Pétigny, dans l'ouvrage déjà cité, tomel, pag. 362-376.
' Il ne faut pas confondre ce Théodoric^ roi des Visigoths et successeur de Vallia, avec le grand Théodoric, roi des Ostrogot!» , qui, quelques années plus tard, devait conquérir Tltalie.
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iHTSODmntOH. t7
de ChâloQS-sar^Manie , dans tes ptaines CatftIaimiqiM , se livre, en Tannée 461 , une affreose bataille^ gagnée par Aëtios, et snîvle dn pins éponTantable eamage : on dit qu'il y périt trois cent mille hmnmes. Mérorée, dicf des Francs , s*nnit dans cette sanglante Joornée anx Runains et anx Yisigoths, et oontribne beanconp à leur Tictoire par ses exploits.
AtdJa, Taincu, rassemble des forées novrellesi et pàièhre en Italie josqn'aax portes de Rome: là» le pape saint Léon intercède pour les Ronu^ns , et traite , an nom de Femper^ir, en menaçant le roi barbare de la TCDgeanee du ciel , s'il passe outre. Attila s'arrête, soit cpie le traité proposé par Léon ait satisfait sa cupidité, sdt que la crainte d'un Bien qu'il ne connaissait pas ait agi sur son âme. Il 8'él<rigna , et bientôt après il mourut. - Aétios pondait seul défmidre l'empire par son génie et par i'antorité de son nom et de ses victoires : il ftat victime Mort d'une intrigue de conr. Valratinien , envieux de sa gloire, ^^^"^' le poignarda de sa main, et lai-méme, plus tard, périt assassiné.
La Gaule dtemeura le théâtre de luttes sanglantes entre les dUSëients peuples qui se la partageaieut , et pour elle, cbaqae moment de repos était suivi d'une nouvelle et effroyable crise. Majorien, proclamé empereur en 457 , avait choisi, pour son lieutenant dans la Gaule et pour maître des milices, Syagrius iSgidius, qui appartenait à puissancr une des grandes familles de la contrée, et que distinguaient ^^^^^^ les qualités les plus éminentes. La haute dignité de mettre ^3"^^des milices était touJouÉ^ l'objet de l'ardente ambition des chefe barbares établis dans l'empire à titre de colons, de lèies on de fédérés , et ceux-ci respectaient le personnage qui en était revêtu, comme le dél^^ié de l'empereur dont
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ils rccaMttiBialeottasafrénialie. Obch iritooexonpi^aii
tempt d!JEgiâltis., €hii»«B iait âfgne dDitlentioa, et ifoi a
M loQgteiDfABial eotti^riset moi «pftédé. Mémyém, rai
des FtaiiGS' Stiicas, élBOt mort en 4^47, aTaîl eu peur sue-
eessenr sott ils Ghiidiérnr, psociamé ret ma^é sa grande
jernuaHe, ei bieulAtra^preSy détrAiiéet expolsé par le même
peuple qui l'avait élevé sur le pavois. Ler Franses «lors ,
soumis- n'ayant ptaa de* prince de Usuraee royale y se sooBilrent
^Franc? volfitttaîre&iieBft au €r«]à>*Bomaîtt iSgidius^ nraHre des
^main mtiiccs, et^ le oeconaiweiit pottT teiur cH^. Ocms la suite,
j.^p^^'jJeepeBda&ty.^dittsayantété déclaré ennemi de l'em-
fiu? roi F^^ f^ ^ nént^ de Home et par un sonvel empereur y Ifes
cbudéric. ^iQi^ pa^elèrentCkildérie, lemirent de nonvean à lesr
tète ^ et esntiibDèrent avac lui an r^veesem^t â'.iEgi-
dlus. Childéri0ftil;pèB&tard revota lui^-mêoie de Ta âignité
d??£ii Ab Bttitre.des miiiees^ et conâèiiltil avee gloire peur Fèm-
défic.;^ pure contre tes barlnfces qui le dédiivaîegsfc.
€!i(t enftpîse suèfltla qiieljqaes années encore, en proie
Dc'piora- * *«iffcwBe»€onvobiai». €a voyait, d'aue part, se sne--
*tion d? céder au trône des princes efféminés, indifférents aux ea-
d^ccff lattités patiliquea; on iM^ait. des eliefis» qni s'éievalent
^^^' rapidement , et toosbaient de même par i'ao^ssinat on par
la révolte^ iu» anuéeieoMpeaéè d'âne §M»à'batsmm de
tottiesles ni^OQS, qui ne reconnaissait point de paMe,
qpne la ciip«i£Ëé seele attachait: à rÉM , et qui le déviorait
k)rsfa'ilt y avait pins à gitgner par le pillage qise par un
serviee mercenaire;: un peaple enfin ignorant et nuso^ïe,
qnf ne savait à qiœUes lois <diéie> épaisé par les eoape^
senrs, piié par les armées et par les bordes' iMurkaras , el
qni, dès longtemps, aurait oesséd'ébre romain s'il a^afit
su à qui se soumettre arvee séeatôté. I^^antre pa»t, on
apercent dies paiptea. nouveana et Bftcntiches, dont i'hn^
mmu tniléiiiutete ett fièiK eoMmlatt «tve te caractère aUteitfî 4e» BamafiofflL €« peuplai, dllfiraiftv de mmvn, de laagae et de cotte, wiiuà «ac^^crigtee, scmMtfeotyélre entendus poœ veafr â» cxtoémités dv monde léMlreeBsemble sm Vmipkû^ cnane sur leur proie, firtre eette soeiélé ^i^Meet ces rmm Mmelles, rtgllMr oKrétieMie s âevait» jraMîA des fema, gagnait à elle «ne nuMliidé d'bamaie&à qui le ineade^M praraètMtftaB que da»9o«fâancea, et fû esibrasisdéiit aTceardenr r«ajtéfaQevd*«Be exiateace plas hairettse dans qb mesde neiiliv. L'Église les Bfsraielllaîi tew^sft sonseiii, aaaw: aroir égsrd mi rang ni àlafertiue^Maisenâemit mx^gvMsks plesinatraits et les olua hMkA. Sade aUmi elle tPÊêe^^M dam rOceldeât le d^pôt dis qnelqaes eomuOsances, et travaillai à îaàve sortir nne cralîsalkm noQveUé ditcfaaes eu l'ËBieee était menacée de tomber.
L'eapke termina sa doakMvenaBageide entre les années Fin de 47â et 480. Ledemîer pcinee élu par Ib sénat de Boneet a]^ par remperenr de Constai^âsopie, ek qpl, à ce double ^''-w. titie, avait âié feégaleaitnt rocoiinn peur empsKor dK)cdâent, lut Népos, prockooéiiegQste à BenM^tt 474. Un officie» d'origmebarlwrev Ocesie» ancien seerétatre* d^ Attila, plaeé.piw Népes. à la tlle des miliees ImpérMee, le chassadotiiéne, lecontia^^de faîr, etmirà sirplace un fils q^'îA avai^ea d&sen mariage a^c une Romaine de rao&iJiastrei Ce fils, nommé Ramulus, M vecoann empereuir pas le sàiat de Rome, mais soir éteetio» ne fiit point emâraiée par la cenr de Ginstanlftieple r H- n'eat qpiei'efnlire da pcw^eir» et reçut par mépris te surnom û^Afêffustuie. Il fut renversé «ne année après son élection par un mtra officier imribare nommé Odeacte^ jadtocbef d'oa eor^ d'fiérafes^ et ^, élevé au ceaaflMndemttit